Présentation de l'éditeur
Ouvrage historico-ethnologico-sociologique qui met en perspective - à travers, ses règles, ses rites et son folklore - le rôle du service militaire (du point de vu de l'appelé) qui se posait comme une institution formatrice de soldats mais aussi de citoyens et comme le symbole du passage de l'adolescence à l'âge adulte; le déclin de ces fonctions, depuis les années 1960, en même temps que de son rôle strictement militaire... jusqu'à sa disparition prochaine.
Un mot de l'éditeur
La période traitée (1965-2001) commence après la guerre dAlgérie, moment de rupture qui ouvre sur une période de conscription par temps de « paix » où les conflits sont traités sans recourir aux appelés non volontaires. Doù l« impôt du temps » par référence à l« impôt du sang » auquel il sest substitué. En 1965, le service national est réduit à 16 mois, puis à 12 en 1970. Dès lors, le déclin de la conscription est consommé. Mais les mythes sur lesquels repose cette institution la font perdurer encore 35 années. Louvrage est un parti pris de restitutions vivantes des pratiques vécues. Il privilégie les documents (sociologiques, historiques, ethnographiques) et les récits biographiques comme support à lanalyse. Le recours à la fiction entre également dans cette perspective. Les parties de louvrage, qui réunissent un vingtaine darticles, se déroulent selon un rythme correspondant aux trois rites de passage : la séparation, la marge et lagrégation. Lensemble aborde langle des rapports sociaux que les appelés ont entretenu avec la société civile, leur famille et leur vie antérieure, mais aussi avec les autres appelés et la hiérarchie militaire. Il prend également en compte la fonction de la socialisation de cette institution, celle du rite daccession au statut dhomme et dadulte qui lui est traditionnellement attribuée.