Description
Krinein.com, 12 février 2009
Gordon McGuffin n'existe pas et n'a jamais existé. Pourtant, c'est un incontournable de la vie cinématographique hollywoodienne. Témoin privilégié de l'âge d'or des studios américains jusqu'aux bouleversements des années 70-80, il côtoya les plus grands, parlant d'Alfred Hitchcock, Orson Welles ou Cecil B. DeMille comme des connaissances intimes. Ce personnage imbu de sa personne, persuadé que tous les grands du cinéma ont allégrement volé ses plus brillantes idées ne fait en définitive absolument rien, si ce n'est vivoter entre les mailles de la célébrité.
Pierre Senges, romancier, à travers une quarantaine de courtes anecdotes restitue avec un humour corrosif toute l'atmosphère de Sunset Boulevard avec un style précis et concis. On s'attache très vite à ce fantôme qu'est Gordon McGuffin dont l'ombre plane sur tout le cinéma sans pour autant y contribuer un seul instant. Il parvient en quelques lignes à peine à brosser un portrait convainquant de ce loser dont on ne peut qu'admirer la constance.
Ces anecdotes sont d'autant plus mises en valeur par le dessin sans failles de Nicolas de Crécy, qui, délaissant ses mondes absurdes et fantasques s'est plié à l'exercice de coller au texte et lui confère une aura supplémentaire.
Cette mystification sur le thème du cinéma n'est pas sans rappeler le Forgotten Silver de Peter Jackson, oeuvre peu connue du réalisateur à succès qui fit un documentaire sur Colin McKenzie, génie néo- zélandais méconnu, précurseur dans la technique cinématographique. Or en plus d'être une oeuvre d'une technicité parfaite, il s'agit d'un parfait canular, Colin McKenzie n'ayant jamais existé.
Plus proche du livre illustré que de la bande dessinée, Les Carnets de Gordon n'en restent pas moins une oeuvre d'une grande qualité tant pour ses textes incisifs et maîtrisés que par les dessins toujours surprenants de Nicolas de Crécy, qui a su en une dizaine d'albums devenus très vite des références imposé un style unique, à la fois brouillon et parfaitement construit. Pour ce faire, les auteurs ont travaillé de concert, la gageure étant de réussir à donner une cohérence à l'ensemble sans que chacun perde sa propre identité. Opération réussie car les dessins ne sont pas une simple illustration du texte mais participent véritablement à l'histoire, lui conférant plus de profondeur et de « réalité ».
Un beau livre illustré d'une grande qualité, agréable à découvrir et à parcourir malgré la forme employée plutôt difficile.
Une réussite. --http://www.krinein.com/bd/carnets-gordon-mcguffin-8550.html
Gordon McGuffin n'existe pas et n'a jamais existé. Pourtant, c'est un incontournable de la vie cinématographique hollywoodienne. Témoin privilégié de l'âge d'or des studios américains jusqu'aux bouleversements des années 70-80, il côtoya les plus grands, parlant d'Alfred Hitchcock, Orson Welles ou Cecil B. DeMille comme des connaissances intimes. Ce personnage imbu de sa personne, persuadé que tous les grands du cinéma ont allégrement volé ses plus brillantes idées ne fait en définitive absolument rien, si ce n'est vivoter entre les mailles de la célébrité.
Pierre Senges, romancier, à travers une quarantaine de courtes anecdotes restitue avec un humour corrosif toute l'atmosphère de Sunset Boulevard avec un style précis et concis. On s'attache très vite à ce fantôme qu'est Gordon McGuffin dont l'ombre plane sur tout le cinéma sans pour autant y contribuer un seul instant. Il parvient en quelques lignes à peine à brosser un portrait convainquant de ce loser dont on ne peut qu'admirer la constance.
Ces anecdotes sont d'autant plus mises en valeur par le dessin sans failles de Nicolas de Crécy, qui, délaissant ses mondes absurdes et fantasques s'est plié à l'exercice de coller au texte et lui confère une aura supplémentaire.
Cette mystification sur le thème du cinéma n'est pas sans rappeler le Forgotten Silver de Peter Jackson, oeuvre peu connue du réalisateur à succès qui fit un documentaire sur Colin McKenzie, génie néo- zélandais méconnu, précurseur dans la technique cinématographique. Or en plus d'être une oeuvre d'une technicité parfaite, il s'agit d'un parfait canular, Colin McKenzie n'ayant jamais existé.
Plus proche du livre illustré que de la bande dessinée, Les Carnets de Gordon n'en restent pas moins une oeuvre d'une grande qualité tant pour ses textes incisifs et maîtrisés que par les dessins toujours surprenants de Nicolas de Crécy, qui a su en une dizaine d'albums devenus très vite des références imposé un style unique, à la fois brouillon et parfaitement construit. Pour ce faire, les auteurs ont travaillé de concert, la gageure étant de réussir à donner une cohérence à l'ensemble sans que chacun perde sa propre identité. Opération réussie car les dessins ne sont pas une simple illustration du texte mais participent véritablement à l'histoire, lui conférant plus de profondeur et de « réalité ».
Un beau livre illustré d'une grande qualité, agréable à découvrir et à parcourir malgré la forme employée plutôt difficile.
Une réussite. --http://www.krinein.com/bd/carnets-gordon-mcguffin-8550.html
Présentation de l'éditeur
Nicolas de Crécy (dessinateur virtuose) & Pierre Senges (écrivain de grand talent) se font les biographes de Gordon McGuffin, artiste oublié des écoles de cinéma, et pourtant témoin privilégié de Hollywood, depuis son âge d'or, jusqu'aux grands bouleversements des années 1970 et 1980.
Réalisateur et scénariste méconnu, il aura croisé le chemin des plus grands, Alfred Hitchcock, Orson Welles, Rita Hayworth ou encore Burt Lancaster... (ainsi, sa parfaite connaissance du hongrois lui aura valu l'amitié de Zsa Zsa Gabor).
En une quarantaine d'anecdotes, comme autant d'instantanés, Pierre Senges restitue avec un humour corrosif toute l'atmosphère de cette époque vue par un de ses acteurs de l'ombre... En contraste, Nicolas de Crécy, délaissant son style plus humoristique, a réalisé une quarantaine d'images noir et blanc saisissantes et surprenantes qui confirment, s'il en était besoin, son immense talent graphique !
Presque dix ans après la mort de Gordon McGuffin, ses ayant droits (deux cousines) ont retrouvé dans ses archives l'essentiel des fameux carnets qu'il affirmait tenir depuis 1985. Ce précieux document précieux est désormais livré à la sagacité du grand public.
Nous présentons ici la première édition en français des Carnets de Gordon McGuffin. Les carnets originaux se composent de feuilles manuscrites et de photographies diverses rangées dans une chemise intitulée Recettes de Jenny. D'après Jacques Boudoir, de l'université de la Sorbonne Nouvelle, Jenny Owens est la tante de Gordon quant aux recettes, elles concernent pour l'essentiel la confection de gâteaux à la carotte. Le titre écrit sur la chemise a pu égarer bien des chercheurs, voilà pourquoi on est resté si longtemps sans nouvelle des Carnets McGuffin.
L'ordre des pages a été rétabli, ainsi que l'orthographe. Les passages illisibles ou manquants ont été signalés entre crochets [...]. Contrairement à l'édition américaine (Nutmeg & Clove, 2005), nous avons choisi de ne pas retenir les recettes de Jenny Owens, afin de rendre la lecture plus facile.
Réalisateur et scénariste méconnu, il aura croisé le chemin des plus grands, Alfred Hitchcock, Orson Welles, Rita Hayworth ou encore Burt Lancaster... (ainsi, sa parfaite connaissance du hongrois lui aura valu l'amitié de Zsa Zsa Gabor).
En une quarantaine d'anecdotes, comme autant d'instantanés, Pierre Senges restitue avec un humour corrosif toute l'atmosphère de cette époque vue par un de ses acteurs de l'ombre... En contraste, Nicolas de Crécy, délaissant son style plus humoristique, a réalisé une quarantaine d'images noir et blanc saisissantes et surprenantes qui confirment, s'il en était besoin, son immense talent graphique !
Presque dix ans après la mort de Gordon McGuffin, ses ayant droits (deux cousines) ont retrouvé dans ses archives l'essentiel des fameux carnets qu'il affirmait tenir depuis 1985. Ce précieux document précieux est désormais livré à la sagacité du grand public.
Nous présentons ici la première édition en français des Carnets de Gordon McGuffin. Les carnets originaux se composent de feuilles manuscrites et de photographies diverses rangées dans une chemise intitulée Recettes de Jenny. D'après Jacques Boudoir, de l'université de la Sorbonne Nouvelle, Jenny Owens est la tante de Gordon quant aux recettes, elles concernent pour l'essentiel la confection de gâteaux à la carotte. Le titre écrit sur la chemise a pu égarer bien des chercheurs, voilà pourquoi on est resté si longtemps sans nouvelle des Carnets McGuffin.
L'ordre des pages a été rétabli, ainsi que l'orthographe. Les passages illisibles ou manquants ont été signalés entre crochets [...]. Contrairement à l'édition américaine (Nutmeg & Clove, 2005), nous avons choisi de ne pas retenir les recettes de Jenny Owens, afin de rendre la lecture plus facile.