Quatrième de couverture
" L'historien que je suis, et qui se sent tributaire à la fois de l'immense apport braudélien et des pas décisifs qu'ont fait accomplir à l'historiographie des relations internationales Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, ne peut qu'applaudir à une démarche qui inscrit l'actualité du différend gréco-turc dans un continuum historique relevant de la longue durée, s'applique à mesurer la part de l'intérieur et de l'extérieur dans les motivations des groupes décisionnels et considère que le jeu des perceptions et des représentations constitue bien autre chose qu'un épiphénomène dans le faisceau complexe de facteurs et de contraintes qui commandent la vie internationale. Ce n'est certainement pas l'un des moindres mérites des concepteurs de ce livre que d'avoir mis l'accent - sans avoir pour autant négligé les approches classiques : économique, politique, stratégique, juridique, etc. - sur les aspects culturels d'une question qui, à l'heure où se profile l'élargissement de la CEE, vers l'Est et vers le Sud et où, plus que jamais peut-être, la sécurité et le sort de l'Europe se jouent en Méditerranée, appartient à notre présent et à notre futur. "