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En trois romans;
La Sirène rouge,
Les Racines du mal,
Babylon Babies, Maurice G. Dantec, apôtre du neuropolar, nouveau Messie psycho-décadent, est devenu un mythe vivant. En un essai, son journal polémique :
Le Théâtre des opérations, il a été conspué, agoni d'injures, mis au ban de la noble société des gens de lettres. Pas perturbé pour autant, Dantec, dont on attend avidement la sortie du quatrième roman clôturant les trois premiers opus livre ici la version 2001 de son désormais célèbre
Journal métaphysique et polémique. Les amateurs de l'imbrication SF de philosophie et de techno-sciences y trouveront quelques pistes supplémentaires sur la genèse du roman à venir,
Liber Mundi, les autres pourront s'y délecter des traits ultra-acérés que décoche sans ciller l'auteur, exilé depuis 1998 au Canada et jugeant depuis cette base outre-atlantique l'histoire et la culture mondiales.
Tout y passe : le moins bon comme le pire , la politique politicienne des fantoches de L'ONU et de l'Europe, la philosophie frelatée, la musique appauvrie, la littérature trahie. Ce "journal", tout sauf intime, se décline comme une déclaration de "guerre totale" envers les nihilistes ambiants et les médiocrités à la petite semaine. Radioscopie en direct des pulsations d'une époque ayant perdu les pédales où l'homme agonise lentement sous le poids d'une nannoscience omnipotente, cet essai est encore plus provocateur que le précédent, signe évident que Dantec n'a pas fini de faire entendre sa voix. Entre poésie apocalyptique, aphorismes sanglants et bilan thérapeutique continué, le Laboratoire de catastrophe générale donne à voir, comme au travers de rayons X(-files ?) le processus d'une écriture acharnée, qui colle aux basque du réalisme et lacère à tout-va le grand mou indifférencié de la vie ordinaire afin d'en exposer la chair avariée par la grâce de néologismes et mots-scapels étincelants. On en ressort broyés de lucidité mais aussi résolument orientés vers cette ligne d'horizon, anticipée et décryptée, où aura lieu l'ultime combat. --Frédéric Grolleau
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Quatrième de couverture
« Le post-humain de ce début de XXIe siècle est donc un simple animal doué de raison. Il est le sursinge capable très bientôt d'interconnecter les cellules de son cerveau avec des machines logiques à hautes performances. Bref un chimpanzé jouant avec une machine à écrire. Autant dire que ses probabilités de produire ne serait-ce qu'une ligne de Shakespeare, ou de Baudelaire, résistent à tous les ordres de grandeur.
Car avant de produire le post-humain, encore faudrait-il savoir former un homme.
Certes, l'humanité est foutue, elle a le choix entre des cultures sans sociétés - donc sans (bio)politique - et des nations sans cultures (donc sans métaphysique) ; entre des individus aux solitudes inutiles, massifiées, et des communautés aux droits et aux rituels absurdes ; entre l'intensification des pouvoirs de surveillance cyberphotonique et de contrôle génétique de la Machine et le retour aux "âges d'or" proto-industriels ; entre le vidéodrome totalitaire et l'émeute hyper-spectaculaire ; entre le simulacre et le néant. Mais ce que le Centre de Commandement métalocal et hyper-corporatif entreprend désormais, c'est l'extension du contrôle dans le théâtre cellulaire et biotopique interne des individus, désormais noeuds coextensifs du réseau des nanomachines, vecteurs fissiles de la communication publicitaire totalisée, micronisée, cybernétique et iconique. Aussi l'individu en quête de liberté créatrice ne pourra faire l'économie d'une méthode de survie de la conscience conçue comme accélérateur de particules, et comme technique d'espionnage biopolitique : évasion, invasion, illusion, simulacre, contre-mesures, localisation, globalisation, virus, anti-virus.
Guérilla métacritique. »
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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