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La liberté des nations. Essai sur les fondements de la société politique et sur leur destruction par l'Europe
 
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La liberté des nations. Essai sur les fondements de la société politique et sur leur destruction par l'Europe (Broché)

de John Laughland (Auteur)
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Descriptions du produit

Quatrième de couverture

Une idéologie est en train de submerger l'Europe et le monde, menaçant la démocratie et les fondements mêmes de l'État de droit, c'est-à-dire la première garantie politique de la liberté.

Elle prétend que les États-nations ne sont plus capables de gérer leurs propres affaires dans une économie moderne interdépendante et que d'autres « entités » - sociétés multinationales, « états-continents » ou unions supranationales, comme l'Europe de Bruxelles - les remplaceront inévitablement.

Cette idéologie détruit les valeurs libérales fondamentales, en confondant la constitution d'un État souverain avec les décisions de son gouvernement, et les lois garantes de la liberté avec les décisions technocratiques.

Elle ignore l'importance du sens de la communauté, essentiel s'il doit y avoir un quelconque débat démocratique et, au fond, présume que la vie politique, comme toute vie humaine, pourrait être dispensée de choix difficiles engageant la responsabilité de celui qui décide.

En Europe, on reprend souvent l'amalgame grossier selon lequel les nations, c'est le nationalisme et que celui-ci mène à la guerre. Ainsi, seules des structures supranationales pourraient empêcher ces nations de se combattre, les pays les plus puissants, au premier rang desquels l'Allemagne, devant être dissous dans les structures européennes, afin de ne plus être une menace pour les autres ou pour eux-mêmes. On voit déjà poindre les résultats de ces admirables calculs... !

Mais cette même idéologie européenne était au coeur de la pensée économique et politique fasciste et nazie de 1930 à 1940 et, comme l'idéologie européenne actuelle, elle préparait déjà la dissolution des « États-nations » et de l'ordre libéral... au nom de la « modernité ».

Cependant, le besoin de tout homme libre d'une vie politique exercée en accord avec des règles claires et loyales est éternel : il ne change pas plus avec le développement technologique que la nature humaine n'a changé avec l'invention de l'automobile...

Synthèse rigoureuse des arguments historiques et philosophiques pour la « Liberté des Nations », cet ouvrage est une démonstration saisissante du lien existentiel réciproque entre la souveraineté des nations et le règne de la liberté.


Détails sur le produit

  • Broché: 333 pages
  • Editeur : Oeil (juin 2001)
  • Collection : Combats pour la liberté de l'esprit
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 286839700X
  • ISBN-13: 978-2868397003
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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5.0 étoiles sur 5 L'idéologie eurochouillarde, 7 mars 2003
Par Jules Théophraste Alexandre de Corvée de Ch..... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 REVIEWER)   
Louvrage de John Laughland fut publié pour la première fois en 1997 en Angleterre sous le titre «!The tainted source of the european idea!» (les sources troubles de lidée européenne). Cest une édition revue, actualisée et augmentée que nous livre léditeur François-Xavier de Guibert, précédée dune préface brillante et utile de Edouard Husson pour mettre en perspective cette lecture britannique de la construction européenne.

Cest bien connu!: lEurope souffre dun «!déficit démocratique!», mais cela tient à sa jeunesse et il faut faire «!plus dEurope!» pour y remédier. Telle est la thèse officielle. En refermant louvrage de John Laughland on se demande si le ver nest pas dans le fruit et si le «!déficit démocratique!» nest pas le moindre mal dune maladie beaucoup plus profonde. Créditons «!lidée européenne!» de ce que son usage par le nazisme et les diverses formes de fascisme naurait été quun accident de lhistoire, bien que des passages comme «!la nouvelle Europe, caractérisée par la solidarité et la coopération entre ses peuples, une Europe sans chômage ni crises économiques et monétaires!» paraissent plus sortis dune brochure de propagande pour leuro que de la bouche de leur auteur!: le nazi autrichien Seyss-Inquart, administrateur des Pays-Bas occupés. Il nen est pour autant inutile de se voir préciser, par ce détour sur notre histoire proche, que la défense de lEtat-nation na jamais un concept de droite et encore moins dextrême droite, fascinée par les aventures impériales fondées sur les communautés de culture ou de religion.

John Laughland nous emmène aux sources des courants de la philosophie politique des pays européens. Au XII° siècle lévêque Jean de Salisbury développe le premier la théorie de létat de droit, à savoir que le prince, indépendamment de toute contrainte du droit civil, nen est pas moins soumis aux contraintes du droit naturel et ne peut se conduire mal. Il agit comme personne publique pour le bien commun (res publica) et non en fonction de ses caprices. Il précédait en cela Jean Bodin en France, qui allait fonder la théorie de lEtat, incarnation et garant du bien commun1, au delà de la personne du Roi, dont la légitimité allait être liée au service de cette idée. A lopposé de laffirmation de lEtat-nation par le droit, le Saint-Empire romain germanique, de Fréderic Barberousse à Charles Quint, ne cessera de vouloir étendre sa puissance pour fonder un empire «!où le soleil ne se couche jamais!». La nation allemande nest pas fondée sur la notion dEtat, mais sur lappartenance à une même culture et à la race germanique. On est Français ou Anglais de par la Constitution, on est Allemand par le sang et la constitution ny est que la «!loi des Allemands!».
Lintérêt de lapproche de Laughland est de faire les liens entre ces différentes conceptions de lEtat et des attitudes différentes envers la notion déquilibre européen.

En incitant ses voisins à abandonner leur construction sur la base de lEtat Nation pour une structure «!apolitique!» purement économique et administrative, lAllemagne sassura sans coup férir la domination de lEurope, car elle est la seule à pouvoir exister sans Etat. Et Laughland de conclure «!Une Europe «!post-nationale!» serait une Europe allemande, dans laquelle lAllemagne dominerait lEurope autant par principe que par sa taille.!»

John Laughland est monarchiste et libéral au sens anglo-saxon du terme,. LEurope nest pas pour lui une construction du libéralisme, qui reposerait sur la liberté individuelle régulée par le droit. Il ny voit quun constructivisme technocratique qui na de libéral que sa vénération pour le veau dor du marché. Se référant à léconomiste libéral Friedrich Hayek, il considère que la société actuelle est beaucoup trop complexe pour pouvoir être régulée par une construction techno-breaucratique et quil faut lui préférer la multiplication des stabilisateurs automatiques quinduit la prédominance du droit. Cest tout à lopposé de lidéologie européenne qui pense que cette complexité du monde peut être réduite de manière autoritaire par des règles
administratives.

Contrairement à son discours, lEurope qui se construit est donc tout sauf libérale!: Elle repose sur une théorie fausse, celle de lacteur égocentrique qui ne peut agir quen fonction de son propre intérêt économique. Véritable déformation dAdam Smith, qui mettait le sens de la justice comme moteur premier de laction de lindividu, confortée par le dogmatisme des économistes néo-classiques pour lesquels le libre jeu des acteurs egocentriques mène à un optimum collectif calculable mathématiquement, le techno-libéralisme européen est aux antipodes du libéralisme humaniste anglo-saxon ou encore de celui défendu par lécole autrichienne quincarna Friedrich Hayek qui a voulu montrer, au contraire, les limites de léconomie.

Le résultat est là!: lEurope nest pas ouverture mais fermeture du monde, cest un ensemble vieillissant, replié sur lui-même. La fuite en avant vers la «!construction européenne!» est lalibi de lincapacité et de la volonté faible des gouvernements qui nont plus le courage de régler les problèmes de leurs propres pays et décident de les fondre dans un ensemble anonyme, autorégulé par la technocratie et léconomie et où la politique se réduirait à ladministration des choses.

Pour sortir de cette vision eurochouillarde, selon John Laughland «!il ne peut y avoir quun seul projet!: adhérer aux principes dune société libre. Cest difficile. Mais la société humaine est instable et imprévisible. Seul le droit, la démocratie et la stabilité monétaire permettent que cette imprévisibilité naturelle devienne intelligible et même stimulante. Au contraire, toute tentative de mettre fin à limprévisibilité par des moyens politiques artificiels est illusoire et contrarie la nature humaine. Après tout, le lieu où toute imprévisibilité est bannie est le cimetière!»
Une sagesse à méditer quand la vénération du veau dor est devenue la loi.
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