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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Raisons d'espérer, 15 mai 2008
J'avais lu son premier ouvrage, lequel je n'avais pas vraiment aimé, sauf le chapitre sur son voyage au Kenya. En revanche, ce deuxième livre est beaucoup plus intéressant et rassemble les idées du candidat démocrate sur pas mal de sujets. Contrairement à Hillary Clinton, dans ses mémoires, il n'élude pas les questions comme celles de la peine de mort ou encore de l'avortement.
Un trait que j'ai beaucoup aimé dans ce livre est qu'il ne parle pas en théorie mais prend des exemples concrets pour étayer ses pensées. D'aucuns diront qu'il cède au populisme mais c'est aussi la preuve qu'il n'est pas encore complètement détaché de la base. J'avoue que, parfois, certains propos relèvent encore de la naïveté mais ils n'entachent pas le reste des pensées.
J'aime également le fait qu'il replace les USA dans son contexte historique, depuis ses pères fondateurs. Il adopte également une position sur l'action positive et la question des "minorités visibles" [aux USA, elles sont mêmes des minorités en quête de devenir majoritaires] qui est pragmatique et dénuée de ranc½ur vindicative. Cette approche a sans doute plus de chances de succès.
Bref, c'est un livre à lire. Pour les juristes, le chapitre sur la constitution américaine est assez intéressant même s'il n'y a rien de révolutionnaire. Maintenant, comme pour tous les hommes et femmes politiques, la question est la suivante: s'il est élu, mettra-t-il en oeuvre cette nouvelle conception de la politique?
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Obama Sénateur, 1 janvier 2009
Dans la préface de L'audace d'espérer (que j'ai lu en anglais), Barack Obama mentionne une journaliste qui lui dit avoir aimé son premier livre, Rêves de mon père. Elle ajoute cependant, « Je me demande si tu pourras être aussi intéressant dans le prochain que tu écriras. » Le sens qu'Obama prête à ce propos, c'est que celle-ci se demande s'il écrira avec autant de franchise maintenant qu'il est sénateur ou s'il sentira le besoin de peser ses mots pour éviter la controverse.
À mon sens, Obama surmonte ce défi efficacement. D'autre part, il n'a pas tout dit dans Rêves de mon père. En effet, depuis ce premier récit, onze années se sont écoulées durant lesquelles Obama a entamé une carrière politique. Il raconte ce que c'est que de mener une course électorale, puis ce que c'est que d'être sénateur - le travail requis, les contraintes du poste... Ce livre est moins autobiographique que le premier, consacrant une part plus importante à proposer des solutions concrètes aux nombreux problèmes de la société américaine (insécurité économique de l'Américain moyen, inégalités sociales, lacunes en éducation et en soins de la santé...). Il n'en demeure pas moins fascinant à lire.
Obama est doué pour l'écriture, et je veux déjà lire son prochain livre, à paraître après sa présidence, je présume.
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14 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un livre trop long qui révèle cependant le rêve américain, 9 mai 2007
Barack Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii. Ses parents sont alors de jeunes étudiants. Son père, économiste est Kenyan, sa mère des¬cendante de Jefferson Davis, le prési¬dent des États Confédérés d'Amérique et également d'ascendance Cherokee. Ses parents divorcent alors qu'il n'a que deux ans. Son père repart au Kenya et ne reverra qu'une seule fois son fils alors âgé de 10 ans avant de mourir en 1982. Sa mère se remarie avec un étudiant originaire d'Indonésie et la famille emménage à Djakarta où Maya, la demi-saeur de Barack Obama, naîtra. Barack vivra 4 ans, de 1967 à 1971 en Indonésie. À l'âge de 10 ans, il revient à Hawaii vivre chez ses grands-parents, un couple mo¬deste, pour s'assurer une meilleure scolarité qu'en Indonésie. Plus tard, sa mère le re¬joindra. Obama est scolarisé à l'école Punahou, un prestigieux lycée où fut inscrit au¬trefois la famille royale d'Hawaii. L'auteur candidat démocrate aux élections présiden¬tielles américaines de 2008 raconte cette enfance dans son autobiographie "Rêves d'un père", celle d'une adolescence torturée, enfant à la peau noire dans un monde de blancs, en quête de ce père mythique, économiste brillant mais qui finit sa vie alcooli¬que et se tue accidentel¬lement. Autant ce premier livre m'était apparu comme ouvrage fondateur de la démo¬cratie américaine, autant ce dernier livre qui me fut recommandé à Boise, Idaho, est vraiment triste et décevant de de stratégie politique avec moult exem¬ples : Quid de la manière de copier les Républi-cains pour leur souffler des voix ? Quid du prix du billet d'avion pour se déplacer en campagne dans un jet privé d'ami au prix d'un vol régulier première classe ? etc.... autant dire des anecdotes sans grand intérêt où les redondan¬ces fluctuent à n'y pas croire. Pourtant cet homme tient véritablement entre ses mains l'espoir de tout un peu-ple, que Madame Clinton ne peut satisfaire. Mais malgré le sous-titre : « pensées pour recouvrer le rêve américain » le livre est un voyage au centre des petits tracas de cam-pagnes et des volontés marketing de prise de pouvoir. Nous som¬mes loin des grands idéaux que les démocrates comme Edward Irving Koch, ou plus couramment Ed Koch, le fameux maire de New York. Un livre, où l'espoir se couvre de rappels constant à l'argent qui finance les campagnes, bien trop long et sans grand in¬térêt. « Barack » si-gnifie « béni » en Swahili (groupe de langue ban¬toue de l'Afrique de l'Est). Cet ouvrage est bien loin des spiritualités que le qualifica¬tif qu'il exprime. Préfé¬rez la relecture du « Dreams from my father ».
Frédéric M. Bontemps
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