Pierre Onfroy de Bréville est né à Bar-le-Duc en 1861. Ses parents désiraient qu'il soit diplomate et il fit ses études de droit, mais il abandonna la diplomatie pour entrer au Conservatoire de Paris et suivit les cours de César Franck (1822-1890) et de Théodore Dubois (1837-1924). De 1898 à 1902, il fut professeur de contrepoint à la Schola Cantorum puis, de 1914 à 1918, professeur de musique de chambre au Conservatoire de Paris. Il exerça également une très grande activité de critique musical au « Mercure de France », au « Courrier musical » et à « La Revue blanche ». Il est mort en 1949 à Paris. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter quatre Sonates pour piano, cinq Sonates pour violon et piano, une Sonate pour violoncelle et piano, le « Concert à trois » pour violon, violoncelle et piano, un Trio à cordes, un Trio d'anches, deux Suites pour orchestre, « Nuits de décembre » et « Stamboul », « Tête de Kenwark », scène lyrique d'après Leconte de Lisle pour violoncelle et orchestre, un Opéra « Éros, vainqueur » d'après un argument de Jean Lorrain, des musique de Ballet, dont « la Princesse Maleine » et « Les Sept Princesses », « Sainte Rose de Lima » pour choeur de femmes, soliste et orchestre, quatre Choeurs a cappella, dont « Les Cèdres du Liban », deux recueils de « Rondels » d'après Charles d'Orléans, ainsi que des Mélodies.
Joseph Canteloube de Malaret est né en 1879 à Annonay (Ardèche). Après son baccalauréat, il travailla dans une banque à Bordeaux mais, légèrement malade, Joseph Canteloube revint à la maison familiale à Malaret et, sa santé retrouvée, il décida d'entrer à la Schola Cantorum et devint l'élève de Vincent d'Indy (1851-1931) et de Charles Bordes (1863-1909), et l'ami d'Isaac Albéniz (1860-1909), d'Albert Roussel (1869-1937) et de Déodat de Séverac (1872-1921). En 1925, il fonda « La Bourrée », une filiale de « L'Auvergnat de Paris », qui réunissait de jeunes auvergnats désireux de faire connaître le folklore et la beauté de leur région. Parallèlement à sa carrière de compositeur, il recueillit, harmonisa et publia bon nombre de chants traditionnels français, et il lui fallut plus de trente ans pour mener à bien la constitution de son plus célèbre recueil, « Chants d'Auvergne », commencé vers 1900 et publié à partir de 1923, où l'on peut entendre un orchestre qui reflète admirablement les couleurs et paysages auvergnats. Il est mort en 1957 à Grigny (Essonne). Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter, par ordre de composition, la Suite pour piano et violon « Dans la montagne », le « Colloque sentimental » pour chant et quatuor à cordes, « Eglogue d'Automne » pour orchestre, le poème symphonique « Vers la Princesse lointaine », les six Mélodies « La Terre », les « Chants d'Auvergne », l'Opéra « Le Mas », ou bien encore les trois pièces pour orchestre « Lauriers ».