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Les désorientés: roman Broché – 5 septembre 2012


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Extrait

Jeudi, en s'endormant, Adam ne pensait pas que le lendemain même il s'envolerait vers le pays de ses origines, après des lustres d'éloignement volontaire, et pour se rendre auprès d'un homme à qui il s'était promis de ne plus adresser la parole.
Mais l'épouse de Mourad avait su trouver les mots imparables :
"Ton ami va mourir. Il demande à te voir."

La sonnerie avait retenti à cinq heures. Adam avait saisi son téléphone à l'aveuglette, appuyé sur l'une des touches éclairées, répondu "Non, je t'assure, je ne dormais pas", ou quelque autre mensonge de cet ordre.
Son interlocutrice lui avait dit ensuite : "Je te le passe."
Il avait dû retenir son souffle pour écouter celui du mourant. Et, même ainsi, il avait deviné ses paroles plus qu'il ne les avait entendues. La voix lointaine était comme un bruissement d'étoffes. Adam avait dû répéter deux ou trois fois "Bien sûr" et "Je comprends", sans rien comprendre ni être sûr de rien. Quand l'autre s'était tu, il lui avait adressé un prudent "Au revoir !" ; il avait prêté l'oreille quelques secondes de plus pour vérifier que l'épouse n'avait pas repris l'appareil ; puis il avait raccroché.
Il s'était tourné alors vers Dolorès, sa compagne, qui avait allumé la lumière et s'était assise dans le lit, adossée au mur. Elle donnait l'impression de peser le pour et le contre, mais son opinion était faite.
"Ton ami va mourir, il t'appelle, tu ne peux pas hésiter, tu y vas."
"Mon ami ? Quel ami ? Cela fait vingt ans qu'on ne se parle plus !"
De fait, depuis tant d'années, chaque fois qu'on mentionnait devant lui le nom de Mourad et qu'on lui demandait s'il le connaissait, il répondait invariablement : "C'est un ancien ami." Souvent ses interlocuteurs supposaient qu'il avait voulu dire un "vieil ami". Mais Adam ne choisissait pas ses mots à la légère. Mourad et lui avaient été amis, puis avaient cessé de l'être. "Ancien ami" était donc, de son point de vue, la seule formulation adéquate.
D'ordinaire, lorsqu'il employait cette tournure devant elle, Dolorès se contentait d'un sourire compatissant. Mais ce matin-là, elle n'avait pas souri.
"Si je me brouillais demain avec ma soeur, est-ce qu'elle deviendrait mon 'ancienne' soeur ? Et mon frère, mon ancien frère ?
Avec la famille, c'est différent, on n'a pas le choix..."
"Là non plus tu n'as pas le choix. Un ami de jeunesse, c'est un frère adoptif. Tu peux regretter de l'avoir adopté, mais tu ne peux plus le désadopter."

Revue de presse

"Naître, c'est venir au monde, pas dans tel ou tel pays, pas dans telle ou telle maison ", écrit Adam, le personnage central des Désorientés, d'Amin Maalouf, au début du carnet qu'il a commencé à tenir dans l'avion pour son pays natal, délaissé des décennies auparavant. Pourtant, rien ne peut faire qu'il n'y soit né, qu'il n'ait vécu dans cette maison qu'il s'apprête à revoir, auprès de ces gens qu'il est parti retrouver. Quel que soit son besoin de justifier son abandon, il est de cette terre du Levant, de ce Liban que Maalouf ne nomme jamais, comme s'il s'estompait, perdu au loin dans le souvenir, et pourtant obsédant, sans cesse réveillé par la nostalgie ou le remords. Le monde n'est la patrie d'Adam que lorsqu'il veut oublier sa hantise pour sa patrie réelle. Mais sa hantise, c'est lui-même. (Florent Georgesco - Le Monde du 30 août 2012)

Amin Maalouf a eu raison d'abandonner provisoirement la rédaction d'essais pour revenir au roman. Avec Les Désorientés, il démontre qu'il n'a pas perdu la main du conteur franco-oriental, et que les sentiments et les idées qui agitent son coeur et sa tête d'exilé libanais s'incarnent parfaitement dans des personnages puisés dans sa mémoire, revus et augmentés par son imagination. (Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 9 septembre 2012)

Il y a des romans qui continuent de résonner fort en vous longtemps après que vous les ayez fermé. Les Désorientés d'Amin Maalouf est de ces livres-là. On garde à l'esprit des phrases entières...
Dans les 520 pages du roman, le mot Liban n'est jamais prononcé, ni Beyrouth, car là n'est pas l'essentiel, et c'est l'universalité de ces destins qui prédomine. Les Désorientés, superbe titre, est un projet de vaste ampleur - brosser le portrait d'une génération de désenchantés. Depuis Léon l'Africain ou Le Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) ou ses essais Les Identités meurtrières ou Le Dérèglement du monde, on savait Amin Maalouf habitué à mener ce genre de projet en grand conteur. (Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 18 octobre 2012)

En puisant dans sa propre histoire, il parvient à capter ce qui se déroule dans la tête d'un exilé, qui songe constamment à ses origines, à ceux qu'il a connus et laisse très souvent (parfois très inconsciemment) son passé le hanter. Même la notion de «chez-soi» ne fait pas pleinement sens pour un exilé. La seule chose qui demeure, au fond, c'est la nostalgie pour un moment indéniablement disparu, pour un territoire dont on s'est éloigné. Amin Maalouf, qui vit en France tout en regardant constamment vers le Liban pour y trouver son inspiration, a été reçu en juin dernier à l'Académie française. Par un beau hasard, il l'a été au fauteuil qu'occupait Claude Lévi-Strauss, qui aura lui aussi passé une grande partie de sa vie à regarder vers l'étranger pour écrire ses livres et tenter de comprendre le monde. (Joseph Ghosn - Le Nouvel Observateur du 4 octobre 2012)

A travers une histoire simple, Amin Maalouf explore le drame du retour sur sa terre natale...
La grande vertu de ce beau roman est de donner à la guerre une fibre humaine, de découdre le tapis libanais pour en démonter les noeuds et en détacher les fils. Oeuvre douloureuse, où des fragments de douceur de vivre se mêlent à une amertume infinie. Entre le Stefan Zweig du Monde d'hier et le Maurice Barrès des Déracinés, notre académicien levantin nous entraîne dans les méandres de l'exil, du repentir et du retour impossible. Aucun répit pour l'âme de celui qui a perdu son pays, sauf le repos éternel. (Christian Makarian - L'Express, novembre 2012)


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Détails sur le produit

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Grasset (5 septembre 2012)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2246772710
  • ISBN-13: 978-2246772712
  • Dimensions du produit: 15,9 x 3,8 x 24 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (52 commentaires client)
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29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile  Par Béatrice le 7 octobre 2012
Format: Broché
On évoque peu la dispersion des peuples du Proche et du Moyen-Orient. Et pourtant…

Ce roman d’Amin Maalouf touche au cœur, particulièrement.

Un événement amène un groupe d’amis restés « au pays » ou partis en exil, à se retrouver après un quart de siècle.

Mais la perle du Moyen-Orient a des allures de paradis perdu pour Adam, le héros.

Touchante narration d’amour et d’amitié, subtile, et riche d’intériorité, où l’amour esquissé autrefois peut enfin s’épanouir…

Oser vivre l’instant, amical, amoureux, saisir l’émotion, grave ou joyeuse, ce pourrait être l'une des devises de ce roman.

Bien sûr, le récit nous donne un aperçu des saveurs, des parfums conservés dans ce pays mythique. Mais en quoi le Liban d’autrefois, celui d’avant la guerre, d’avant le cataclysme, tenait-il d’un paradis ?

L’insouciance de la jeunesse, la joie du partage et le sentiment, chez le groupe d’amis évoqué, d’une complicité forte, d'une vive affection et d’une union autour d’idéaux effaçant les différences communautaires y contribuaient certainement.

Remarquables :
- le va-et-vient entre une narration intime à la première personne (journal intime d’Adam qui oscille entre les souvenirs et le présent) et une narration à la troisième personne (qui tisse un lien de complicité avec le lecteur) ;
- la richesse polyphonique (par le biais des récits individuels des personnages) qui permet l’expression de points de vue différents, voire antagonistes, enrichissant la réflexion du lecteur.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gerard Müller TOP 100 COMMENTATEURSVOIX VINE le 27 février 2013
Format: Broché Achat vérifié
Les désorientés/Amin Maalouf
Après avoir lu avec un infini plaisir les nombreux chefs d’œuvres d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, Les Croisades vues par les Arabes, Les Jardins de Lumière, Samarcande, Le Rocher de Tanios, Le premier siècle après Béatrice, et surtout Léon l’Africain et le Périple de Baldassare, j’attendais de pouvoir me jeter sur ce nouveau roman qui semble faire l’unanimité de la critique, tant par son contenu que par ses qualités littéraires : comme chacun sait, Maalouf est un immense conteur, car dès la première ligne il vous captive et vous passionne.
Académicien depuis 2011, Amin Maalouf né en 1949 au Liban, Arabe chrétien, vit à Paris depuis 1976. C’est en général à l’île d’Yeu qu’il se retire pour écrire.
La guerre civile qui a ravagé son pays d’origine dont il ne cite jamais le nom, est omniprésente dans ce roman. Eternel nomade entre les terres, les langues et les religions, Maalouf est un humaniste, « convaincu que l’on peut rester fidèle aux valeurs dont on est l’héritier sans pour autant se croire menacé par les valeurs dont d’autres sont porteurs. »
Cet ouvrage qui comporte une part autobiographique est basé sur les réminiscences d’un groupe d’amis de toutes confessions qui se retrouvent au Liban lors du décès de l’un des leurs, alors qu’ils sont dispersés un peu partout sur la planète suite à une guerre qui a ravagé le pays.
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22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gravier le 10 septembre 2012
Format: Broché
Une fois encore, Amin Maalouf parvient à nous intéresser à ses réflexions personnelles sur fond d'amitiés de jeunesse. Dans un pays jamais nommé, à la suite du décès d'un "ancien ami", les souvenirs affluent et des retrouvailles s'organisent. Une écriture lumineuse, dense, qui force chacun à la réflexion, aux réflexions : les religions, le rapport Orient/Occident, la fidélité en amour comme en amitié. Je n'en suis pas ressortie indemne...
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30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile  Par Olivier Clerc TOP 500 COMMENTATEURS le 25 septembre 2012
Format: Broché
Il y a tant de perles de sagesse dans ce livre qu'on pourrait en faire un collier...

C'est sans doute mon préféré, parmi tous les livres d'Amin Maalouf.

Peut-être parce qu'il est contemporain, et peut-être aussi parce que - comme le reconnaît l'auteur - c'est son livre le plus intime, "librement inspiré de sa propre jeunesse", comme il le dit lui-même.

C'est un livre d'une rare intelligence, qu'on pourrait qualifier d' "intelligence totale", c'est-à-dire intelligence du coeur, de la tête, des actes (et aussi de l'âme, sans doute).
C'est un livre qui a nourri mon humanité, qui a renforcé ce qu'il y a d'universel en moi. Qui me rend meilleurs aussi, ai-je envie de dire.

Je sais que je le lirai et le relirai, tant il y a là à méditer, à approfondir, à réfléchir.

Comme toujours, avec cette simplicité et cette humilité qui sont sa marque de fabrique, Amin Maalouf n'impose rien à ses lecteurs. Il nourrit leur réflexion, il leur offre non pas un mais plusieurs autres regards, plusieurs éclairages. Il met ainsi véritablement les choses en "relief", loin de tout manichéisme, de toute pensée unique.

Sur l'Islam, sur Israël, sur les rapports en l'Occident et l'Orient, sur l'histoire, sur la religion, sur nombre de sujets essentiels, ce livre élève et enrichit notre point de vue, nous fait sortir des ornières de pensée que nourrissent jour après jour les médias dominants, nous rend plus libres.

On saluera pour finir le joli jeu de mots, si riche de sens, que cache le titre de ce livre, "Les désorientés". Il y a tant de façon de ne plus savoir où est l'Orient ou l'orient, de ne plus savoir s'orienter, d'être coupé de l'Orient....
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