Commentaires client les plus utiles
|
|
53 internautes sur 82 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un travail baclé, 19 juillet 2006
Si ce livre est d'une richesse exceptionnelle pour les archives qu'il contient, elle est gaspillé par le travail bâclé de son écriture et de sa mise en page. On ne parvient pas à faire la différence entre les citations de rapports des RG et le texte de l'auteur. A. Colin nous avait habitué à des livres mieux présentés: à une écriture lourde de l'auteur l'éditeur ajoute une présentation dense qui rend l'ouvrage d'autant plus indigeste. Lire l'introduction est à soi seul une épreuve et il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre où veut en venir l'auteur.
Quant au fond, l'auteur est une communiste des années 50. Sa théorie du complot ne tient pas, pas plus pour celui du grand capital ayant porté Hitler au pouvoir (ce qui était la thèse de l'Internationale communiste en 1934, jusqu'à... la signature du Pacte germano-soviétique) qui est amplement réfutée par l'historiographie contemporaine. Certes, l'auteur nous montre que le choix de la défaite à des racines beaucoup plus profondes que la revanche face au Front populaire et qu'il avait déjà été fait bien avant, ce qui est une des contributions les plus intéressantes du livre (avec une mystérieuse tentative de pustch de Lyautey en Alsace à laquelle on ne comprend rien).
Rien, bien sûr, sur la responsabilité du Parti communiste dans le pacifisme et le défaitisme. C'est l'histoire telle qu'on me l'enseignait quand je préparais l'agreg, dans les conférences de l'Institut Maurice Thorez!
Rien sur de Gaulle: on trouve une occurrence dans l'index à "Gaulle (de)", ce qui revient à appeler de Gaulle comme le faisait Giraud, l'homme des Américains à Alger, qui lui attribuait une particule nobiliaire... tous les moyens sont bons!
Si ce livre doit bien sûr figurer dans une bibliothèque historique par la richesse de ses archives et de sa documentation, il ne permettra sûrement pas, à lui seul, de comprendre pourquoi les premiers résistants sont venus de la droite, et certains de la Cagoule, alors que le PCF négociait la reparution de l'Humanité avec la Kommandantur de Paris au nom du pacifisme (ce devait déjà être le début de la "gauche plurielle" car il se retrouvait là avec un leader socialiste, pacifiste labellisé par les Allemands: Robert Jospin).
L'idéologie, décidément, ne peut faire bon ménage avec le travail d'historien!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
18 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Excellent fond documentaire, idéologie dépassée!, 1 novembre 2007
Ce livre n'est à conserver que pour l'excellence de son fond documentaire et les sources citées qui permettent, à un chercheur, d'approfondir les recherches menées par l'auteur sans par ailleurs en cautionner en totalité la thèse.
En revanche, rédigé parfois de façon bâclée ce livre a de plus quelques relents d'une idéologie qui a fait les preuves, dans l'histoire, de sa compromission avec les nazis ( jusqu'en 1941!) et de son échec économique, moral et social.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
34 internautes sur 64 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Histoire ou regrets idéologiques, 23 août 2007
Quel dommage qu'autant d'érudition et de travail de recherche soient détournés par la constance d'une idéologie marxiste, aujourd'hui aussi dépassée que réactionnaire.
Ce livre est dans la lignée de beaucoup d'autres, hélas, qui laissent percer les regrets que l'entre deux guerres ait empêché l'avènement d'une société socialiste.
C'est aussi ignorer les faits.
Sans doute ce qui se passait en URSS (de Lénine à Staline) ne donnait-il pas envie aux démocraties occidentales de joindre le mouvement (Lire à ce sujet la très belle thèse de Courtois).
L'évocation de la Guerre d'Espagne pourrait être hilarante si elle n'était aussi triste. Qui donc a massacré les anarchistes de Barcelone ? et l'attitude de Staline a-t-elle été plus claire et honnête que celle d'Hitler. ( Lire le livre de Anthony Beevor).
Tous les « poncifs » de « gauche » y passent, même (ô surprise !) certains d'extrême droite comme le Complot, les 200 familles... chers à Beau de Loménie et à H.Coston.
Certes nous n'avions pas besoin de ce nième ouvrage pour savoir qu'un certain patronat préférait, entre deux maux, Hitler à Staline. Le livre n'apporte que des détails assez peu importants sur ce sujet qui, quatre vingt ans plus tard, mérite un peu plus d'altitude et de réflexion.
Mais le patronat n'était pas seul à aeuvrer pour le pacifisme et il est regrettable que l'auteur fasse l'impasse sur la position des syndicats et des partis du Front Populaire (mais aussi de notre allié anglais !) contre le réarmement du pays et bien sur contre l'armée...
Evidement on égratigne au passage l'Eglise Catholique et le Cardinal Pacelli, futur Pie XII, rejoignant en cela les thèses américaines farfelues et mensongères des dernières années (Lire Dalin, Pie XII et les Juifs).
Le livre devient grotesque par ses incessantes contradictions : Weygand est l'homme des trusts, donc d'Hitler et du « Complot » mais il a tord de préparer la guerre contre les Germano-Russes...
La droite trahit mais quid de Thorez qui déserte, du PCF qui appelle les soldats à faire de même avant de demander à l'armée d'occupation allemande l'autorisation de faire reparaître l'Humanité. A la même époque d'Estienne d'Orves, un officier « Action française » est fusillé par l'occupant !
De La Roque est pro allemand et c'est sans doute pour le remercier que les nazis le feront mourir dans un de leurs camps.
Evidement dés 1931 le vainqueur de Verdun et le « meilleur des Français », selon Léon Blum, préparait avec Laval un coup d'état... C'est ignorer le mépris, la méfiance et l'inimitié que le premier a toujours porté au second.
En fait pour l'auteur, comme hélas pour beaucoup d'autres intellectuels français de gauche, bornés jusqu'à l'ignorance ou la désinformation, on ne pouvait être, entre les deux guerres, que nazis ou communistes comme pendant la Résistance, on ne pouvait être que gaulliste ou marxiste.
Que tout cela est réducteur.
Non, Madame, il y avait aussi la place pour être simplement Français et républicain.
Quelle tristesse que l'auteur ait la charge magnifique d'éclairer les jeunes et de perpétuer ainsi des mensonges d'une autre époque que l'on pourrait espérer révolue.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
|
|
|
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|