Présentation de l'éditeur
« Choc des civilisations », « Djihad versus McWorld », « exception culturelle » : cest ainsi quest abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales. Depuis lors, les questions identitaires, donc culturelles, se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par lélargissement de lUnion européenne, laffaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou le débat sur lidentité nationale en France. La mondialisation culturelle modifie les conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures. Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, cest aussi la maîtrise des symboles qui se joue, cest à dire la structuration des imaginaires. Du coup, la différence entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive. La question la plus importante que pose la mondialisation nest pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à léchelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler. Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer. Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles sinstituent comme ères dinteractions culturelles privilégies. LEurope des cultures, la Francophonie et lIbéroAmérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisation.
Biographie de l'auteur
Jean Tardif a été professeur dAnthropologie au Congo (Ecole nationale de droit et dadministration et Université de Lubumbashi) et à Montréal. Il a ensuite occupé divers postes au sein de la diplomatie québécoise, notamment celui de délégué général du Québec à Bruxelles et de Directeur général des politiques. Depuis 1999, il est Délégué général de lassociation PlanetAgora qui veut
susciter les débats publics sur les enjeux extranationaux.
Economiste, Joëlle Farchy est professeur de Sciences de lInformation et de la communication à luniversité de Paris 1 et membre du Centre déconomie de la Sorbonne, Paris 1-CNRS. Cette spécialiste de léconomie des industries culturelles et du droit dauteur a notamment publié La fin de lexception culturelle (CNRS Éditions, 1999), Internet et le droit dauteur (CNRS Éditions, 2003), Et pourtant ils tournent, Economie du cinéma à lère numérique (INA, coll. Médias/Essais, 2011).
susciter les débats publics sur les enjeux extranationaux.
Economiste, Joëlle Farchy est professeur de Sciences de lInformation et de la communication à luniversité de Paris 1 et membre du Centre déconomie de la Sorbonne, Paris 1-CNRS. Cette spécialiste de léconomie des industries culturelles et du droit dauteur a notamment publié La fin de lexception culturelle (CNRS Éditions, 1999), Internet et le droit dauteur (CNRS Éditions, 2003), Et pourtant ils tournent, Economie du cinéma à lère numérique (INA, coll. Médias/Essais, 2011).
