Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Il fut un temps...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chômeur de Clochemerle (DVD)
"Le Chômeur de Clochemerle", Jean Boyer, 1957, Noir et Blanc, bonne copie.Oui, il fut un temps où le chômage faisait rire ! Fainéant Tistin ? Non, mais libre, libertaire même, choisissant sa vie et la façon de la vivre... Il prend son temps, pêche, braconne, se dore au soleil, et se fiche pas mal du" regard oblique des passants honnêtes". "Tu finiras clochard", lui crie le garde-champêtre Beausoleil. "Comme saint Pierre, alors !", répond Tistin, qui a fait un rêve, et le raconte :"J'étais mort, et j'arrivais au Paradis. Me voilà devant saint Pierre, rien qu'avec mon âme. C'est fou ce qu'on peut se sentir à poil quand on n'a plus son corps." Et saint Pierre de lui dire :" J'ai été clochard, moi aussi, et vois où ça m'a conduit, alors que Hérode et Ponce-Pilate font maintenant de l'anthracite pour le diable !" (La façon dont Fernandel raconte cela vaut déjà de voir le film.) Ce rêve décide Tistin à devenir le seul "oisif patenté" de la commune, le "chômeur de Clochemerle". Mais être payé à ne rien faire n'arrange pas sa popularité. Il se résigne donc, sur les injonctions du curé, à se racheter une conduite, c'est le sujet du film, et le prétexte à portraits gentiment ironiques du curé de campagne (Georges Chamarat), du secrétaire de mairie anticlérical, des deux vieilles filles bigotes, du sénateur-maire (Henri Vilbert), du chef de l'opposition (Henri Crémieux), du sacristain concupiscent (Rellys), de la fille de joie du canton (Ginette Leclerc) et d'une jolie veuve (Maria Mauban), toute prête à faire de Tistin un honnête homme. Tout cela est tiré de la suite du best-seller de Gabriel Chevallier, "Clochemerle-Babylone", dont l'auteur a fait l'adaptation et les dialogues, aidé pour ces derniers par le vieux complice de Fernandel, Jean Manse. Mais ce commentaire me donne surtout l'occasion de rendre hommage à un célèbre inconnu du cinéma français : Marcel Pérès (1898-1974). Ca ne vous dit rien ? A moi non plus, il y a quelques semaines encore. Et pourtant cette bonne trogne bourrue ou rigolarde, fleurant le terroir de la vieille France, à l'appendice nasal imposant, je l'avais vue de film en film : sacristain ("Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre"), jardinier ("Monsieur"), barbier ("Gas-Oil"), commissaire de police ("La Vie d'un honnête homme"), cheminot ("La Bête humaine"), marin-pêcheur ("Le Sang à la tête"), etc. sans jamais songer à m'enquérir de son nom. Il est vrai qu'il n'est pas toujours crédité au générique. Or Marcel Pérès a tourné près de 160 films et téléfilms, réalisés par les meilleurs réalisateurs, et a donné la réplique aux plus grands comédiens, de Harry Baur à Jean Gabin, en passant par Bourvil, Fernandel, Gaby Morlay, ou Jean-Louis Barrault. Si c'est ici l'occasion de parler de Marcel Pérès, c'est qu'il tient un rôle plus conséquent qu'à l'ordinaire, presque le deuxième rôle, celui du garde-champêtre, Beausoleil, qui n'a qu'une obsession, mettre ce va-nu-pieds de Tistin à l'ombre, et qui y réussira pour quelques heures au moins. Efficacement mené par ce bon artisan qu'était Jean Boyer, avec des dialogues bien troussés, un de ces films à l'humour bon-enfant, mais pas si bête, dont Fernandel s'était fait l'ambassadeur pour notre plus grand plaisir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|