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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
La mort de la fondation, 11 octobre 2005
Déjà, la fin du précent opus, Fondation foudroyée, m'avait laissé quelque peu perplexe ; et j'attendais cette suite avec un peu d'appréhension. Et je dois bien dire que la déception est malheureusement là...La trilogie initiale avait la particularité d'aller droit au but, sa segmentation elliptique lui conférant une dimension intéressante, la priorité étant donné avant tout à l'évolution de la société humaine, et non a des personnages. Avec les deux derniers livres de la saga Fondation (si on laisse de côté les préquelles), Asimov revient à un style plus classique, privilégiant les personnages. Ainsi, l'intrigue de ces deux romans ne se déroule que sur quelques mois (sur environ 1000 pages), tandis que les trois premiers brassaient quatre cents ans de l'histoire galactique (sur moins de 1000 pages) ; quelques longueurs se font ainsi sentir dans Fondation foudroyée et Terre et fondation, ce nombre important de pages pour les deux derniers volumes semblant avoir été imposé par l'éditeur d'asimov. Et justement, où est la fondation (ou plutot, les fondations) ?? Bizarrement, Asimov semble s'en être lassé, puisque fait intervenir dans le récit de nouvelles forces, non nécessaire à mon gout, et relègue Hari Seldon, le génie de la trilogie initiale, au rang de simple marionnette au mains de puissances supérieures... Ainsi, les fondations n'apparaissent quasiment plus dans ce dernier roman. Quelque peu frustrant... Cela dit, les personnages demeurent attachants, les intrigues bien ficelées, et sa capacité à pondre des raisonnements logiques et déductifs à partir de presque rien toujours jubilatoire. Néanmoins, j'ai été très déçu, car on est loin de la densité et de la cohérence de la trilogie initiale.
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