Commentaires client les plus utiles
|
|
33 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Un joli coup marketing qui sonne creux , 18 janvier 2008
Le storytelling, ou les techniques modernes de formatage de l'opinion. Le thème était alléchant, la couverture est excellente, mais le livre ne l'est pas. Les pistes de réflexion passionnantes qu'il contient ont été tracées par des auteurs américains. L'auteur a la correction de les citer, mais pas le courage de les imiter. On attendait un décryptage du storytelling à la française. Il est promis, annoncé, et il ne vient jamais, si ce n'est tout à la fin, en abrégé.
Résultat, on lit un travail de troisième main. Storytelling repose sur des citations de citations, c'est à dire des extraits de journaux US reproduisant les propos d'experts US ayant lu des travaux de chercheurs US. L'auteur s'efforce de le faire oublier en adoptant un style sophistiqué, mais la ficelle est grosse.
|
|
|
17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le récit comme instrument de contrôle, 17 janvier 2008
Je viens d?achever la lecture du très enthousiasmant Storytelling de Christian Salmon (storytelling = l?art de raconter des histoires (sans valeur péjorative du terme) ; l?auteur met à jour un mode de communication très utilisé, parfois inconsciemment : la narration. Le storytelling repose sur le récit, la narration, lesquels ont le pouvoir de constituer une réalité si elles sont convaincantes, en particulier pour le destinataire, le lecteur (par ex., les success stories, ces histoires de héros et héroïnes qui rendent le succès possible et construisent notre monde).
La mise en récit n'est pas la photographie servile d'une réalité extérieure, elle contribue à structurer cette réalité ; c'est ce sur quoi un économiste de la Banque Mondiale, Steve Dening, s'est appuyé à partir du moment où il a réalisé que :
les arguments rationnels n'ont plus de prise sur les salariés et que les méthodes traditionnelles de communicaton (notes de synthèse, conférences, systèmes de visualisation powerpoint, check-lists...) se révèlent inopérantes, alors même que le volume et le flux des informations ne cessent de croître et que leur vitesse de circulations s'accélère.
Avec le storytelling, il ne s'agit pas de séduire ou de convaincre, mais de produire un effet de croyance en particulier au travers des des modèles de conduites et de valeurs intégrésen leur sein. Comme l'écrit l'auteur :
Les gens ne veulent plus d'informations. ils veulent croire - en vous, en vos buts, en votre succès, dans l'hisoire que vous racontez. C'est la foi qui fait bouger les montagnes et non les faits. Il peut sembler à certains qu?une dérive apparaît à partir du moment où les récits deviennent un substitut (qualifié de dangereux par l?auteur) aux faits et aux arguments rationnels.
Le récit peut à l'extrême, être perçu comme instrument de contrôle Il écrit plus loin : « Dans l'entreprise éclatée, soumise aux aléas boursiers et aux menaces de délocalisation, où tout horizon de carrière s'est effacé quoi de plus naturel en effet que de "se sentir à l'orée d'un merveilleux changement" ? Quoi de plus engageant que la promesse d'un récit merveilleux »
|
|
|
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Des histoires...encore des histoires., 5 janvier 2009
Quel est le lien entre un homme politique, un responsable marketing, un homme d'affaires, un soldat en Irak, un journaliste, un meneur d'hommes: Christian Salmon nous dis que les histoires sont leur point commun !
Les histoires, plus précisément les récits.
Tous nous racontent des récits, de petites histoires pour motiver une équipe, pour embellir et faire rêver un consommateur, pour faire participer un électorat, etc.
Christian Salmon nous dépeint à travers de multiples exemples précis le back-office d'élections présidentielles aux US ou en France par exemple, la préparation de discours d'entreprise pour faire accepter un plan de licenciements, bref donner du sens à des chiffres, à des arguments qui pourraient paraître trop lisses ou pas assez vendeurs.
Les histoires permettent selon l'auteur d'enjoliver, de "cosmétologier" la vie en entreprise, la vie à travers les médias, la vie politique.
Pour ou contre cet avis, il n'en reste pas moins que ce livre permet de prendre du recul au vue de ces éléments.
A travers le concept de « storytelling organisations » - lieu de travail, écoles, service public, groupe religieux- ce livre nous permet de comprendre que nous sommes au centre d'un récit global qu'on le veuille ou non et que le storytelling est à la fois un outil de communication, de motivation, un outil marketing, un instrument de gestion du personnel, un régulateur de relations sociales, etc.
Je ne trouve pas que l'auteur nous donne son avis sur le fait que le storytelling soit bon ou mauvais, mais au moins il met des mots sur un concept de communication qui semble global et transversal à de multiples domaines d'activités.
|
|
|
Commentaires client les plus récents
|