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25 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un premier livre... qui fait mouche!!!!!, 21 avril 2004
Au début du roman, on sourit de cette jeunesse dorée qui dépense des salaires mensuels en soirée, ne jure que par Gucci, Prada ou Vuitton, s'étourdit tous les soirs dans des restaurants de luxe, tape les lignes de coke comme on boirait de l'eau minérale... C'est le quotidien de Hell qui méprise royalement ceux qui ne font pas partie de son monde. Hell est Jeune, Belle, Riche ET lucide. Lucide et désabusée. Elle se détruit un peu plus jour après jour pour oublier qu'elle existe. jusqu'au jour ou elle rencontre son double au masculin: Andrea. Avec lui, elle connait la passion, dévorante... Pourtant un soir, tout bascule... Quand on repose le livre, on a une sensation de malaise... et les larmes aux yeux... Premier roman de L.Pille écrit à 17 ans dans un style à la fois fluide, lucide et cynique, il lui promet un bel avenir littéraire. Un des rares livres qui m'ait fait pleurer. A noter: la sortie de son second roman, Bubble Gum.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
L'enfer, en effet..., 14 mai 2008
"Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIè." Voici comment débute le premier roman de Lolita Pille. L'héroïne s'appelle Ella, mais c'est bien trop sage alors elle a échangé son nom de baptême pour Hell (l'enfer, en anglais). Hell a dix-huit ans, elle habite les beaux quartiers de Paris, ne porte que de la marque et pendant cette année sabatique qu'elle a décidée de prendre, ne fait que dormir de la journée pour mieux sortir se défoncer en boîte toute la nuit. Elle a des amis dont elle se fout un peu pour être honnête, et a couché avec les trois quarts de la jeunesse nantie de la capitale. Et puis un jour elle rencontre Andréa, son alter ego masculin, et ils tombent amoureux. Mais au bout de six mois, l'excitation est finie, les voyages en jet privé pour un dîner en amoureux en Italie ne suffisent plus.
Blasée. Rien ne semble atteindre Hell. Même l'avortement qu'elle subit est un fait presque banal.
"T'es en retard, qu'est-ce que tu foutais?"
"Je me suis fait avorter."
Je n'ai pas vraiment aimé ce livre. Je me demande quel était le but de l'auteur, et si il y avait un but, d'ailleurs. Hell n'évolue pas. A la fin du livre, elle explique: "Ma lâcheté m'empêche de mettre fin à mes jours. Je continuerai à sortir, à taper, à boire et à percuter des cons. Jusqu'à ce que j'en crève.". Aucune remise en question, aucune envie de s'en sortir, de devenir une personne meilleure. Il est donc très difficile de ressentir de l'empathie à son égard. Et ça n'aurait pas été une mauvaise chose, car il est déjà impossible de s'identifier à elle quand on vit dans le vrai monde où on doit trimer pour chaque centime gagné. Il est impossible de se sentir désolé pour elle. Elle fait partie de ces privilégiés qui, s'ils le voulaient, pourraient faire de grandes choses car ils en ont les moyens, et pourtant ils préfèrent dépenser leur argent dans des bouteilles de champagne hors de prix qu'ils vomiront le lendemain au réveil.
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26 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Enfin !, 1 septembre 2002
Enfin un livre accessible, qui se lit aussi simplement que les personnages sniffent les traits de cocaïne. Ceux qui diront que le personnage se prend pour quelqu’un de lucide n’ont à mon avis rien compris au livre. Le livre s’évertue à nous faire part d’une immaturité et d’un aveuglement le plus paroxystique en son genre. Cette soit disant lucidité n’est qu’une âpre ironie de plus. Ceux qui pensent que c’est encore une petite bourgeoise friquée qui n’a que n’a que ça à faire dans sa vie de se plaindre, sont dans le même état d’esprit que cette population extra terrestre que Lolita Pille décrit d’une façon bouleversante. Alors à tous ceux qui ont un regard méprisant sur les phrases mal orthographiées, mais qui sécrètent du venin lorsqu’ils lisent dans un livre un mot qu’ils ne comprennent pas, ce livre vous appartient et parle de vous. On aura beau dire que L. Pille a (certes) une écriture quelque peu torturée, ça n'a jamais choqué personne dans du Céline ou du Proust. Alors trêve de bavardage et d’hypocrisie, ne soyez pas vous non plus une Muse du dieu Paraître et sachez aller au-delà des mots pour recevoir ce que nous offre ce jeune auteur : ses maux, ses espérances, ses désirs et ses cris et surtout son expérience. Si Lolita avait voulu vous choquer, elle aurait pu s’attarder sur les croustillants détails de ces befores tendances avant les virées nocturnes. Quant à ceux qui ne voient dans ce fabuleux roman un alignement pathétique d’anecdotes insipides, alors excusez moi, mais le style plutôt simple de L. Pille semble vous être encore un peu sibyllin. Elle vous décrit son quotidien, sa vie, elle vous fait part d’elle même, de son elle, de son hell. Elle même souffre de se ses anecdotes plates et insignifiantes, mais la seule différence entre ce que vit son héroïne et la réalité, c’est que c’est condensé en quelques courtes pages, et que en tant que lecteur, on ne peut pas aller sniffer une latte pour oublier et se calmer, on est obligé de tout se prendre dans la gueule : cette description d’un monde qui n’est plus celui des hommes.
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