Télérama
C'est un roman « Vespa », un de ces petits engins pétaradants qui se faufilent dans les embouteillages (le passé très secret) et vont s'écraser contre un mur (la vérité douloureuse). Gianni, est un homme comblé : auteur à succès de livres pour la jeunesse, il a jolie femme, bel enfant, appartement superbe. Il rencontre un type crasseux, louche, qui connaît tout de lui et le menace d'un revolver. Obligé d'entendre les confidences de l'étrange bonhomme, il va voir sa vie, si stable, si parfaite, se fendiller. Gianni a besoin d'air, il enfourche sa Vespa, et se réveille à l'hôpital, contraint à la réflexion, au pardon... La Force du passé, malgré son titre un peu bidon, se lit à toute allure, et déclenche des fous rires. Sandro Veronesi, brillant, et son pauvre bougre de narrateur ont l'humour salvateur. --
Martine Laval
Quatrième de couverture
Une semaine d'été à Rome. Un quadragénaire tranquille, qui gagne sa vie en écrivant des livres pour la jeunesse, est contacté par un étrange chauffeur de taxi, qui le persuade d'écouter une "folle" révélation : le père de l'écrivain, récemment décédé, n'était pas le général démocrate-chrétien et bigot qu'il croyait, mais un espion russe au service du KGB. Dès lors, le bouclier protecteur que le héros avait construit autour de sa personne et de sa famille commence à se fendiller ; et bientôt sa dernière illusion s'écroule, celle d'une paix coujugale poursuivie pendant des années. Confronté à l'image d'un père différent (un espion ?), d'une femme différente (infidèle ?), d'un passé différent, l'écrivain découvre, ou soupçonne seulement, qu'il n'a rien à voir avec celui qu'il pensait être. Sandro Veronesi a su monter une irrésistible machine littéraire qui tient du thriller et dépeint à travers une multitude de situations comiques et grotesques l'incroyable Italie d'aujourd'hui. Ce roman, immense best-seller en Italie, a été couronné en 2000 du très prestigieux prix Campiello, ainsi que du prix Viareggio Rèpaci.
Né à Florence en 1959, Sandro Veronesi vit à Rome. Il a publié plusieurs romans et chroniques, dont un titre traduit en français, Les Vagualames (10-18, 2002).
"Sandro Veronesi est le plus grand écrivain italien de sa génération, de la suivante et de presque toute la précédente. C'est ce que prouve, s'il en était encore besoin, son nouveau roman. » Corriere della Sera « La Force du passé se dévore de la première à la dernière page, et l'on aimerait qu'il ne se termine jamais. Ce n'est pas rien. » Media « Ne laissez pas ce roman vous échapper. » Marie-Claire