Présentation de l'éditeur
1519, la flotte d'Hernan Cortés accoste a
large du Yucatan : les conquistadores découvrent des cités sans comparaison avec ce qu'ils connaissent déjà des mondes américains, dans tes îles des Caraïbes. Mais attirés par tes rumeurs qui courent sur la richesse éblouissante d'un grand empire situé au fin fond des terres mexicaines, ils se détournent du monde maya. Ce n'est que plus tard que des conquérants s'enfoncent dans la jungle d'Amérique centrale. S'offre alors à eux un stupéfiant spectacl
temples, palais, stèles monumentales, vestiges d'une civilisation vieille de plus de 3 000 ans d'histoire, ayant connu son apogée au IXe siècle de notre ère et déjà en plein déclin quand les Espagnols la découvrent. Mais d'or, point. Les cités mayas retournent alors dans l'oubli et ne reviennent réellement à la mémoire des hommes que vers le milieu du XIX siècle lorsque les " découvreurs " comme John Stephens, Frederick Catherwood, Désiré Charnay, Atfred Maudstay mettent fin aux élucubrations romantiques sur cette civilisation. Peu à peu, les archéologues dessinent le vrai visage de la civilisation maya : son écriture hiéroglyphique, la structure de son pouvoir concentré autour de cités-Etats rivales comme Palenque, Copan, Chichén Itzà, Tikal, ses rites " barbares " avec les sacrifices humains, son panthéon complexe, ses rois prêtres, son architecture et son artisanat ostentatoires, sa société très hiérarchisée. Eric Taladoire, archéologue spécialiste du monde maya, fait partie de ces chercheurs : grâce à l'organisation de cet ouvrage et à la richesse de son iconographie, il fait revivre cette civilisation dans toutes les facettes de son quotidien
Biographie de l'auteur
Eric Taladoire est archéologue, spécialiste du monde maya, professeur à l'université Paris I en archéologie précolombienne et membre d
l'unité de recherche " Archéologie des Amériques " du CNRS. Il collabore à de nombreuses revues professionnelles d'archéologie comme le Journal de la société des Américanistes, Traces et Arqueologia mexicana. Il a publié en particulier, en 1997, Art et archéologie de la Méso-Amérique, manuel de l'école du Louvre/Documentation Française. Jean-Pierre Courau : C'est au Mexique qu'eurent lieu ses premiers travaux sur le terrain : photographie et topographie pour la Mission archéologique et ethnologique française, qui l'enverra ensuite au Panama. Il continuera dans la région maya, toujours dans le cadre de la recherche française, puis dans des projets de la Banque Mondiale et de la Northern Illinois University. Il put ainsi collaborer avec des scientifiques comme Alain Ichon, spécialiste des Hautes Terres, Claude F. Baudez, pour la sculpture de Copàn et Eric Taladoire à travers une collaboration toujours présente. En même temps, il transmettait sa technique aux élèves archéologues dans différents pays d'Amérique centrale : Guatemala, Honduras et Panama. C'est d'ailleurs avec ces derniers qu'il reprendra du service dans la selva, sous la houlette de l'Institut allemand d'archéologie, à Bonn