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4.0 étoiles sur 5
Gabin-Grangier, mais aussi... Audiard !, 5 novembre 2010
Sortie en 1958, le film de Gilles Grangier met en scène un inspecteur de police très éloigné de la rigueur d'un Maigret. L'occasion pour Gabin d'une composition inédite, face à deux actrices d'exception : la grande Danielle Darrieux qui tournera à quatre reprises avec son ami Jean et Nadja Tiller, séduisante actrice Viennoise révélation du cinéma allemand dans les années 50 et qui fera une grande carrière européenne en tournant pour de grands cinéastes comme René Clément ou Roberto Rossellini... sans oublier le fidèle Paul Frankeur ainsi que Roger Hanin dans un rôle aussi bref que remarquable.
SYNOPSIS : Simoni, propriétaire de la boîte de nuit parisienne "L'oeuf" est tué par balles dans le bois de Boulogne. Les inspecteurs Vallois et Chaville sont chargés de mener l'enquête afin de découvrir l'assassin. Rapidement, une piste les conduit à suspecter Lucky, la maîtresse de Simoni...
C'est Michel Audiard qui se charge de peaufiner les dialogues du film, un art dont il a le secret et dont témoigneront des échanges comme :
"- C'est vrai ce qu'il a dit ? - Ca dépend quand, il parle tout le temps..."
ou encore, à propos d'une descente de police dans un club privé, un client s'exclame :
"- Privé d'exercice, le fonctionnaire s'étiole..."
Parmis les polars tournés par Gabin sous la direction de Gilles Grangier, "Le désordre et la nuit" tient une place à part. Le Paris nocturne filmé par Grangier semble être le décors idéal pour commettre discrètement les pires exactions... ce qui ne distingue pas vraiment cette oeuvre d'un film comme "Le rouge est mis" tourné par le même tandem. D'où vient alors cette singularité qui émane de l'adaptation du roman éponyme de Jacques Robert ? D'abord de son rythme. Le personnage de l'inspecteur Vallois ne semble jamais réellement pressé de faire aboutir l'enquête qui au fond, l'embarrasse et, comme lui, le film prend son temps... Mais aussi, parce-qu'on sent la passion altérer peu à peu le jugement du représentant de la loi joué par Gabin.
Plus qu'un polar au sens strict, avec son lot de poursuites et de révélations fracassantes, "Le désordre et la nuit" appartient plutôt au genre du film noir où scénaristes et metteurs en scène prennent un malin plaisir à étirer le temps pour mieux nous dévoiler tous les travers de l'âme humaine...
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3.0 étoiles sur 5
nuit noire et trouble, 12 juillet 2011
je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire policière dans le milieu trouble des boites de nuit tenues par des gens peu recomandables. Un Gabin trop nonchalant, faussement peut être ? Aucun de ses coups de gueule qui sont sa marque habituelle et pourtant les dialogues sont d'Audiard. Par contre j'ai beaucoup apprécié Nadja Tiller cette actrice autrichienne que l'on retrouve dans pas mal de films de cette époque.
Danielle Darrieux y fait une apparition sur la fin. DVD sans bonus non chapitré.
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4.0 étoiles sur 5
Nuits blanches, 27 juillet 2010
Tourné en 1957 par Gilles Grangier ce film est un sympathique polar avec pour toile de fond une boîte de nuit/cabaret ("L'Oeuf"), et pour thèmes les chansons romantiques ou les spectacles qui réveillent "l'instinct primitif", le milieu et ses nombreux "amis", le trafic de drogue, la toxicomanie, la prostitution et...au milieu de tout ça...la passion amoureuse.
Le film repose sur le duo Nadja Tiller/Jean Gabin qui n'a pas du tout dû être donné gagnant à l'époque mais pourtant on y croit.
Nadja Tiller joue Lucky Fridel, une jeune Allemande de 23 ans bercée par le rêve de devenir chanteuse et venue à Paris pour ses études, un peu paumée et qui a fait quelques rencontres peu recommandables.
Gabin joue l'inspecteur Vallois qui est chargé d'élucider la mort violente par balles du propriétaire de L'Oeuf, un certain Albert Simoni (Roger Hanin).
Et l'Amour va survenir là où on ne l'attend pas.
L'univers du film devrait plaire aux fans des oeuvres de Georges Simenon.
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