2.0 étoiles sur 5
Comme Laurence Olivier dans 'Les Hauts de Hurlevent' !, 24 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cri du cormoran le soir... [VHS] (Cassette vidéo)
4° long-métrage en tant que réalisateur de Michel Audiard, toujours encore avec la participation de Jean-Marie Poiré pour l'écriture, d'après un roman d'Ed McBain ('Graine de violence', 'Sans mobile apparent', 'Les liens de sang'), musique (plutôt sympathique d'ailleurs) d'Eddie Vartan, 'Le cri du perroquet bleu du Mato Grosso' (et pourquoi pas ?) raconte l'histoire d'un cave, Michel « tu as partagé le pain noir, tu mérites le gâteau ! » Serrault, qui fait de l'auto-stop, est enlevé par les hommes de Bernard « j'compte jusqu'à trois et après j'avoine ! » Blier et se retrouve avec sur lui une veste doublée en soie (« ah, le doux bruissement des doublures en soie ») à laquelle s'intéressent pas mal de gens dont Paul « je vais être dans la désolation de devoir vous assassiner ! » Meurisse et ses acolytes, qui du coup vont tous se mettre à courir derrière 'l'animal' en fuite.
Un titre long comme le jour en été, un générique animé déjanté, une belle pépée (cette fois-ci, c'est Marion Game qui s'y est collée), une histoire de 'porte-flingue', de greluches, de DS, de 'pattes-folles' et de mandibule, un Paul Meurisse en caricature de Jean-Pierre Melville (il venait de tourner 'Le deuxième souffle' et 'L'armée des ombres ' sous sa direction), Maurice « vous avez jamais essayé dans un lit ? » Biraud en chauffeur de taxi (lui qui avait été le cave dans 'Le cave se rebiffe' de Gilles Grangier en 61, dialogues d'un certain Michel Audiard) et Gérard Depardieu dans son tout premier long-métrage pour le cinéma (23 ans et filiforme) sont quelques uns des ingrédients de cette sauce pas vraiment piquante du grand Michel Audiard pour une fois en toute petite forme question 'bons mots'.
Curieusement, et pourtant sur la base de la même recette que pour le très réussi 'Les canards sauvages', Michel Audiard a cette fois-ci complètement raté son coup : la sauce ne prend à aucun moment : on sourit à peine tout du long de ce quasi 'accident industriel' ; ce qui prouve que les histoires dont il s'était fait la spécialité, au scénario toujours aussi ténu que la ficelle arrière d'un string, ne valaient que par ses extraordinaires dialogues servis par d'immenses acteurs, et que quand les dits-dialogues n'étaient pas à la hauteur, même ces immenses acteurs n'arrivaient pas à sauver le bateau de la perdition ! A éviter donc, malheureusement (mais comme il y a heureusement tellement d'autres films de lui, mais surtout dialogués par lui, la douleur n'est pas quand même par trop insupportable !) !
Avec aussi Romain Bouteille, Carlos, Jean Carmet, Henri Cogan, Robert Dalban, Nancy Holloway, Darling Légitimus (la grand-mère de Pascal), Moustache, Bernard Musson, Michel Modo, Yves Robert et l'inévitable Dominique Zardi.
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