Commentaires client les plus utiles
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
un livre passionnant, à faire circuler, 16 avril 2008
Le livre atypique est construit en deux parties, l'une épistolaire et l'autre longue interview.
la première partie comprend les courriers échangés par Martin Hirsch et Gwenn Rosière. Cette dernière, rmiste dans les côtes d'Armor, ne peut se rendre à une réunion d'information sur le RMA. Qu'à cela ne tienne, elle a des choses à dire, et les couche donc par écrit. Sa lettre va faire un sacré périple, car, jugée intéressante, elle est transmise de main en main vers le Haut-commissaire, qui, conforme à son habitude, y répond. Seulement, fait inhabituel, Gwenn Rosière appréciant la réponse, y répond à son tour...et un échange s'instaure.
Autant Martin Hirsch est clair et semble honnête, voir parfois naïf, autant Gwenn est prompte à pointer les failles, les pièges, les critiques qu'il est possible de faire à l'encontre du projet. J'ai été impressionnée par son style, littéraire et percutant, caustique et constructif, ses lettres (parfois ses dessins) sont sans complaisance, mais toujours en tempérant. Le partage de son expérience est un vrai coup de poing, et pourtant il n'est jamais larmoyant, ses critiques du systèmes sont honnêtes et toujours dans une optique de possible amélioration, ce qui change de manière très rafraîchissante des critiques stériles entendues le plus souvent.
En face, Martin Hirsch semble jouer le jeu, et je pense, tenir compte d'un certain nombre de remarque, en récuser certaines, mais toujours en s'expliquant. C'est un échange très riche, passionnant à lire, très instructif lorsqu'il s'agit de comprendre ce qu'est, ou ce que pourra être, le RMA.
La deuxième partie du livre est un entretien entre ledit Hirsch, et un journaliste, Jean-Michel Helvig. On assiste là plus à une forme d'exercice de style, didactique, toujours intéressant, mais parfois un peu scolaire et redondant. Ceci étant, tous les éléments du RMA sont présentés, ses forces et ses faiblesses, ainsi qu'une partie des longues réflexions qui l'ont sous tendu. Plus aride, mais pas moins intéressant.
au final, un livre très très intéressant, qu'on aimerait voir circuler, et qui nous rappelle qu'à part lors de sa sortie, on a très peu parlé de la mise en place du RMA...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
très bien écrit et pédagogique sans être ennuyant, 30 mars 2008
RMIste Gwen Rosière est un jour consultée pour un groupe de travail sur le RSA (revenue de solidarité active), elle ne peut se rendre à ce groupe mais prend tout de même le temps de répondre en joignant à sa lettre un guide du chômeur. La lettre et le guide atterrissent sur le bureau du haut commissaire Martin Hirsch qui prend le temps de lui répondre.
S'ensuivront plusieurs mois de correspondances qui dérouleront les difficultés de mise en place de cette mesure.
Bizarrement, la première chose qui m'a frappée en lisant cette correspondance, c'est le style de Gwen Rosière : un peu moqueur, très impliqué, un brin irrévérencieux et très réaliste. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un lien avec 84, Charing cross road. J'ai retrouvé un l'esprit d'Helen Haff dans ces lettres, même si le sujet, le temps et l'histoire sont totalement différents. En tous cas, Martin Hirsch a eu raison (je suppose que c'est son initiative) de proposer une publication de ces échanges.
Après la forme, le fond. Je dirais que se dévoile un sujet difficile et qui fait peur, parce que sans être larmoyant seulement réaliste, il peut tous un jour nous toucher.
Ce livre est une excellente tribune pour défendre et présenter le projet du RSA. Il est accessible, jamais ennuyeux, jamais technocrate. J'espère qu'il passera entre le maximum de mains.
La correspondance est suivie d'une longue interview de Martin Hirsch (par Jean-Michel Helvig) qui explique plus en détail le crédo du haut commissaire ainsi que son parcours.
Si Jean-Michel Helvig ne peut pas s'empêcher de retourner à ses amours de journaliste politique (comme le note ironiquement Gwenn Rosière dans une lettre qui conclue ce livre), son interview plus longue que ne laisserait aucun magazine passionnante.
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