La version minisérie est nettement plus fidèle au livre que la tentative de David Linch, qui ne s'est pas, de toute façon, aventuré au delà du premier volume. On peut y apprécier la qualité de l'image et notamment la prédominance des ocres, les jeux des personnages -notamment Alia et Muad'ib, mais aussi le jeune Leto. La composition musicale, en revanche n'est pas à la hauteur, malgré le thème principal vaguement mélancolique. On appréciera aussi l'absence d'effets spéciaux grandiloquents. L'inconvénient est que l'intrigue risque d'échapper rapidement à quelqu'un qui n'aurait pas lu le livre, lequel est, il faut en convenir, assez complexe, et peut s'analyser comme un manuel de philosophie politique avant la grande leçon que dispensera l'Empereur Dieu. C'est Crébillon qui disait je crois: "Un destin si funeste, s'il n'est digne d'Atrée et digne de Thieste", les Atréides n'en sont qu'au début de leur pérégrination.