Télérama
Luis Fernando Verissimo jongle en effet avec littérature, cuisine, humour et philosophie, sans jamais établir de frontières entre des genres qu'il aborde avec une égale aisance et une drôlerie à toute épreuve.
Et mourir de plaisir est une variation sur le thème de Dix Petits Nègres. Dix hommes, amis de longue date, à l'existence sociale et personnelle plutôt ratée, tentent désespérément de prolonger une jeunesse qui s'épuise en se réunissant chaque mois pour dîner. Jadis, quand ils étaient jeunes, pleins d'illusions mais sans ressources, ils avaient formé un club dit " du hachis ".
Luis Fernando Verissimo a la dent dure, la plume acide et une sacrée dose d'humour. Il swingue si joyeusement entre la tragédie, le drame, le roman à énigme, le conte philosophique et le livre de cuisine. Ainsi, à défaut de savoir vivre des existences normales, les tristes héros d' Et mourir de plaisir ont-ils choisi de livrer voluptueusement leur corps au diable de la gastronomie, et leur histoire à celui, bien plus rusé encore, de la littérature. --
Michèle Gazier--
Quatrième de couverture
Ils sont dix. Pendant vingt et un ans, ils se sont retrouvés chaque mois autour d'une table pour déguster des mets de plus en plus raffinés, respectant la promesse faite dans l'adolescence de ne jamais faillir à ce rituel quoi qu'il arrive. Jusqu'à ce qu'apparaisse un mystérieux cuisinier pour qui la table, plus qu'un art et un plaisir culturel, est un défi philosophique : tout désir étant un désir de mort, la perspective d'une fin prochaine ne peut que décupler le plaisir de manger. Dès lors, les dîners s'apparentent à une variante gastronomique de la roulette russe et, mois après mois, le nombre des convives s'amenuise. À moins qu'une main criminelle n'ait organisé ces morts en série. Avec un humour corrosif, un sens aigu du suspense, Luis Fernando Verissimo nous offre une variante gourmande et jubilatoire des Dix Petits Nègres.