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Commentaires client les plus utiles
46 internautes sur 48 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Accessible et divertissant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cygne noir : La puissance de l'imprévisible (Broché)
Le titre se rapporte au problème de l'induction, dans le sens qu'on ne peut jamais être sûr qu'un échantillon représente vraiment une population au complet sans avoir observé tous les membres de celle-ci. Ainsi, dans le monde occidental, on a longtemps cru que tous les cygnes étaient blancs, jusqu'à ce qu'on découvre qu'il existe des cygnes noirs en Australie. Taleb utilise cette métaphore pour nous indiquer que les pires désastres sont ceux qu'on n'a pas su prévoir. Ainsi, l'idée d'utiliser des avions pour faire écrouler des immeubles ne faisait pas partie de notre imaginaire collectif avant le 11 septembre 2001.
J'ai beaucoup aimé les cent premières pages de ce livre, car Taleb a le don de présenter des idées parfois compliquées d'une manière accessible et divertissante, en nous parlant de son propre vécu et en incluant beaucoup d'anecdotes pour mettre au clair ses propos. La dernière partie du livre est d'ordre plus quantitatif, traitant de mathématiques et de statistiques. Je sentais parfois qu'elle répétait des idées soulevées plus clairement dans la première partie. Néanmoins, j'apprécie l'idée principale de Taleb qu'on doit toujours s'attendre à l'imprévu, tant à l'échelle individuelle qu'à l'échelle sociale. (Lu en anglais.) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Cygne blanc Vs. Cygne noir,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cygne noir : La puissance de l'imprévisible (Broché)
A trop vouloir mettre les choses, les gens, les événements dans des catégories hermétiques, on finit par ne plus accepter l'élément improbable, celui qui se soustrait à toutes les catégories, celui qui n'appartient à rien ni à personne. Pourtant l'élément incertain, le cygne noir, est celui qui influence le plus l'évolution et de fait les autres catégories. L'auteur par des exemples précis, qu'il juge plus important que la théorie même, nous prouve l'importance de tous les cygnes noirs.
Bonne lecture, rapide à lire. Très intéressant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une lecture utile face au triomphe du positivisme!,
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cygne noir : La puissance de l'imprévisible (Broché)
Taleb rend accessible au lecteur non scientifique les grands enjeux du débat épistémologique dans les sciences depuis la fin du XVIII° siècle: la vérité scientifique s'établit-elle en vérifiant par les faits une hypothèse (ce qu'il appelle "empirisme positif") ou en cherchant au contraire, l'imprévu, l'improbable, le "cygne noir" ("l'empirisme négatif" qui va contredire l'hypothèse). Taleb se fonde sur les travaux de Karl Popper, notamment La connaissance objective auquel il rend un hommage appuyé. Popper a montré que l'empirisme et le positivisme à la Auguste Comte - qui prétend organiser l'avenir à partir d'une observation scientifique du passé - étaient faux et menaient à la tyrannie des pseudo-experts. De même, le déductionnisme à la Descartes ne va aller chercher dans les faits que ceux qui corroborent et confirment une hypothèse.
Au contraire, il faut aller chercher l'imprévu, en augmentant l'analyse des données du passé et en accroissant la banque de scénarios sur les futurs possibles. Tout cela est connu et étayé dans le domaine des sciences, qu'elles soient mathématiques ou sociales. Cependant, la crise financière de 2008 a montré que tout les "gestionnaires de crise" dont s'étaient dotés les banques, ne géraient rien car ils ne regardaient que dans le passé et en se limitant aux données qui confirmaient leurs hypothèses. Cela est rédigé dans un langage agréable, voire familier qui rend ces sujets ardus très accessibles. Cela ne va pas sans excès: la charge contre Gauss et la courbe en cloche est excessive, lourde et laborieuse. La bibliographie est très riche et la culture de l'auteur très vaste. Son langage familier ne l'amène pas à faire du simplisme et à manquer de rigueur. Enfin, il y a 100 pages de trop, Nicolas Taleb est un sacré bavard! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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