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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Partez en croisade, 7 février 2009
Si vous vous intéressez à cette région, le moyen orient, et à cette période, les croisades, précipitez vous sur ce livre ! Une vision certes subjective, puisque appuyée sur les écrits des...rapporteurs arabes de l'époque, mais sans doute moins que nos chers livres d'histoire. Le style, par ailleurs "romancé" de l'écriture, nous permet de traverser ce "pavé" avec un réel plaisir !
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36 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
FONDAMENTAL, 28 mai 2005
Il était important d'écrire un tel ouvrage, puisque nous n'avons jamais eu que la version "croisée" de ces expéditions déméntes qui entrainaient seigneurs de guerres, soldats, chevaliers, princes, hommes d'église mais aussi aventuriers, mercenaires, condamnés de droit commun,chercheurs de fortunes, mercenaires, femmes, enfants, vieilards !! Les motivations de tous ces gens étaient diverses : religieuses, quête d'absolution, mais aussi soif de pouvoir, recherche de biens et de terres, de combats pour "fendre" du sarazin avec la bénédiction de l'église. Les croisades rapportées du côté "envahisseur" sont extrêmement bien documentées (cf sur ce site les ouvrages remarquables de R. Grousset, ou de G. Bordonove). Comme vous le verrez ces deux auteurs restent totalement impartiaux vis à vis des belligérants. Jamais de parti-pris. C'est également le tour de force réussi par A. Maalouf. Saluons tout d'abord son EXCEPTIONNELLE DOCUMENTATION : vous la découvrirez au fil de pages : les différentes dynasties arabes, turques, seldjoukides, sont un véritable enchevêtrement ou le lecteur se perd plus d'une fois. Les faits sont rapportés avec une exactitude historique qui correspond parfaitement à celle des auteurs précédemment cités : les divisions et les luttes fratricides du monde arabe, les violences des deux camps, la sauvagerie de certains croisés (au moins ce fait est assez bien rapporté dans "Kingdom of heaven", mais c'est bien tout). Imaginez une horde de 100 à 300 000 êtres, qui traversent des contrèes hostiles ou non : c'est qu'il faut nourrir tout ce monde ! Alors on reçoit (cadeaux de complaisance pour hâter le passage de la troupe loin de ses terres), on prend, ou on pille, pour survivre et réaliser cet incroyable voyage ! Mais A. Maalouf décrit aussi sans complaisance les divisions, les fausses alliances, les armées de secours arabes qui rebroussent chemin, contre un enemi toujours inférieur en nombre absolu, mais décidé, et au moins au début de ces "épopées", plus courageux, et ingénieux (machines de guerres, fortifications érigées rapidement pour protéger les acquis). Plongez dans le temps, et regardez Godeffroy, et tous ses contemporains plus forcémment comme des conquérants, mais peut être un peu plus comme des envahisseurs.
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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un très bon résumé de l'époque, desservi par une entrée en matière polémique, 3 mars 2007
Ce livre, concis et très bien documenté, est à conseiller. Il faut toutefois avertir le lecteur sur un point : la description de la "barbarie franque" est exagérée. Pas les faits eux-mêmes, mais la présentation : le quatrième de couverture ne porte que sur le premier chapitre du livre. Pour cette réédition, le sous-titre "la barbarie franque en terre sainte" renforce la confusion.
En effet, après avoir souligné le fait qu'effectivement, l'invasion franque s'accompagne de massacres, Amin Maalouf décrit les causes de son succès : l'incapacité des Turcs à s'organiser, la rivalité avec l'Egypte Fatimide, l'instabilité politique : une guerre de succession à chaque changement de souverain !
Le livre décrit ensuite très bien l'implantation franque en Terre Sainte, ainsi que la découverte par les croisés de la culture arabe et de leur entrée dans le jeu politique (soutien aux Assassins...)
Le dernier chapitre en particulier, est le plus intéressant de tous : en comparant les sociétés de l'époque, franque et arabo-turque, Amin Maalouf n'oppose pas des barbares à des civilisés, mais décrit les symptômes de la décadence du monde musulman, dont les effets ne se feront sentir que des siècles plus tard.
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