Présentation de l'éditeur
Dans un monde étrange où le danger se dissimule derrière les apparences de la douceur et de la tranquillité, le petit ninja sans âge de Kurihara se découvre un beau jour atteint d'une maladie bizarroïde, la " cornigule ". Le seul symptôme connu de cette affection est l'apparition sur le sommet du crâne d'une petite corne dure et droite comme un I.
En aucun cas pénible ou douloureuse, cette cornigule mériterait à peine d'être répertoriée si elle ne transportait le malade dans un monde inconnu... où tout ressemble trait pour trait à celui qu'il vient de quitter ! À la différence notable qu'y pullulent
les ennemis improbables. Et qu'ils attendent de pied ferme notre petit ninja... Cornigule est le premier livre de Takashi Kurihara, jeune auteur japonais qui signe
avec cette uvre délicate et dépouillée un hymne mélancolique aux heures souveraines de l'enfance, où bagarres de robots et attaques de monstres ne servent qu'à ignorer que le temps passe trop vite et que l'été finit toujours par s'achever.
Biographie de l'auteur
Takashi Kurihara est né en 1977. Attiré très tôt par le dessin, il couvre les pages de ses cahiers de scènes de batailles galactiques, dans lesquelles des affreux de l'espace ont pour projet de détruire la Terre. Il vient à la bande dessinée en découvrant l'uvre de Chôshinta, illustrateur de livres pour enfants, dont le style épuré l'influence. Kurihara veut lui aussi maîtriser un langage où charme et simplicité se conjugueraient avec évidence, et il se constitue rapidement une bibliothèque de mangas dans laquelle voisinent des classiques des années 30 et 50, comme Suihô Tagawa, Shigeru Mizuki ou Osamu Tezuka. Découvert au Japon par la revue AX, Kurihara ne tarde pas à être remarqué, et reçoit en 1999 le Grand Prix des Quatre Saisons, décerné par le magazine Afternoon à son histoire " Ceux qui creusent un trou ", récit au ton nettement plus noir que les pages présentées dans ce volume. Il travaille
actuellement à un nouveau livre, qui devrait
illustrer ce versant plus sombre de son inspiration foisonnante. (Béatrice Maréchal)