Description
le 24/06/2009 par Nathalie Rézeau, Kinorama
Donjon prison
Après le premier volet de Martha Jane Cannary, Christian Perrissin poursuit dans le genre de la biographie, cette fois-ci fantasmée, en endossant le scénario (en binôme avec Déborah Renault) et le dessin. La colline aux mille croix raconte le destin funeste de Luce, née Dalmayrac et mariée de Mirail. Jalonnée du décès de ses proches, son histoire entre dans la tradition des tragédies classiques, qui couvent derrière les vieilles pierres des murs des châteaux. Ainsi, quoi qu'elle essaie de faire pour contrecarrer la fatalité, le sort de l'héroïne semble scellé à celui du château de son enfance: Rocmirail.
Au beau milieu d'une France littéralement déchirée par les conflits entre Catholiques et Protestants, Luce devient une sorte d'enjeu sur lequel se déchaînent haine ou passion. Délaissée par ses proches, la jeune femme va rejoindre ses parents par la pire sentence qui soit.
Résolument sombre, volontairement descriptif, le récit s'ouvre en deux fois. Le narrateur, pour raconter les détails retrouvés sur la vie de Luce, va s'appuyer sur les écrits d'un certain Louis Huret. Ainsi, de manière assez originale, deux voix off se partagent un compte-rendu Relativement sommaire, juste suffisant pour que l'on compatisse un court instant sur le sort de la pauvrette. La mise en scène, à l'instar des dessins, est épurée, marquée par l'austérité et les non-dits de l'époque.
Construit comme un roman photo, permettant d'ouvrir une porte sur des vestiges du passé, La colline aux mille croix déroute d abord par sa froideur dialectique, avant d'imposer une vision nécessairement figée des choses, en lien direct avec le mode de narration de la tragédie.
Un ouvrage hors normes, certes difficile d'accès, mais parfaitement maîtrisé. --http://www.lekinorama.com/fiche_bd.php?RefBD=339&BD=La-colline-aux-mille-croix
Donjon prison
Après le premier volet de Martha Jane Cannary, Christian Perrissin poursuit dans le genre de la biographie, cette fois-ci fantasmée, en endossant le scénario (en binôme avec Déborah Renault) et le dessin. La colline aux mille croix raconte le destin funeste de Luce, née Dalmayrac et mariée de Mirail. Jalonnée du décès de ses proches, son histoire entre dans la tradition des tragédies classiques, qui couvent derrière les vieilles pierres des murs des châteaux. Ainsi, quoi qu'elle essaie de faire pour contrecarrer la fatalité, le sort de l'héroïne semble scellé à celui du château de son enfance: Rocmirail.
Au beau milieu d'une France littéralement déchirée par les conflits entre Catholiques et Protestants, Luce devient une sorte d'enjeu sur lequel se déchaînent haine ou passion. Délaissée par ses proches, la jeune femme va rejoindre ses parents par la pire sentence qui soit.
Résolument sombre, volontairement descriptif, le récit s'ouvre en deux fois. Le narrateur, pour raconter les détails retrouvés sur la vie de Luce, va s'appuyer sur les écrits d'un certain Louis Huret. Ainsi, de manière assez originale, deux voix off se partagent un compte-rendu Relativement sommaire, juste suffisant pour que l'on compatisse un court instant sur le sort de la pauvrette. La mise en scène, à l'instar des dessins, est épurée, marquée par l'austérité et les non-dits de l'époque.
Construit comme un roman photo, permettant d'ouvrir une porte sur des vestiges du passé, La colline aux mille croix déroute d abord par sa froideur dialectique, avant d'imposer une vision nécessairement figée des choses, en lien direct avec le mode de narration de la tragédie.
Un ouvrage hors normes, certes difficile d'accès, mais parfaitement maîtrisé. --http://www.lekinorama.com/fiche_bd.php?RefBD=339&BD=La-colline-aux-mille-croix
Présentation de l'éditeur
Pour son premier livre d'auteur complet, Christian Perrissin, qui a signé le récit du magnifique Martha Jane Cannary,
a choisi de raconter l'histoire d'une autre femme en quête de liberté : Luce de Mirail, qui osa défier en 1588 le puissant seigneur de Rocmirail.
Dans ce récit historique, inspiré du mythe d'Antigone, Christian Perrissin se révèle un dessinateur impressionnant.En 1460, dans l'austère province du Rouergue, Luce est la jeune veuve du seigneur de Mirail. Pourtant elle décide, telle Antigone, de pleurer la mort de son frère, tué dans le duel qui l'opposait à son défunt époux.
L'affront est terrible pour les de Mirail. Mais, Luce est prête à défier toutes les conventions, toutes les traditions, jusqu à s'opposer au tout puissant seigneur de Rocmirail. Son châtiment sera à la hauteur de sa détermination.
En ces temps troublés, elle devient, alors, objet de vénération pour les catholiques et d'exécration pour les protestants.
Des siècles plus tard, Louis Huret découvre ce que fut toute son histoire.
Celle de Luce de Mirail, qu'on surnomma l'Antigone de la Basse Marche du Rouergue.
a choisi de raconter l'histoire d'une autre femme en quête de liberté : Luce de Mirail, qui osa défier en 1588 le puissant seigneur de Rocmirail.
Dans ce récit historique, inspiré du mythe d'Antigone, Christian Perrissin se révèle un dessinateur impressionnant.En 1460, dans l'austère province du Rouergue, Luce est la jeune veuve du seigneur de Mirail. Pourtant elle décide, telle Antigone, de pleurer la mort de son frère, tué dans le duel qui l'opposait à son défunt époux.
L'affront est terrible pour les de Mirail. Mais, Luce est prête à défier toutes les conventions, toutes les traditions, jusqu à s'opposer au tout puissant seigneur de Rocmirail. Son châtiment sera à la hauteur de sa détermination.
En ces temps troublés, elle devient, alors, objet de vénération pour les catholiques et d'exécration pour les protestants.
Des siècles plus tard, Louis Huret découvre ce que fut toute son histoire.
Celle de Luce de Mirail, qu'on surnomma l'Antigone de la Basse Marche du Rouergue.