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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Tragiques destins, 9 mars 2006
Raymond Feist fait partie sans l’ombre d’un doute des auteurs de fantasy indécrottables, ceux qui se sont inspirés de Tolkien pour créer de longues séries à succès. Tout part de « La Guerre de la Faille » (appelée Chroniques de Krondor par l’éditeur poche) : Feist y met en scène une guerre acharnée entre deux mondes, l’un venant conquérir l’autre pour les richesses en métal dont lui-même est dépourvu. Cet épisode sanglant est décrit par les yeux du peuple agressé et donne quelques-uns des personnages les plus connus de l’auteur (Pug, Jimmy les mains vives,…). Feist va ensuite avoir l’idée de raconter le même événement par le point de vue du peuple conquérant, et va s’associer à Janny Wurts, artiste aux multiples talents, pour y parvenir. La trilogie de l’Empire se déroule sur Kelewan, univers sorti de l’imaginaire de Raymond Feist s’inspirant très largement du Japon médiéval. La vie de l’Empire de Tsuranuanni est rythmée par le jeu du Conseil, un savant tissu d’intrigues, d’alliances et de trahisons que les grandes familles nobles ont l’habitude de pratiquer. Tous les coups sont permis à condition que le chef de famille préserve l’honneur de sa maison. Mara des Acoma a issé sa famille parmi les plus respectées de l’Empire et s’est vue accorder le titre très honorifique de « Pair de l’Empire », ce qui n’a fait que renforcer son influence et son prestige... ainsi que l’avidité de ses ennemis. Les tentatives d’assassinat perpétrées par Jiro des Anasati se multiplient et la tension croit entre les partisans du changement menés par Mara et les partis traditionalistes. Au bord de la guerre civile, Mara conduit l’Empire sur la voie de la modernité. Si les retournements de situation sont toujours aussi nombreux et percutants, une certaine lassitude s’installe au cours de la lecture, les deux auteurs reprenant le schéma des narratifs des deux tomes précédents, à savoir une situation tendue et dangereuse à laquelle succède un jeu de manipulations politiques démontrant l’habileté et l’intelligence du protagoniste principal. Maîtresse de l’Empire poursuit également la critique de valeurs sociales d’un autre âge tel que le féodalisme ou la domination des femmes par les hommes, sans beaucoup de finesse finalement, ce qui peut finir par porter sur les nerfs à la longue. Au demeurant, la maîtrise de Feist et Wurts est suffisamment bonne pour tenir le lecteur en haleine tout au long du récit. Un bon roman d’aventure dans un univers d’inspiration orientale, c’est ça qu’il faut retenir. Extrait : « Nos souverains ont soif de pouvoir pour l’honneur, pour le prestige, pour leurs propres plaisirs, sans penser aux souffrances des sujets qu’ils gouvernent. »
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Du grand Feist, 10 mai 2007
Ce derniet volet achève de façon magistrale le cyle "La trilogie de l'empire". J'ai dévoré les deux premiers tome. Là, une fois de plus, c'est avec un vrai bohneur que je me suis plongé dans ce livre qui nous tient en haleine de bout en bout.
On retrouve ici une Mara toujours inventive, beaucoup plus meurtrie et qui doit faire des sacrifices douloureux pour avancer et faire triompher sa cause. Elle est à la fois diplomate, guerriere, mère, révolutionnaire (voir sa remise en cause de l'esclavage dans une société extrémement traditionnaliste et attachée à ses valeurs archaïques) , chef de clan, amante etc ... Avec beaucoup de difficultés, ses adversaires ont appris maintenant à la respecter et même à la craindre car elle sait rendre coup pour coup, elle, simple femme, dans un monde hautement matchiste. C'est un vrai régal de voir tous les trésors d'inventivité et de ruse qu'elle déploie démontrant ainsi que la force brutale n'est pas toujours un atout. En fine tacticienne, elle renverse les alliances, surprend pas ses audaces et fait douter les puissants.
La fin est un peu convenue, voir Hollywoodienne, mais il faut bien que l'histoire se termine, et ce n'est rien à cotés des 3 pavés (plus de 2200 pages) que constitue ce cycle magnifique. Oui, c'est vraiment du très bon Feist que je vous invite à lire sans hésiter. Si vous avez aimé Pug l'apprenti et le cyle de Kondor, vous ne serez pas décus par cette trilogie. Je n'ai pas du tout accroché avec le cycle "Les nouvelles chroniques de Kondor" (très moyen), mais là c'est du grand Feist comme on l'aime.
Allez-y, n'hésitez pas, le voyage en vaut vraiment la peine. Bonne lecture.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tout simplement génial, 4 mai 2007
Après avoir acheté le premier tôme par pure curiosité dans une librairie concurrente, je me suis empressé d'acheter le tome 2, que j'ai dévoré en 4 jours (il fait tout de même plus d'un millier de pages en format poche).
Ce troisième volet de la trilogie est simplement extraordinaire, pratiquement pas de temps mort, on se doute de la fin, mais c'est la façon d'y arriver qui est géniale!
Enfin, je vous le recommande, la petite dame des Âcoma à des ressources et va vous tenir en haleine!!
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