Présentation de l'éditeur
Près de douze années se sont écoulées... L'histoire débute fin février 1917... Alors que grondent les prémices de la Révolution d'Octobre, au cours d'une houleuse manifestation dans les rues de St-Pétersbourg, Sophaletta, comtesse-putain, à présent propriétaire de la maison Goloubinovna, sauve la vie de Kitty, jeune correspondante d'un journal britannique. Les deux femmes deviennent amies... amantes, même ! Mais où sont donc passées les "larmes de la Tsarine", ce somptueux bijou légué par le défunt comte Sergueï à la fille bâtarde qu'il n'a jamais connue ? Et le méchant Doubrov, que l'on croyait dévoré par les loups... Ne serait-ce pas lui qu'on aperçoit dans le port de Queenstown ?
Oh ma Sophie ! Ton destin est farceur et n'a pas dit son dernier mot !
Mais face à ce déferlement de haine trop longtemps contenue, charriant ses ruisseaux de sang dans les rues de Petrograd, que peux-tu faire sinon espérer saisir à temps la main tendue d'un vieil ami ?
Quatrième de couverture
" Non, ce n'était pas le bon jour pour sortir prendre l'air ! La neige, ce froid de février, si vif et tous ces agités dans les rues... Pas le bon jour, vraiment ! On aurait dû se méfier... Parce que les signaux d'alerte ne manquaient pas : ce vacarme dehors, Kitty Darling qui nous refait son habituel cauchemar, le breakfast qui n'arrive pas, les excuses gênées du directeur de notre hôtel, ce petit oiseau noir tremblotant... La pauvre chose ! Déjà la matinée s'annonçait mal... Enfin l'irruption de tous ces gens énervés dans notre petite chambre... C'est là que j'ai repéré ce grand type détestable, parlant si fort... Le meneur ! Un gueulard au milieu de la foule, mauvais soldat visiblement prêt à changer de bord pour le peuple ou pour le Tsar, en fonction des circonstances ! Vous voyez le genre, isn't it ? J'ai horreur de ce genre d'opportuniste qui attend de voir de quel côté va pencher la balance pour choisir son camp et crier avec les loups... Après leur départ et la mort de ce pauvre colonel, moi je serais bien resté au calme pour rédiger mes articles depuis les salons de l'hôtel Constantinov... même sans petit déjeuner ! Mais Kitty a préféré courir les rues de Pétrograd pour prendre ses maudites photos... That was all really bad idea ! C'est certain, j'aurais pas dû l'écouter... "