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Sujet : Ma Yan est une jeune fille de paysans très pauvres du Nord-Ouest de la Chine. Ses parents font d'immenses sacrifices pour lui permettre d'aller à l'école et de réaliser ses rêves les plus chers : trouver un bon travail pour offrir à ses parents une vie plus digne et ne plus souffrir de la faim.
Ma Yan veut prouver à tous qu'elle est capable d'être la meilleure et elle travaille intensément. Un jour, à son grand désespoir, ses parents n'ont plus les moyens de lui payer l'école : tous ses rêves s'effondrent. Sa mère confie alors son journal à des français de passage dans le village. Un grand élan de solidarité va naître.
Commentaire : On est effaré par les conditions misérables de ces paysans et par l'inégalité criante entre l'éducation des filles et des garçons. Le courage de Ma Yan est impressionnant et sa soif d'éducation et de progrès est remarquable. Les confidences de cette adolescente sont très émouvantes.
A travers ce récit exceptionnel, transparaît le déséquilibre gigantesque entre les villes modernes de la Chine et les zones rurales reculées.
On est frappé également par la puissance de la machine éducative chinoise qui, comme le souligne Pierre Haski, « continue de fonctionner au service de l'idéologie officielle, cherchant à produire de bons citoyens communistes. » Ce discours officiel apparaît souvent dans le journal de Ma Yan.
Ce livre constitue un témoignage à faire lire aux adolescents.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
Ma Yan, fille de paysans pauvres du nord-ouest de la Chine, dans la province du Ningxia, apprend un jour que sa famille n'a plus les moyens de l'envoyer à l'école. Elle a quatorze ans, et tous ses rêves s'effondrent. Pour crier sa révolte, elle écrit à sa mère. Celle-ci, bouleversée par ce désespoir, confie la lettre, ainsi que trois carnets contenant le journal intime de sa fille, à des Français de passage dans ce village du bout du monde. Parmi eux, le journaliste Pierre Haski... La bouteille à la mer est arrivée à bon port ! Dans son journal, Ma Yan raconte sa vie quotidienne, à l'école ou dans son village, pendant deux ans. Avec des mots simples, elle trace l'histoire d'une enfance éprouvante, la misère de sa famille, le sacrifice de sa mère qui se tue au travail pour que ses trois enfants connaissent un avenir différent. " Il n'est pas possible de décrire le sentiment d'avoir faim ", écrit Ma Yan, dessinant le caractère " faim " deux fois plus gros que les autres. Pour acheter un stylo, elle s'est privée de pain pendant quinze jours. " Mes difficultés pour avoir ce stylo sont à l'image de toutes nos difficultés. Ma mère m'avait donné de l'argent pour que je puisse acheter du pain. Depuis des jours, je n'avais que du riz jaune à manger. J'ai préféré avoir faim et économiser, et j'ai pu acheter ce stylo. Pour ce cher stylo, combien j'ai souffert ! Mais ce stylo-là m'a donné un sentiment de force, il m'a fait comprendre ce qu'est une vie difficile, ou une vie heureuse. " L'histoire de Ma Yan, relatée par Pierre Haski en janvier 2002 dans Libération, dont il est le correspondant à Pékin, a provoqué aussitôt des réactions de solidarité. La création d'une association a déjà permis à Ma Yan et à une trentaine d'autres enfants des villages voisins de reprendre le chemin de l'école. Le cri du cur de Ma Yan a été entendu.