Commentaires client les plus utiles
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26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Incontournable, 11 janvier 2004
Par Un client
Pour moi l'Emile est, encore aujourd'hui, l'un des meilleurs livres qui ait jamais été écrit. Quand on l'a lu, on ne voit plus les choses comme avant : c'est comme si toute notre vision du monde, et notamment celle de l'éducation, était bouleversée. Pendant 600 pages, Rousseau déploie toute sa force de persuasion, et écrit en lettres de feu l'un des ouvrages les plus importants et les plus beaux de l'Histoire. Tour à tour violent, romantique, visionnaire - page 252 : "Nous approchons de l'état de crise et du siècle des révolutions" - éloquent, lyrique, ironique, et bien sûr philosophe et théoricien, il traite de toutes les grandes questions de pédagogie, et pose les fondements de l'éducation naturelle et moderne. Tout au long des cinq livres qui constituent l'ouvrage, le lecteur s'enrichit ainsi de celle qu'il donne à son élève imaginaire - Emile - et le suit, de la naissance à 25 ans, dans toutes les grandes étapes de l'éducation. L'importance de l'allaitement maternel, les caprices de l'enfant, l'éducation sensorielle, physique, professionnelle, morale, religieuse et conjugale, tels sont certains des grands thèmes qui sont abordés. Mais là sans doute n'est pas le principal : la force de Rousseau, c'est de redonner à l'enfant - et à celui que nous avons été, et que nous sommes toujours peut-être - la place qui est vraiment la sienne : à chaque âge, en fait, correspond sa leçon, ou plutôt son exercice... A sa publication, l'Emile - et notamment la Profession de foi du vicaire savoyard, que certains fanatiques et dogmatiques aujourd'hui devraient relire - s'attire les foudres de tous les gens en place : aristocrates, religieux, médecins, parlementaires, philosophes,... Le livre est condamné à être lacéré et brûlé, l'auteur est brûlé en effigie, et décrété de prise de corps. Celui qui inspirera Goethe, Laclos, Chateaubriand, Beethoven, Stendhal et Tolstoï, pour ne citer que ceux-là, commence alors sa vie de proscrit, et se réfugie où il peut... Pourtant, Marie-Antoinette suivra très tôt ses principes, et ne sera pas la seule. Aujourd'hui, presque 250 ans plus tard, le temps semble s'être arrêté, et l'Emile reste encore d'actualité. "Vivre est le métier que je lui veux apprendre" écrit Rousseau au début de son livre, en parlant de l'éducation qu'il va donner à son élève. Et l'amour d'Emile et Sophie - comme celui de Saint-Preux et Julie - résonne encore dans le coeur de ceux qui savent l'écouter.
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21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un grand et bel ouvrage, 15 décembre 2002
Emile ou de l'éducation est un long mais passionnant traité qui prouve la capacité de Rousseau de parler avec profondeur des événements simples. Du fait de son objet, qui est de suivre Emile au fur et à mesure de son enfance, l'oeuvre est fort ample et embrasse tous les champs - l'on sait que c'est en son sein que l'on trouve la célèbre profession de foi du vicaire savoyard. Un grand traité philosophique, aisément accessible par sa forme et son écriture, comme la plupart de l'oeuvre de Rousseau, mais ne manquant jamais de densité, qualités qui font de ce dernier l'un de ceux qui initient le mieux à la philosophie.
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12 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Ouvrage qui foisonne d'idées !, 23 septembre 2005
Par Un client
Cet ouvrage clair et agréable explique comment il faudrait éduquer un enfant dans une société corrompue. Rousseau donne une multitude de conseil mais au fond manque de profondeur philosophique.La lecture est agréable, notre mémoire chargée et surchargée de procédés à appliquer avec les enfants, mais au fond, Rousseau n'a pas su clarifier s'il s'agissait d'un réel enfant ou d'un enfant abstrait.(entre autre...) Partant d'un enfant abstrait, il finit par lui donner un nom, et en fait une personne à part entière alors que sa réfléxion philosophique était censée traiter (et devait être censée traiter) d'un enfant théorique. Il mele alors dangeureusement les conseils d'éducations et la liberté d'Emile. L'éducation est censée prendre en compte le génie propre de l'enfant, or Emile n'est qu'un jouet dans les mains de Rousseau. Emile devient un espèce de mini Rousseau qui comme par hasard adore son maître... La reussite de l'éducation dont semble se vanter bien trop souvent l'auteur obscurcit l'efficacité de ses conseils, et ne permet pas de satisfaire un esprit qui cherchait de la philosophie. C'est un ouvrage intéressant qui mele psychologie,tonalité philosophique et critique de la société. C'est intéressant, mais pas transcendant.
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