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L'objet de l'ouvrage de Broswimmer est l'écocide ou assassinat de la vie. Cet assassinat qui se traduit par la disparition définitive d'un grand nombre d'espèces vivantes (appauvrissant ainsi la biodiversité de notre planète) est mené par divers moyens et notamment l'extermination directe (chasse et pêche intensives), la déforestation ou la destruction des sols, l'empoisonnement du milieu, la modification du climat. Les humains ont entrepris leurs méfaits assez tôt : l'extermination de la mégafaune du pléistocène est achevée voilà 14000 à 12000 ans. Par la suite, les grands empires nous donnent de beaux exemples de catastrophes écologiques : Mésopotamie et Sud-Ouest asiatique (3700 à 1600 av. JC, pourtour méditerranéen, Grèce et Rome de -770 à +500), Amérique Centrale (Mayas de 200 à 900) sans oublier le cas d'école de l'île de Pâques (700 à 1700). Le déclin et la disparition de ces civilisations peuvent être imputés sans ambiguïté à la disparition de leur environnement. On retrouve ici sous forme condensée quelques exemples détaillés dans le beau travail de Jared Diamond «Effondrement» (voir mon commentaire sur cet ouvrage).

Le livre de F. Broswimmer possède cependant un avantage indéniable sur celui de J. Diammond par l'analyse qu'il apporte sur la période moderne et contemporaine. L'écocide artisanal et régional des périodes passées est porté au niveau global et industriel par la nature même du capitalisme néolibéral (Diamond mettait en cause le système industriel en tant que tel, ignorant son aspect politique et idéologique) : le rouleau compresseur d'un écocide mondial se met en marche. On parle ici de spirale écocidaire.

En quoi le capitalisme joue-t-il un rôle aggravant dans l'affaire ? Il le joue parce qu'il voit la nature comme un capital dont les hommes ont l'obligation de faire usage, parce qu'il se nourrit d'une croissance indéfinie -baptisée progrès- qu'il est prêt à obtenir à n'importe quel prix environnemental, parce qu'il promeut le mariage mortifère du commerce et de la guerre, parce qu'il réduit toute personne à un individu économique possédant (et à une monade égoïste comme aurait dit Michéa), parce que la confiscation du contrôle des moyens d'existence d'une grande partie de la population est l'un des fondements de sa nature. Depuis les origines, il détruit les espaces communs ou publics (la prédation des « enclosures » en Angleterre dès le 14ème siècle est une belle métaphore de ce trait caractéristique du système. Ref. Polanyi). Il joue encore ce rôle aggravant en favorisant l'exercice d'un pouvoir irresponsable lorsque l'entreprise commerciale moderne est dépossédée de son statut collectif dans la théorie néolibérale et traitée comme un quasi-individu « privé » même si le pouvoir et la richesse de celles-ci finissent par dépasser celles des états. Le marché est alors dominé par des multinationales irresponsables et antidémocratiques : comment celles-ci peuvent-elles générer la démocratie et la responsabilité des citoyens là où elles opèrent ?
Le problèmes des forces armées mondiales qualifiées de plus grand pollueur de la planète est également soulevé, idem l'échelle contemporaine des dépenses militaires, forme de démence sociale fortement conditionnée.

L'auteur consacre quelques pages en fin d'ouvrage à la question du « mais alors que peut on faire ? ». C'est sans doute le point faible du livre, son aspect le moins convaincant, mais il est difficile de l'en blâmer tant la solution finale est écrite d'avance. Le réflexe du lecteur terminant le livre sera sans doute de considérer que l'humanité est une peste qui ne mérite pas de survivre et qui, si elle se suicide collectivement en détruisant la planète, ne récoltera finalement que ce qu'elle aura semé. Mais penser ceci ne serait pas très juste : si nous participons tous peu ou prou à l'écocide comme consommateur occidental, certains sont plus coupables que d'autres. Bien plus coupables.
A lire absolument et à faire lire.
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le 22 juin 2013
Mais heureusement quelqu'un d'autre s'en est chargé ! Complet, tant dans le temps que dans les faits, il remet en cause nombre d'idées reçues et fournit une foultitude de liens bibliographies pour continuer à mieux nous connaître en tant que Homo sapiens pas si sapiens que ça. Mais si l'on continue sur notre lancée, nous n'aurons plus le choix (mais l'avons jamais eu) et devrons décider si l'on veut rester sapien sapiens ou devenir Homo detritus, dernier représentant de l'espèce humaine sur l'arbre évolutionniste.
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 novembre 2010
L'histoire est un perpétuel recommencement et l'homme n'apprend rien de l'histoire : il s'est toujours débrouillé pour vivre aux dépens de l'univers qui l'entoure (biosphère, ressources, minérales, etc.) sans comprendre que cet univers est un système global régi par les règles du vivant (tout y est interdépendant : lui-même l'est avec tout ce qui est présent sur la planète ... tout nait, se développe, vieillit et meurt : c'est incontournable) et qu'il est "fini" à tous égards (la superficie de la France ne dépassera jamais 550 000 km2, sauf si elle annexe la Wallonnie ... la circonférence de la terre ne dépassera jamais 40 000 km, etc.).

La mauvaise nouvelle est que cette fois, les dégâts causés par l'homme sont systématiques et planétaires.

La bonne nouvelle est qu'est en train de se développer la prise de conscience individuelle et collective de ce processus : pour beaucoup de gens c'est encore seulement une compréhension purement théorique et intellectuelle, dont la portée ne va pas jusqu'à jeter un regard critique sur leur propre mode de vie ... quelques uns seulement sont plus avancés sur le chemin et sont souvent regardés pour des intégristes ... car tout cela nous conduit vers de sérieuses remises en cause collectives.

Bref, un ouvrage saisissant et fascinant !...
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le 6 juin 2013
Je cherchais un livre relatif à, soyons fou, une chronologie descriptive de "l'extinction en masse des espèces", et en final je récolte un pamphlet de l'ultra-gauche qui nous ressort tous les thèmes habituels critiques de l'affreuse société capitalisto-néolibérale qui tue la planète, et, ce qui est beaucoup plus original, des sociétés pré-capitalistes. Les poncifs habituels y passent : l'homme tueur de la mégafaune est néfaste et faisait dans le gâchis dès la préhistoire, les civilisations de Sumer, grecque, romaine, maya, autres... sont toutes tombées pile-poil pour les mêmes raisons, au hasard guerres, inégalités sociales et aveuglements des élites, manque de respect pour la nature... Beaucoup d'affirmations, hélas moins de démonstrations ou d'arguments, quelques moments cocasses. La préface de Berlan est tellement excessive qu'elle en devient drôle, ou risible - allez, je ne résiste pas : "dans tous les cas, la même cause socio-politique est à l'origine de l'écocide : la cupidité, la goinfrerie et la gabegie ostentatoire des classes dominantes, leur penchant compulsif pour la guerre, leur désir de s'approprier une part croissante du surplus et leur aveuglement aggravent terriblement les problèmes que pose l'expansion démographique [...]". Ça balance du lourd ! Une étoile pour quelques dates, une autre car c'en est drôle, mais je ne suis pas plus avancé sur l'extinction des espèces (ah si, ce sont les libéraux-capitalistes, ou vice-versa)
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