Présentation de l'éditeur
Note de lauteur :
« Le jeune Benjamin Franklin, lors de sa première visite à Londres en 1725, a formellement sollicité par lentremise du physicien Henry Pemberton, une entrevue avec Sir Isaac Newton, entrevue qui ne répondit à ses attentes. En 1730, Franklin publia dans la Gazette de Pennsylvanie labondant récit du procès dune sorcière auquel il avait assisté à Mount Holly, New Jersey. Bien que la plupart des historiens saccordent à ny voir quune satire, jai décidé de prendre son auteur au mot.
Enfin, même si la question de la sorcellerie nexerçait pas de fascination particulière chez Newton, il nen a pas moins déclaré que la croyance en des esprits malins nétait que simple désir de lesprit. »
Le roman :
Le récit commence en 1688. Jennet a douze ans. Elle est la fille de Walter Stearne, le célèbre chasseur de sorcières. Elle voue une immense affection à sa tante, Isobel, une passionnée de sciences et grande admiratrice de Newton qui se voit accusée de sorcellerie parce quelle a réussi à expliquer certains phénomènes naturels tenus jusque-là pour divins. Résolue à laider par tous les moyens, Jennet part à Cambridge dans lespoir de convaincre Newton de venir témoigner au procès dIsobel. Cependant elle échoue. Isobel est brûlée vive et Jennet se jure de consacrer sa vie et son combat à labolition de la loi contre la sorcellerie.
Ce roman, largement inspiré par le Philosophiae Naturalis Principia Mathematica, à la fois autobiographie fictive, récit épique et « exercice dapologétique newtonienne », nous emmène aux origines de la rationalité occidentale, absurde, contradictoire dans linterprétation quen ont les hommes à ses balbutiements mais déjà promis à un statut quasi divin et toujours inébranlable. Le roman tente de saisir pourquoi, à la même époque, pouvaient cohabiter à la fois des gens qui brûlaient des sorcières et les premiers scientifiques. Morrow, grâce à sa prose enjouée, cocktail détonant de poésie et de philosophie, pénètre ces esprits du XVIIe siècle et offre ainsi une relecture de notre monde que nous croyons si rationnel parce quancré sur des bases scientifiques. Le récit des aventures de Jennet est savamment entrecoupé de réflexions sur létat de monde et sur celui de la philosophie aujourdhui. À ce titre le roman est un fascinant exercice de style. La fiction prend toute sa tension dramatique et son pouvoir de résonance à travers la lecture que James Morrow fait de notre histoire.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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L'auteur vu par l'éditeur
Né en 1947, diplômé dHarvard, James Morrow a retenu de ses études supérieures littéraires, en particulier de sa découverte de Camus et Voltaire. son goût pour le roman philosophique et satirique, et aime à se considérer comme un « pèlerin ironique »
À la parution de
La Grande Faucheuse qui vient clore sa trilogie sur le corpus dei (Au diable Vauvert 2000), il déclarait « Dieu ma mis sur Terre pour que je passe ma vie à élaborer des théories prouvant quil nexiste pas. » Doté dun solide sens de lhumour, il écrit depuis toujours des romans iconoclastes, drôles, qui sapparentent plus à des contes voltairiens quà des allégories philosophiques.
Auteur de plusieurs roman traduits chez Denoël Présence du futur et Jai lu SF, Morrow accède à la reconnaissance en obtenant pour son roman
En remorquant Jéhovah (Au Diable Vauvert 2000) le World Fantasy Award 1995, lun des prix littéraires les plus prestigieux au monde dans le domaine de la SF.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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