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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Déception monumentale, 6 novembre 2007
Jusqu'a présent la force de la série tenait en son scénario, ses dialogues, ses dessins et ses couleurs. Rien de tout cela dans ce tome 8.
1)Le scénario est inexistant, il ne se passe absolument rien avant les 3 ou 4 dernières pages et pour ces évènements de dernière minute les auteurs semblent fort avoir été, facilement, inspirés par un récent film à grand spectacle que chacun devinera.
2)les dialogues habituellement exceptionnels sont très pauvres dans ce tome, très répétitifs. Par ailleurs les batailles de rime, une bonne idée de la série pourtant, sont prétextes à des déclamations au sens pour le moins absurde et sans intérêt derrière la couche de vernis poétique.
3) et 4) mais la vrai déception de ce tome tient aux images. Les dessins sont franchement bâclés (beaucoup de plans lointains pour ne pas avoir à dessiner les détails par exemple, des arrières plan qui disparaissent, etc.), et les couleurs...affligeantes. Habitués des couleurs mirifiques de la série passez votre chemin ! Plusieurs planches sont seulement des nuances de couleur. On devine (du moins on l'espère) que les auteurs ont voulu donner un sens à ces couleurs (le rouge pour le sang des batailles, le jaune pour le lever du jour), c'est toutefois loin d'être une explication qui satisfera le lecteur.
Messieurs les auteurs, reprenez-vous !
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
'Cela ne peut se terminer ainsi!', 18 novembre 2007
Où l'on en vient enfin à faire nez à nez - et le duel de rixme qui va s'engager sera sanglant, pif ! paf ! - avec le Maître d'Armes !
Ce huitième opus - qui n'est, malgré sa fin elliptique, vraisemblablement pas le dernier, met fin à la délicieuse procrastination de la rencontre avec le fameux terrien, tant attendue, mais certes pas à celle du cycle. Pour ne rien révéler de cette suite des aventures de nos canidés rimailleurs préférés, dévoilons seulement : que le deuxième de couverture reprend, là où le troisième du précédent l'avait laissée, la situation délicate dans laquelle s'était placé Eusèbe à l'égard de son interlocuteur sourcilleux quant à l'évocation de certain appendice émergeant du brouillard ; que les mânes de Dumas père seront évoquées lointainement, par le truchement d'un régiment de cadets de Gascogne fort congru ; qu'au chapitre des références littéraires au Grand Siècle, la tonalité racinienne et tragique se taillera la part du lion, même si la primeur de certaine scène d'une célèbre comédie moliéresque ne sera pas sans être jalousement disputée ; que viendront s'y adjoindre moult références aux Humanités, dont les précurseurs latins du Maître d'Arme dans le genre du récit d'exploration sélénite ; ou la bataille finale, ressortissant au renouveau des thèmes homériques chers aux classiques, et qui opposera les troupe du Roi de la lune à son terratique jumeau, et ce non sans évoquer certain épisode héroïque de l'âge d'or lacédémonien...
Si l'on devait regretter une seule chose dans cette merveilleuse série - en est-il de meilleure en langue française, où le pétillement de l'esprit s'allie avec une telle allégresse à l'expressivité du trait et au panache de la couleur ? - ce serait peut-être ce sentiment qui étreint, à découvrir ces nouvelles planches proprement fabuleuses - Masbou nous gratifie de clairs de Terre d-un mordoré sublime, d'un siège à la pourpre d'un inédit dramatique, Ayrolles pousse la richesse de l'alexandrin jusqu'à la surcharge absconse ' que les auteurs semblent presque contraints par l'excellence de leur œuvre : la surenchère dans le jeu des références, dans l'amoncellement des figures de style - lesquelles, comme dans l'œuvre de Wilde, deviennent le véritable moteur performatif du récit, tel évènement semblant amené par le seul goût d'un bon mot - semblent empeser un univers qui perd en chair ce qu'il gagne en virtuosité. Sans doute l'escapade lunaire, étincelante dans l'imagination scripturaire et visuelle, s'est-elle trop prolongée, et nos héros n'ont-ils jamais retrouvé la grâce absolue des premiers épisodes vénitiens ou maltais, inondés de soleil, animés d'un mouvement incessant. Ces trois derniers volumes s'adressent sans doute davantage aux sélénites qu'aux prosaïques terriens, qui perdent la griserie des références familières au récit de cape et d'épée, ou de piraterie, au profit du jeu littéraire et d'érudition, lequel pourrait perdre en chemin son lectorat le moins averti, là où l'une des nombreuses richesses du cycle consistait en sa pluralité de niveaux de lectures.
Mais ¡ Por Dios ! quel trésor - les rimes d'Ayrolles sont les vraies richesse de l'astre lunaire, et pas cet aurum vulgi qui pousse sur ses arbres par brassées !
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5.0 étoiles sur 5
Gyrano ou le pays des chimères ..., 20 novembre 2008
Le voilà enfin ce bretteur terrible, ce héros au coeur gascond et au nez de Cyrano, ce maître d'armes tout de blanc vêtu et vivant au pays des chimères, tout un symbole. Ayroles nous régale d'une culture littéraire foisonnante et utilisée de façon si naturelle qu'elle en semble normale. Nos amis s'allient ce héros de notre enfance pour défendre le royaume contre les visées du Prince Jean aidé par le fourbe Mendoza. Le combat est inégal et semble perdu d'avance comme si un monde d'harmonie ne pouvait survivre à la venue de l'homme !!! Les planches évoquent avec brio les différentes étapes de cet épisode jusqu'au combat homérique final.
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