Un pécheur palestinien de la bande de Gaza prend dans ses filets un cochon thaïlandais qui passait (nageait) par là. L'animal impur aussi bien pour les Musulmans que pour les Juifs va être l'occasion de mille et une péripéties.
Comédie sur un sujet terriblement casse-gueule, l'affrontement entre Israel et les territoires occupés sur fond de casques bleus de l'ONU, ce "Cochon de Gaza" est un film malin, impertinent et qui remonte le moral. La pauvre bête devient l'enjeu de tractations entre Jafaar le pécheur et Yéléna de la colonie, tous deux ayant - en dépit de leur religion - besoin de sa semence : les cochons servent aux colons juifs pour repérer les éventuelles mines mais les deux peuples les considèrent comme impurs, jusqu'à leur faire porter des chaussettes pour ne pas souiller le sol sacré d'Israël / de la Palestine.
La dernière demi-heure verse trop dans la parabole lourde et abolit toute crédibilité, ce qui est un peu dommage. Mais pour le reste, il s'agit d'un joli film qui veut réconcilier tous les hommes, femmes... et cochons de bonne volonté.
PS : dans le générique, on apprend que le rôle du cochon (un mâle) est en fait tenu par deux femelles, Charlotte et Babe. La référence à "La Toile de Charlotte" et à "Babe, le Cochon devenu Berger" prête ici à sourire.