À ma connaissance, écrit-il, Ignatius Reilly [le personnage principal] n'a aucun ancêtre dans la littérature. C'est un Oliver Hardy dément, un Don Quichotte gras, un Thomas d'Aquin pervers.Percy en est convaincu, l'oeuvre doit être publiée. La Conjuration des imbéciles n'a effectivement pas d'équivalent dans l'univers du roman. Ce livre conte les déboires d'un être inadapté souffrant de la bêtise de son entourage, un garçon pataud aux prises avec ses ennuis gastriques, mais également un esprit supérieur. Éructant son exaspération, il laisse entrevoir ce qu'a sans doute été son auteur, un génial incompris. John Kennedy Toole a reçu, à titre posthume, le prix Pulitzer en 1981 pour cette oeuvre unique. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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108 internautes sur 114 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le roman du siècle !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La conjuration des imbéciles (Poche)
"La Conjuration des Imbéciles" de John Kennedy Toole est sans conteste le livre le plus intelligent que j’aie jamais lu. Son héros, Ignatius Reilly, boursouflé de connaissances incongrues et de boissons hyper caloriques, ne sort pratiquement jamais de sa chambre, menant la vie dure à sa gentille maman et pourrissant l’atmosphère sonore de sa vieille voisine à grands coups de luth... Mais il doit un jour quitter la minuscule maison, la plus petite de la Nouvelle Orléans, pour trouver du travail. Et quand le tyran domestique se frotte à ses contemporains, le monde devient un théâtre improbable rempli d'imbéciles géniaux, de personnages inoubliables, que l’auteur dépeint avec une verve proportionnelle à son immense affection pour eux.Le reste est indescriptible, il faudrait tout raconter et ce serait dommage de se priver du bonheur de le lire. J’ajouterais simplement un grand coup de chapeau au traducteur, Jean-Pierre Carasso, qui a accompli le miracle de rendre si bien la beauté du style de Kennedy Toole et l’humour noir qui habite tout le texte. En un mot, c’est un roman génial et fou, jubilatoire à chaque instant, le roman du siècle, sans aucun doute ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
48 internautes sur 52 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Minuit Dans le Jardin du Bien et du Mal !,
Par Esteban Miro (Triel-sur-Seine, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La conjuration des imbéciles (Poche)
Avez-vous déjà lu un livre essentiellement génial, c'est-à-dire que la lecture de chacune des pages est un bonheur à l'état pur ? Descriptions, dialogues, situations... Tout est absolument excellent. C'est à John Kennedy Toole que l'on doit ce chef d'œuvre, jeune auteur américain qui, persuadé d'être un auteur raté, se donne la mort à la fin des années soixante. Convaincue de l'immense talent de son fils, la mère de John parviendra à rassembler l'ensemble des pages constituant la Conjuration et trouver un éditeur : en 1980, le livre décroche le prestigieux Prix Pulitzer. Un Mozart de la littérature ? Raconter l'histoire ? Vraiment impossible. Disons, pour la situer, qu'elle se déroule à la Nouvelle-Orléans. Ajoutons, par ailleurs, qu'il s'agit d'un jeune homme, Ignatius J. Reilly. Celui-ci préfère se cloîtrer chez sa mère, à écrire ses réflexions sur de petits cahiers d'écolier. Obèse, paranoïaque et méchant, Ignatius doit malgré tout trouver un emploi suite à un malheureux et onéreux accident de voiture. Et puis, il y a aussi Jones, un Black au cynisme sans limite... Et Mancuso, un flic que la chance fuit à toute vitesse... Sans oublier Marlene, qui voit en son perroquet une ressource financière assurée... Ou encore Monsieur Levy dont la femme est passée maîtresse dans l'art du chantage... Vous l'aurez compris, il est impossible de résumer cette histoire, ou plutôt cet ensemble d'histoires enchevêtrées par une main de maître. Il faut véritablement le lire pour le croire ! Cruel, drôle, affligeant, délirant, émouvant... La Conjuration des Imbéciles fascine de la première à la dernière page. Mais il faut cependant rendre justice à Jean-Pierre Carasso, le traducteur de ce pamphlet à la crétinerie humaine, qui réalise ici un véritable travail d'orfèvre. Un livre qui vous laissera, à n'en pas douter, bouche bée ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
42 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Drôle, fin, touchant, génial,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La conjuration des imbéciles (Poche)
Je crois n'avoir jamais autant ri d'un personnage que de cet Ignatius, véritable marginal ou s'imaginant comme tel, puritain, goinfre, grossier, intellectuel, il illustre parfaitement les paradoxes du genre humain. Ce roman à tiroir, où tout finalement tourne autour d'Ignatius, est un bijou d'acidité et de drôlerie. Quand je pense qu'il a été écrit dans les années 60, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent visionnaire de Kennedy Toole, car rien ne permet de penser que l'histoire ne se déroule pas de nos jours. C'est tout simplement brillant.
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