C'est le troisième livre fondateur de la théorie mimétique, il a la particularité d'en présenter un panorama plus complet que les deux précédents.
Dans une première partie, il reprend et complète l'anthropologie du religieux développée dans « la violence et le sacré » et qui met en lumière le rôle du mécanisme de bouc émissaire dans les mythes, les sacrifices religieux, et plus généralement dans tous les rites et les institutions.
Une autre partie est consacrée au rôle du mimétisme du désir dans les relations interdividuelles, sujet déjà abordé dans « mensonge romantique et vérité romanesque ».
La nouveauté par rapport aux deux livres précités, et peut-être aussi l'aspect de plus controversé (mais quoi qu'il en soit très intéressant à lire) du présent ouvrage, apparaît dans la partie centrale du livre : la spécificité du christianisme par rapport aux autres religions, son influence (sous-estimée) sur notre société, et le fait que les Évangiles contiennent en germe toute la théorie mimétique.
Le contraste entre l'extrême diversité des sujets abordés et la cohérence du propos est impressionnant.