Présentation de l'éditeur
En 1926, à vingt-cinq ans, Margarete Buber-Neumann, qui était née à Postdam, entre au parti communiste allemand. Après un premier mariage, elle devient la compagne de Heinz Neumann, lun des leaders du Parti, auquel il avait adhéré dès lâge de dix-sept ans. Heinz était député au Reichstag et membre du bureau politique et, comme tel, il jouera un rôle très important dans la vie politique allemand au cours des années décisives qui précédèrent larrivée au pouvoir de Hitler. Ayant fui le nazisme en Suisse qui refusera lextradition réclamée par Hitler , le couple se retrouvera à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et disparaît. Plus tard, Margarete, jugée à son tour « déviationniste », est arrêtée et condamnée à cinq ans de travail forcé dans un « camp damélioration », à Karaganda, dans les steppes du Kazakhstan sibérien. Un « geste damitié » de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut dêtre livrée à la Gestapo, avec dautres prisonniers allemand et autrichiens, à Brest-Litowsk. Margarete sera internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück, daoût 1940 jusquen avril 1945. Cest dans ce camp quelle rencontrera Milena Jesenská, célèbre journaliste tchèque à qui, au début des années vingt, Kafka avait adressé les magnifiques
Lettres à Milena.
En 1963, Margarete consacrera à son amie un bouleversant témoignage damour, Milena, tenant ainsi la promesse quelle avait faite à Milena, alors que celle-ci, en mai 1944, agonisait à linfirmerie du camp.
Après la guerre, le témoignage de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation. Cétait la première fois quun témoin digne de foi venait attester lexistence des camps de déportés politiques en Sibérie.
Ce livre est le premier volume de témoignages de Margarete Buber-Neumann. Née en 1901 à Postdam, elle fut la compagne de Heinz Neumann, l'un des leaders du parti communiste allemand dans les années 20. A Moscou, où ils se sont réfugiés pour fuir le nazisme, Heinz est arrêté et porté disparu, et Margarete envoyée en Sibérie. Cest à cette période des camps sibériens que sattache ce premier volume, à la fin duquel, en 1940, elle sera livrée à la Gestapo par Staline. Elle sera alors internée au camp de Ravensbrück où elle survivra jusqu'en avril 1945. À la sortie du camp, épuisée, enfin libre, elle entreprend un extraordinaire périple à travers l'Allemagne exsangue. La précision du témoignage sur Ravensbrück a fait de son livre un document capital sur la déportation.
--Ce texte fait référence à l’édition
Poche
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Quatrième de couverture
Déportée en Sibérie. En 1926, à vingt-cinq ans, Margarete BuberNeumann, qui était née à Potsdam, entre au parti communiste allemand. Après un premier mariage, elle devient la compagne de Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti, auquel il avait adhéré dès l'âge de dix-sept ans. Heinz était député au Reichstag et membre du bureau politique et, comme tel, il jouera un rôle très important dans la vie politique allemande au cours des années décisives qui précédèrent l'arrivée au pouvoir de Hitler. Ayant fui le nazisme en Suisse - qui refusera l'extradition réclamée par Hitler -, le couple se retrouvera à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et disparaît. Plus tard, Margarete, jugée à son tour "déviationniste", est arrêtée et condamnée à cinq ans de travail forcé dans un "camp d'amélioration", à Karaganda, dans les steppes du Kazakhstan sibérien. Un "geste d'amitié" de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, avec d'autres prisonniers allemands et autrichiens, à Brest-Litowsk. Margarete sera internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück, d'août 1940 jusqu'en avril 1945. C'est dans ce camp qu'elle rencontrera Milena Jesenska, célèbre journaliste tchèque à qui, au début des années vingt, Kafka avait adressé les magnifiques Lettres à Milena. En 1963, Margarete consacrera à son amie un bouleversant témoignage d'amour, Milena, tenant ainsi la promesse qu'elle avait faite à Milena, alors que celle-ci, en mai 1944, agonisait à l'infirmerie du camp. Après la guerre, le témoignage de Margarete BuberNeumann au procès Kravchenko devait faire sensation : C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie.
Le présent livre est une réédition de l'ouvrage publié en 1949 par les Cahiers du Rhône (La Baconnière et Éditions du Seuil), avec une postface d'Albert Béguin. En 1948, l'Allemagne et la Suède avaient déjà publié ce document dans un gros livre qui regroupait à la fois ce récit et celui concernant la déportation à Ravensbrück, sous le titre unique : Déportée sous Staline et Hitler.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.