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Les credo de nos deux funky men sont simples : une économie fondée sur le savoir (sur le "cerveau"), des technologies qui bouleversent les institutions et valeurs traditionnelles - et pas seulement dans les pays dits développés -, une société de l'excédent qui fonctionne en temps réel et est ultraconcurrentielle. Évidemment, l'entreprise funky devient "focalisée", "innovatrice", "hétérarchique", fondée sur un modèle de "dreamanagement".
Ouvrage sur l'entreprise pour le moins atypique, Funky Business se lit avec beaucoup de plaisir : les exemples et les chiffres sont pertinents, l'ouvrage est illustré - non pas de diagrammes, mais de photos de Marx, du dalaï-lama, de jaguar en chasse et d'albatros en vol. Certes, Nordström et Ridderstrale ne sont pas les premiers à analyser les bouleversements liés à la révolution des nouvelles technologies de l'information, mais ils le font en connaissance de cause (Nordström est au conseil d'administration du site-portail Spray) et avec beaucoup d'humour. --Valérie Plomb
La revue Résumés
Préparez-vous à être irrité. Ces deux experts et professeurs suédois au crâne rasé énoncent des vérités que nous n'avions pas vraiment envie d'entendre. Supporters du capitalisme comme on n'ose plus l'être, ils commencent par nous dire que Marx à gagner. Que la bataille des cerveaux est la seule qui vaille la peine d'être menée. Puis ils synthétisent, dans un style où les aphorismes de rocks stars voisinent avec des provocations de PDG, tout ce qui s'est fait de plus dérangeant en management depuis dix ans.
Pour en arriver où ? A nous asséner que " l'insignifiance est désormais plus problématique que l'inefficacité ", qu'il faut exploiter le dernier tabou du monde de l'entreprise : l'émotion. Et ils insistent en soulignant que dans un monde d'excédent et d'excès, " pour réussir nous devons arrêter d'être normaux ". C'est du management, ça ? Oui, c'est une maïeutique managériale formidable. Laissez-vous emporter par leur funk, vous en ressortirez forcément différent.
