Reginald Johnston est devenu le précepteur du Pu-Yi, le dernier empereur de Chine en 1919. Ce dernier, âgé de 13 ans, n'a aucun pouvoir et la République Chinoise ne l'autorise pas à quitter la Cité Interdite.
Au contact de son professeur d'anglais, le jeune Pu-Yi s'imprègnera de la culture occidentale (Par exemple, il se coupera la natte et se chosit le prenom d'Henry). Réginald Johnston dénonce aussi le poids étouffant des traditions millénaires de la cour impériale et sa forte corruption.
Mais les anecdotes sur la vie quotidienne au sein de la cité interdite sont finalement peu nombreuses. Le récit de cet Ecossais, diplômé d'Oxford, est empreint d'une réserve toute britannique et d'un ton très diplomatique.
Finalement, Pu-Yi est chassé de la Cité Interdite en 1924 par le général chétien Feng Yuxiang. Craignant pour sa sécurité, il trouvera refuge à l'ambassade du Japon ; les britanniques préférant ne pas se mettre à dos le nouveau pouvoir Chninois.
Les passages sur l'histoire intérieure chinoise, de l'instauration de la République en 1911 à la guerre civile des années 20, sont long et fastidieux. D'autant que ce récit, écrit en 1934, n'a pas le recul nécessaire et manque singulièrement de perspective historique. Reginald JOHNSTON ne critique aucunement les Japonais et leur politique interventionnisme en Mandchourie et se réjouit du rôle de Pu-Yi instauré futur nouvel empereur du Mandchoukouo.
Un livre, en définitive, décevant. Autant revoir "le dernier empereur" le film de Bernardo Bertolucci