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Je crois entendre encore... Broché – 5 septembre 2013


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Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos

Rassurez-vous, amis, il n'est pas question de vous chanter Les Pêcheurs de perles à ma façon, avec ma voix d'aujourd'hui, en plus ! Je vais laisser ma mémoire me parler, vous parler, tout haut ; ou chantonner plutôt, fredonner, sans chercher les mots. J'ai mis des années à me la faire ainsi. Tout ce que j'ai vu et aimé, ce que d'avance j'ai su qu'un jour je voudrais avoir retenu, les premiers paysages, les êtres, les rencontres, l'émerveillement, voilà : elle ne peut l'évoquer sans qu'en moi ça prenne voix. Avec les personnes c'est facile, tout visage a une voix : le sourire pour lui, le timbre pour elle, c'est l'identité même. Quand de vieux disques m'ont donné la passion de ces voix aux identités disparues, où manquait le visage, plus passionnément encore je me mettrai à la recherche de vieilles photos : tant j'ai besoin de mettre un visage sur ce que j'entends, besoin aussi que la voix et le visage se ressemblent. J'ai rassemblé ces deux moitiés d'une même personne et les ai faits se ressembler, avec une passion que je crois bien n'avoir mise à aucune autre étude. Si je ferme les yeux pour revoir, c'est évoquer, au sens strict : et la voix vient à ce que je revois. C'est vrai même des paysages. Ce que mes jeunes années ont vu de peut-être plus beau, du haut de Délos à minuit (oui, j'ai eu le privilège qu'on nous laisse seuls dans l'île une nuit, quatre grands gamins que nous étions), la mer au loin, et toutes ces petites Cyclades peu à peu surgies dans le flot devenu phosphorescent qui en blanchit le bord, je ne peux fermer les yeux pour m'appliquer à le revoir sans que cela devienne musique. Quelle musique ? Pour Délos, pour ce paysage précisément ? Je ne sais pas, et n'ai pas besoin de le savoir : mais ni Beethoven ni Borodine évidemment. Le désir, le don d'évoquer, s'il existe d'enfance, suffit à donner à ce qu'il retient, les paysages comme les visages, une voix que jamais ils n'ont eue. Mais le souvenir, voyez-vous, fait preuve. S'il a su rester ainsi riche, vivace, frais, c'est que de soi-même il s'instrumente et s'orchestre, se déploie en durée. La mémoire, de par sa complexité, constamment compose. Compositeur en résidence, elle joue à assembler, tisser, elle ouvre une caisse de résonance, des étagements sonores, une durée; elle invente des sonorités là où, comme à Délos, il n'y a eu que cette rumeur, la mer, et à cette heure-là pas même de cigales. D'où notre vocation à tous, fussions-nous ignorants et même sourds, à être musiciens.
Sans Mnémosyne, leur mère à toutes, pas une Muse n'aurait de génie. Liszt se rejouait à lui-même au piano les opéras qu'il aimait, et les rebaptisait Réminiscences. Ils lui revenaient de dedans selon le point d'entrée où sa mémoire, qui est aussi fantaisie, choisissait de le reconduire. Dans ce qu'il réentend de Norma, surprise : point de Casta Diva que chacun a en tête, et qui pourrait chanter toute seule ; mais des bruits de guerre, la sylve de Gaule qui bruisse. Spontanéité de l'affleurement, liberté qui est gage de vérité. Alors moi aussi, si vous voulez bien, ici je vais laisser aller les réminiscences. J'en ai tant vu et entendu depuis cet automne 1946 où, à pas encore seize ans et n'ayant à moi que mon imagination (et quelques choses vues, déjà), j'ai dû échanger le voyage pour l'apprentissage, mes paysages d'Orient pour ceux de la culture ! Oserais-je dire que j'ai fait le plein ?

Présentation de l'éditeur

C'est le début d'un des plus beaux airs d'opéra français, dans les Pêcheurs de perles. Mais cela dit aussi exactement l'acte de la mémoire, la remémoration. Là le souvenir des choses belles qu'on a vues et entendues, des gens étonnants qu'on a rencontrés, remonte en bouffées vivantes: embellies peut être, car c'est le passé ; mais fidèles, personnelles, vécues; et faisant de toute façon revivre de l'inoubliable. André Tubeuf débarquait à Paris en 1946, petit étudiant de 16 ans, curieux, les oreilles et les yeux bien ouverts. Il découvrait le théâtre d'alors, Anouilh, la Comédie Française, bientôt le TNP de Vilar. Il découvrait le concert et l'opéra dont ensuite, de très longues années, il sera dans la presse française le connaisseur numéro 1. Mais en amateur toujours. Il enseignait la philosophie à Strasbourg, et c'est en privé, le plus souvent chez lui ou chez eux, qu'il rencontrait acteurs et musiciens, en hôte et ami. Tous les portraits ici rassemblés sont d'abord l'histoire de quelqu'un, avec une approche familière, un aperçu inattendu, d'Arthur Rubinstein et Edwige Feuillère à Gérard Philipe et Maria Callas, vingt autres encore, tous racontés à partir d'une première rencontre (" La première fois que...") Tubeuf croit entendre encore ces bien aimés opéras de Mozart dont les personnages n'ont pas fini de lui révéler leurs arrière-plans. Son Dictionnaire amoureux de la Musique lui consacrait une entrée trop brève : il revient aux Noces, à Cosi, riche de l'expérience de soixante ans de théâtre, d'approches et interprètes divers. Ajoutons quelques thèmes majeurs, que l'opéra éclaire si bien: la solitude, la nostalgie. C'est en journaliste et écrivain professionnel que Tubeuf transmet ce qu'il lui semble entendre encore aujourd'hui, ce qu'il a exploré et aimé pour son instruction et pour son plaisir, en amateur.


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Détails sur le produit

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : PLON (5 septembre 2013)
  • Collection : TEMOIGNAGE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2259217524
  • ISBN-13: 978-2259217521
  • Dimensions du produit: 22,6 x 2,9 x 14,1 cm
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jean-François Nozze TOP 500 COMMENTATEURS sur 5 octobre 2013
Format: Broché
André Tubeuf livre des Mémoires par portraits interposés. On le suit dans ses rencontres avec Claudel, Jouvet, Schwarzkopf, etc. C'est brillant et instructif. André Tubeuf renouvelle la formule des "Portraits-souvenirs" de Jean Cocteau avec un bonheur égal.
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