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L'époque tient pour suspecte toute conviction forte et tout jugement de valeur qui prétend se fonder sur des critères universels. Tintin vaudrait bien Balzac ; les tags autant que Picasso. Toute hiérarchie serait discutable. Valoriser une opinion plus qu'une autre serait lui manquer de respect.
Contre ce relativisme ambiant, qui détruit les fondements du débat démocratique, Finkielkraut rappelle, fidèle à l'héritage des Lumières, l'existence de valeurs universelles. C'est la reconnaissance de valeurs communes, valables quelles que soient les particularités de chacun, qui fonde l'appartenance à la nation française, en son principe universaliste. Les progrès du relativisme, faisant le lit de revendications particularistes, menacerait son unité.
La thèse est claire. Reste à savoir si elle est éclairée ou seulement alarmiste. --Paul Klein
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29 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Est on train de renoncer à l'universel?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Défaite de la pensée (Broché)
Un livre passionnantAvec le style plein de verve et d'expressions imagées qui caractérise Alain Finkelkraut, notre pourfendeur des idées reçues s'insurgent contre le "culturalisme" consistant à s'abstenir de tout jugement par repect des différences culturelles particuliéres. Il retrace ainsi historiquement l'évolution des idées universalistes face à ce culturalisme. Avec un catastrophisme un peu éxagéré et un esprit icnoclaste, il dépasse finalement le champ de la culture pour le situer au niveau des idées et démontre à quel point en renonçant aux idées universelles issues notamment des Lumiéres notre civilsation par refus d'ethnocentrisme et sous prétexte de respect des autres cultures, enferme finalement l'individu dans son identité. Un essai qui na pas perdu de son actualité et qui éclaire effectivement brillament le débat du communautarisme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Prémonitoire ?,
Par r__d (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La défaite de la pensée (Poche)
Cet essai (écrit en 1987) se termine sur une perspective pessimiste : une conclusion intitulée "Le zombie et le fanatique", où l'auteur oppose l'occidental décadent, égoïste, pusillanime (le "zombie") à l'habitant des pays du tiers-monde, sorti d'une décolonisation mal digérée et prêt à tout pour revendiquer des concepts identitaires (le "fanatique"). Ce qui est oublié, nous dit l'auteur, c'est l'esprit des Lumières, seule solution pourtant pour éviter ces deux écueils, c'est à dire la culture (et non "les cultures"), la réflexion, la pensée tout simplement. Ce final, qui pouvait paraître trop pessimiste en 1987, semble aujourd'hui fort lucide. On peut reprocher un manque de profondeur dans l'analyse (mais c'est normal pour un livre qui se veut synthétique), on peut aussi regretter que l'auteur ignore, dans sa perspective historique, les nouvelles conceptions matérialistes de société (libéralisme, marxisme...), qui, pour les trop avoir étouffées, ont peut-être leur part dans les revendications identitaires. L'ouvrage reste cependant très intéressant pour comprendre les origines conceptuelles profondes du nazisme et des nationalismes en général. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Est on train de renoncer à l'universel?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Défaite de la pensée (Broché)
Un livre passionnant : Avec le style plein de verve et d'expressions imagées qui caractérise Alain Finkelkraut, notre pourfendeur des idées reçues s'insurgent contre le "culturalisme" consistant à s'abstenir de tout jugement par repect des différences culturelles particuliéres. Il retrace ainsi historiquement l'évolution des idées universalistes face à ce culturalisme. Avec un catastrophisme un peu éxagéré et un esprit icnoclaste, il dépasse finalement le champ de la culture pour le situer au niveau des idées et démontre à quel point en renonçant aux idées universelles issues notamment des Lumiéres notre civilsation par refus d'ethnocentrisme et sous prétexte de respect des autres cultures, enferme finalement l'individu dans son identité. Un essai qui na pas perdu de son actualité et qui éclaire effectivement brillament le débat du communautarisme (notamment). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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