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5.0 étoiles sur 5
Du très bon Asimov!, 17 août 2005
Pour écrire ce roman, Asimov était parti sur l'idée qu'il puisse exister, en dépit des lois régissant notre univers, un plutonium 186. Mais très vite, comme il le dit lui-même, « (il) perdit le contrôle de (son) récit, qui se mit à galoper de lui-même. » L'histoire se découpe ainsi en trois parties : Contre la stupidité... - les Dieux eux-mêmes... - luttent en vain. Dans la première, nous apprenons comment les hommes découvrent l'existence d'un univers parallèle avec lequel un échange réciproque d'énergie inépuisable et non polluante est désormais possible. Un rêve ? Oui, mais pas pour tous. Le professeur Peter Lamont, animé de la volonté farouche de faire chuter de son piédestal le professeur Hallan, le Père de la Pompe à Electrons intra-univers, cette incroyable invention permettant le transfert d'énergie entre les deux univers, est persuadé que la Terre court un grave danger. Dans la seconde, le lecteur suit la vie étrange d'une Triade extra-terrestre. Constituée de trois Fluides - un Rationnel, un Parental et une Emotionnelle - chaque triade est à même d'engendrer une nouvelle triade, avant de disparaître. Celle composée de Tritt, d'Odeen et de Dua est cependant exceptionnelle. Dua notamment, qui, malgré son statut d'Emotionnelle, pourrait presque se faire passer pour un Rationnel. C'est cette particularité, justement, qui lui fera comprendre, avant tous les autres et malgré le silence obstiné des Solides, le danger que représente la Pompe à Positons pour l'univers-autre avec lequel ils échangent depuis quelque temps de l'énergie. Dans la troisième, enfin, le lecteur est cette fois sur la Lune, un monde qui, sans appartenir à un autre univers, est tout aussi différent de la Terre. La Lune trouvera-t-elle le moyen de parer à tout danger ? Un roman comme seul peut l'écrire Asimov : mélange de science exacte, de sentiments et d'imaginaire, les Dieux eux-mêmes s'inscrit comme un roman des plus plaisants à lire, sans pour autant atteindre les sommets de son cycle de Fondation. Néanmoins, on ne s'étonne pas qu'il ait reçu en 1972 le prix Nébula, et en 1973 les prix Hugo et Locus.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un des piliers de l'oeuvre du maître, 7 juin 2005
C'est le seul roman ou Asimov met en scène des extra-terrestres. Par principe, il a refusé tout au long de sa carrière de sortir du géocentrisme. Sur un postulat pareil, c'est un véritable tour de force que d'avoir bati une oeuvre pareille aux cycles de fondation et des robots qu'Asimov a, on le sait, fusionné à la fin de sa carrière. Ce roman est parti d'un défi que lui avait lancé un éxegète en lui donnant pour base un isotope impossible, le Tungstène-186. De là, Asimov invente un autre univers (il ne peut pas faire les choses en petit...) et une race d'extra-terrestre que l'on classerait dans les revues ufologiques, comme "exotiques", vraiment exotiques à vrai dire... Le sujet est extrêmement passionnant, même si l'écriture a un peu vieilli (la traduction devrait etre raffraichie à mon avis) et Asimov nous plante un décor qui rend ce roman inlachable jusqu'à la derniere page.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Une idée originale : le plutonium 186, 10 octobre 2007
En 1971 lors d'un colloque consacré à la science fiction, Robert Silverberg mis au défi Asimov d'écrire une nouvelle au sujet du plutonium 186 (un isotope un peu particulier avec ses 94 protons "en trop").
Une source d'énergie propre et illimitée, des scientifiques en mal de reconnaissance et quelques extraterrestres aux intentions douteuses plus tard, il y avait alors assez de matière à un roman. Point de psychohistoire, ni de robots donc; Asimov fait de la science fiction spatiale "classique" avec en toile de fond une réflexion sur la recherche scientifique et ses relations avec le grands public et les politiques.
Si le début du scenario autour de l'isotope du Plutonium est bien pensé, il manque un second souffle à cette histoire : Pourtant, le rythme du récit est intense, les histoires s'entrecroisent (Le livre commence par le chapitre 6), quelques coups de théâtres complètent le tout. Mais on reste un peu sur sa faim avec un sentiment de déjà vu :
Au bout de 150 pages, on a l'impression d'avoir entre les mains un nième épisode du cycle fondation et c'est déjà pas si mal...
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