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Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces Broché – 4 mars 2010


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Descriptions du produit

Biographie de l'auteur

Adoptant une approche pluridisciplinaire, Franz Broswimmer (université de Hawaï) décrit, de la révolution néolithique à la globalisation capitaliste, les racines sociales et historiques de la dégradation environnementale qui entraîne la fin des sociétés humaines. Enfin l'auteur esquisse d'incontournables alternatives. Une première traduction de ce livre est parue sous le titre Ecocide (Parangon, 2003). Cette nouvelle édition est préfacée par Jean-Pierre Berlan, auteur de la Guerre au vivant (Agone, 2001)


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Détails sur le produit

  • Broché: 257 pages
  • Editeur : Agone; Édition : édition revue et augmentée (4 mars 2010)
  • Collection : Eléments
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2748901118
  • ISBN-13: 978-2748901115
  • Dimensions du produit: 18 x 1,4 x 11 cm
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jean-paul Lacharme TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 12 juillet 2010
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L'objet de l'ouvrage de Broswimmer est l'écocide ou assassinat de la vie. Cet assassinat qui se traduit par la disparition définitive d'un grand nombre d'espèces vivantes (appauvrissant ainsi la biodiversité de notre planète) est mené par divers moyens et notamment l'extermination directe (chasse et pêche intensives), la déforestation ou la destruction des sols, l'empoisonnement du milieu, la modification du climat. Les humains ont entrepris leurs méfaits assez tôt : l'extermination de la mégafaune du pléistocène est achevée voilà 14000 à 12000 ans. Par la suite, les grands empires nous donnent de beaux exemples de catastrophes écologiques : Mésopotamie et Sud-Ouest asiatique (3700 à 1600 av. JC, pourtour méditerranéen, Grèce et Rome de -770 à +500), Amérique Centrale (Mayas de 200 à 900) sans oublier le cas d'école de l'île de Pâques (700 à 1700). Le déclin et la disparition de ces civilisations peuvent être imputés sans ambiguïté à la disparition de leur environnement. On retrouve ici sous forme condensée quelques exemples détaillés dans le beau travail de Jared Diamond «Effondrement» (voir mon commentaire sur cet ouvrage).

Le livre de F. Broswimmer possède cependant un avantage indéniable sur celui de J. Diammond par l'analyse qu'il apporte sur la période moderne et contemporaine.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Amjen le 22 juin 2013
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Mais heureusement quelqu'un d'autre s'en est chargé ! Complet, tant dans le temps que dans les faits, il remet en cause nombre d'idées reçues et fournit une foultitude de liens bibliographies pour continuer à mieux nous connaître en tant que Homo sapiens pas si sapiens que ça. Mais si l'on continue sur notre lancée, nous n'aurons plus le choix (mais l'avons jamais eu) et devrons décider si l'on veut rester sapien sapiens ou devenir Homo detritus, dernier représentant de l'espèce humaine sur l'arbre évolutionniste.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Icône AUCLASTE le 1 novembre 2010
L'histoire est un perpétuel recommencement et l'homme n'apprend rien de l'histoire : il s'est toujours débrouillé pour vivre aux dépens de l'univers qui l'entoure (biosphère, ressources, minérales, etc.) sans comprendre que cet univers est un système global régi par les règles du vivant (tout y est interdépendant : lui-même l'est avec tout ce qui est présent sur la planète ... tout nait, se développe, vieillit et meurt : c'est incontournable) et qu'il est "fini" à tous égards (la superficie de la France ne dépassera jamais 550 000 km2, sauf si elle annexe la Wallonnie ... la circonférence de la terre ne dépassera jamais 40 000 km, etc.).

La mauvaise nouvelle est que cette fois, les dégâts causés par l'homme sont systématiques et planétaires.

La bonne nouvelle est qu'est en train de se développer la prise de conscience individuelle et collective de ce processus : pour beaucoup de gens c'est encore seulement une compréhension purement théorique et intellectuelle, dont la portée ne va pas jusqu'à jeter un regard critique sur leur propre mode de vie ... quelques uns seulement sont plus avancés sur le chemin et sont souvent regardés pour des intégristes ... car tout cela nous conduit vers de sérieuses remises en cause collectives.

Bref, un ouvrage saisissant et fascinant !...
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Billy Durant le 6 juin 2013
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Je cherchais un livre relatif à, soyons fou, une chronologie descriptive de "l'extinction en masse des espèces", et en final je récolte un pamphlet de l'ultra-gauche qui nous ressort tous les thèmes habituels critiques de l'affreuse société capitalisto-néolibérale qui tue la planète, et, ce qui est beaucoup plus original, des sociétés pré-capitalistes. Les poncifs habituels y passent : l'homme tueur de la mégafaune est néfaste et faisait dans le gâchis dès la préhistoire, les civilisations de Sumer, grecque, romaine, maya, autres... sont toutes tombées pile-poil pour les mêmes raisons, au hasard guerres, inégalités sociales et aveuglements des élites, manque de respect pour la nature... Beaucoup d'affirmations, hélas moins de démonstrations ou d'arguments, quelques moments cocasses. La préface de Berlan est tellement excessive qu'elle en devient drôle, ou risible - allez, je ne résiste pas : "dans tous les cas, la même cause socio-politique est à l'origine de l'écocide : la cupidité, la goinfrerie et la gabegie ostentatoire des classes dominantes, leur penchant compulsif pour la guerre, leur désir de s'approprier une part croissante du surplus et leur aveuglement aggravent terriblement les problèmes que pose l'expansion démographique [...]". Ça balance du lourd ! Une étoile pour quelques dates, une autre car c'en est drôle, mais je ne suis pas plus avancé sur l'extinction des espèces (ah si, ce sont les libéraux-capitalistes, ou vice-versa)
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