Ce film porte la marque de Carlos Sorín (Bonbon el Perro) et d'un cinéma sud-américain, porté vers ce que les Anglo-saxons nomment le road-movie.
Le thème de l'histoire est basique : un forestier de la province de Misiones, au nord de l'Argentine, apprend que Diego Maradona, footballeur de renom, est hospitalisé en soins intensifs à Buenos Aires. Il entreprend donc un long voyage pour rejoindre son idole, et l'idole de toute une nation.
Sous un prétexte tout simple, Sorín nous fait découvrir une certaine Argentine, faite de gens simples et chaleureux. La route est jalonnée de rencontres qui chacune apporteront leur lot de menues surprises et de drôlerie.
L'auteur nous offre une perspective sur l'Argentine d'aujourd'hui, ceux des classes modestes. Il ne fait état d'aucun misérabilisme geignard. Tous ces gens pauvres et obscurs sont dignes, animés par des croyances toutes aussi respectables. Ce regard social est emprunt d'un fond de tendresse et d'humanité. On pourrait lui reprocher une certaine idéalisation du regard qu'il porte à ses compatriotes les plus humbles. N'empêche, il n'est pas si éloigné de la vérité.