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Ils désertent (Littérature Française)
 
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Ils désertent (Littérature Française) [Format Kindle]

Thierry Beinstingel
4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)

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Descriptions du produit

Extrait

Maintenant que le camion est parti, la femme pourrait ouvrir la portière de sa voiture, s'installer et démarrer. Mais elle n'en fait rien, elle s'appuie sur l'aile. C'est une sorte de gros break déglingué, d'une couleur de survêtement usé, hésitant entre le vert et le brun et que le soleil ne parvient même pas à faire luire. Les suspensions fatiguées laissent choir le coffre jusqu'aux graminées rachitiques d'une pelouse que personne ne vient tondre. La femme s'appuie sur l'aile, comme assise, les yeux fixant l'immeuble devant elle, et on entend encore le camion tourner le coin de la rue dans un craquement de boîte de vitesses. Le soleil tape avec violence sur les vitres et réfléchit une étoile de lumière qui aveugle les passants. Malgré l'éblouissement, on distingue l'ombre de deux enfants à l'intérieur du véhicule, deux têtes qui émergent à peine des sièges arrière. Les formes d'un abat-jour et d'une plante verte indéterminée finissent de remplir l'espace du break. Maintenant la femme, toujours appuyée, allume une cigarette sans quitter l'immeuble des yeux, indifférente aux enfants. On voit nettement la fumée qui l'enveloppe, puis, alors que la première bouffée s'évanouit, elle laisse pendre la main qui tient la cigarette le long de la carrosserie. Elle est blonde, cheveux mi-longs, vêtue d'un jean et d'un tee-shirt, petite et menue, disproportionnée par rapport au gros break, en désaccord avec lui, comme si ce véhicule lui avait été prêté à l'occasion du déménagement.
Toi, tu es arrivée au moment où le camion démarrait, avec l'inscription Garde-meubles travail soigné qui s'est éloignée lentement. Tu as garé ta voiture sur le trottoir d'en face, au-delà du terre-plein. Tu as cru voir au moment où le camion s'ébranlait un geste du conducteur, vitre baissée, une sorte d'au revoir, et c'est alors que tu as remarqué la femme et le break. Et l'autre aussi, au moment où tu es sortie de ta voiture, cette voisine qui traîne souvent par ici ses savates et la même vieille blouse à fleurs bleues, et qui semble surgir de nulle part à chaque fois. Elle dit : Ils désertent. Et toi, tu comprends «île déserte». C'est seulement quand tu t'attardes sur la silhouette de la femme qui a allumé sa cigarette de l'autre côté de la rue, appuyée d'un air las sur la carrosserie du vieux break, indifférente aux enfants pourtant en plein soleil dans l'habitacle, scrutant l'immeuble bardé de pancartes «à vendre» ou «à louer», c'est seulement à ce moment précis que tu comprends le véritable sens. Ils désertent. Même pas le temps de répondre que la voisine a disparu. Restent cette femme et toi, sur le trottoir d'en face, au-delà d'un terre-plein grossier, constitué de mottes stériles posées au hasard entre deux bordures de trottoir sans qu'on sache bien pour quelle raison elles séparent les voies d'une avenue qui ne mène nulle part. Dans ce nulle part, tu as garé ta voiture, un véhicule récent à peinture métallisée, quelque chose qui jure ici, de la même manière que détonnent tes habits trop neufs, l'allure décidée de qui a un boulot solide. D'ailleurs, tu as encore de multiples choses à faire et ton regard délaisse la femme appuyée, sa cigarette, le vieux break. Tu montes les quelques marches vers la résidence, puis tu fais demi-tour vers ta voiture, tu ouvres le coffre et saisis le sac de voyage que tu avais oublié de sortir. La femme de l'autre côté de la rue n'a pas bougé. Tu lui tournes à nouveau le dos et tu repars vers la résidence.

Revue de presse

Drôle d'endroit pour une rencontre. Ils désertent a pour décor une de ces boîtes où le vocabulaire de la vie quotidienne est résolument commercial...
De manière générale, méfiez-vous du canapé, nous dit l'auteur, Thierry Beinstingel. Ayez conscience de l'aliénation lorsque vous l'achetez. C'est la fin de la jeunesse, «la mort de l'homme», dit l'homme du livre, qui partage la vedette avec une jeune femme...
Cheminant avec l'un, avec l'autre, en alternance, nous vérifions leur appartenance au monde d'aujourd'hui, redoutons leur défaite, adoptons leurs victoires. Nous voilà sur un balcon, perdu «au milieu d'une mer d'indigo», ou arrêté en bordure de bitume, bouleversé par les odeurs d'herbe qui s'épanouissent, la «parade sauvage». Rien de plus poétique que ce roman du travail, rien de plus profondément original que ces deux individus pris comme tout un chacun dans la marche de l'entreprise. (Claire Devarrieux - Libération du 6 septembre 2012)

Beinstingel a réussi son roman d'entreprise, un genre casse-gueule, dont Houellebecq et son Extension du domaine de la lutte seraient le mètre étalon. Chef des ventes en chemisette olivâtre, pot de départ avec gobelets en plastique sur la table de ping-pong, petites villes constellées de panneaux "A vendre", on est ici assez loin de la success-story à la Capital. Et, pourtant, on ne lâche pas cette "vie d'un commis voyageur", hypnotique comme la ligne blanche de la nationale dans la nuit. (Jérôme Dupuis - L'Express, octobre 2012)

C'est un roman sur l'univers de la vente, extrêmement commun en cette période. Thierry Beinstingel y met en regard l'école du bon sens traditionnel face aux nouveaux commerciaux au coeur froid et en costume anthracite, qui cherchent le « client volatil », celui « qui n'a que faire de la confiance »...
C'est écrit fin, avec précision. Thierry Beinstingel sait se mettre à la portée de tous sur le même plan, avec la plus totale sincérité. On sent tout du long son empathie avec ses créatures immergées dans le monde du travail et de l'exploitation qui se modifie sans cesse. (Muriel Steinmetz - L'Humanité du 11 octobre 2012)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 601 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 260 pages
  • Editeur : Fayard (22 août 2012)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B008K7U0V4
  • Word Wise: Non activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°74.271 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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Commentaires en ligne

4.4 étoiles sur 5
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Histoire prenante 26 octobre 2012
Par Zoé
Format:Broché
Cette histoire entre un vieux commercial, usé par la route, et sa jeune directrice des ventes est très réussie. Le récit est original, on ne connaît pas leurs prénoms et l'auteur utilise le tutoiement et le vouvoyement pour s'adresser à eux, du coup, on se sent plus proche comme si nous étions leurs amis, comme si on leur parlait vraiment. J'ai aimé l'intrigue, le suspense, l'écriture agréable et précise. Plus on avance dans le récit et plus on aime ces personnages qui nous ressemblent, tiraillés entre un quotidien usant et quelques passions comme Rimbaud que le vieux commercial adore. La jeune directrice des ventes est très touchante aussi. On les quitte à regrets à la fin !
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1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Blues 23 janvier 2013
Par Dominique Andrieux TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE
Format:Format Kindle|Achat vérifié
A deux doigts de la retraite, il vendrait encore des survêtements à des vaches ! C'est un héros des temps modernes, voix de velours, son art de la vente relève quasiment de l'hypnose. Sa vie c'est sa voiture et les chambres d'hôtel: un yogi de la modernité, la route, sa voiture et lui ne font plus qu'un, il n'est qu'un engrenage. Mais il ne veut entendre parler que du papier peint. Le staff de sa boite, à l'affut des tendances, veut le voir changer pour le canapé; changer ou partir. Comme il n'est qu'une machine, où est le dommage ?
Elle est fraiche et sautillante, joggeuse à ses heures, arrivée là par aubaine alors qu'elle végétait dans des boulots sans paye ni saveur. Sa mission: développer la vente des canapés (la nouvelle tendance) et virer le vieux qui ne veut rien savoir. Elle veut s'assoir à la table de la société de consommation: avoir un appart à elle, des bibelots, une télé, un canapé ?
Alors il va falloir s'y coller et s'occuper de l’ancêtre. S'en occuper, c'est le connaître et découvrir son humanité: ses arrêts sur le bord de la route pour retrouver le réel, le mystère de la vie dans l'herbe du bas-côté, sortir de l'artificiel, qui vous enveloppe comme une coquille, la voiture, la route, la chambre d'hôtel, lâcher les gestes machinaux, le pilotage automatique, et s'ouvrir à la conscience: saisir une betterave glaiseuse comme un germe de vie pour vérifier que ce n'est pas une illusion. Mais surtout, garder le mythe près de soi, les "correspondances", le grand voyage, l'orient, le commerce des armes et les horizons lointains: Rimbaud comme livre de chevet.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Kerbrat TOP 1000 COMMENTATEURS VOIX VINE
Format:Broché
Les 2 héros de ce roman sont d'une part un vieux VRP en papier peint, dont la société rachetée souhaite se diversifier et lui faire vendre des canapés et divers meubles pour se diversifier ; c'est aussi le VRP qui vend le plus dans sa société. L'autre personnage est une jeune stagiaire qui pour décrocher son CDI doit licencier ce VRP. Tout semble aller dans le sens de la société jusqu'à ce que la stagiaire décide de rencontrer le VRP.

Ce qui est gênant dans ce roman c'est la volonté du romancier d'utiliser le vous pour le VRP et le tu pour la stagiaire. Il peut sembler que ceci signifie la puissance de l'auteur sur ses personnages mais cela en est pratiquement caricatural. Sinon la société d'aujourd'hui est bien décrite, où l'on oublie volontairement le chiffre réalisé par les anciens VRP, pour voir surtout ce qu'ils coûtent oubliant que le même chiffre ne sera pas réalisé par un nouveau qui n'aura pas le même contact avec les clients. Sans compter que les dit-clients n'apprécieront pas forcément une société qui licencie quelqu'un. Ce commentaire se veut aussi un hommage à un homme qui a connu cette situation et qui en est mort ! Suicide ! Et aussi un conseil aux hommes du marketin,g qui ont une furieuse tendance à oublier que l'on ne travaille pas avec une marque mais avec des hommes. C'est un roman que l'on peut lire mais qui ne nous embarquera pas sauf si vous passez au-dessus du tu et du vous.
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1 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE GONCOURT pour ce Livre 27 octobre 2012
Format:Broché|Achat vérifié
enfin un livre très contemporain,avec la poésie de Rimbaud et les idées préconçues des chefs et sous chefs qui n'ont pour seul talent que protéger leur petit pouvoir.
ce livre est une histoire digne d'un conte de fée
je l'ai lu d'un trait à petite gorgées comme un bon vin
et le savoure la fin
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0 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 tres peu cher et un achat utile 27 décembre 2013
Format:Broché|Achat vérifié
le livre est neuf , et au fond j'ai acheté avec joie sachant qu'une partie de cette somme
financerait sans doute un programme d'action contre l'illetrisme..
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