Le laconisme, la profondeur, l'universalité de ce conte très bref, l'extraordinaire qualité de ses dessins, en font un ouvrage primordial. Se demander s'il se destine aux enfants, aux adultes, à l'adulte qui pointe chez l'enfant, à l'enfant qui survit chez l'adulte, n'est pas de mise. C'est simplement un livre essentiel sur un sujet absolu, la mort. La mort douce, la mort suave, la mort amie et cependant cruelle et imparable. Il y a derrière tout cela une conception bouddhiste du monde. L'impermanence est au c½ur de ce conte dont la lecture vite achevée griffera à jamais votre conscience. On tenait déjà Elbruch en haute estime. Ce livre-ci est son chef d'½uvre.