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26 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Des grands bluesmen noirs revisités avec maestria., 23 octobre 2004
Un an après l'électrochoc provoqué par leur 1er album, Led Zeppelin confirme tout le bien qu'on pensait d'eux en sortant un 2ème album aussi démoniaque que le précédent. Ce 2ème opus du Dirigeable explore de nouveaux domaines déjà esquissés dans le 1er mais d'une manière différente comme le blues qui devient plus progressif, le côté psychédélique et même la ballade absente du 1er album. Le disque se classe N°1 des 2 côtés de l'Atlantique. L'inspiration blues (créditée ou non) est plus que jamais d'actualité : « Whole Lotta Love » (You need Love de Willy Dixon), « The Lemon song » (Killing floor de Howlin' Wolf), « Bringing it on home » (Sony Boy Williamson via Willy Dixon). L'album démarre sur « Whole lotta love », un morceau dont le riff dévastateur d'intro à la guitare va sceller à jamais la réputation du groupe. Le passage central très psyché est complètement délirant avec des effets divers sur fond de cymbales pour garder le tempo ! On se croirait pris au c½ur d'un film d'épouvante. Ce titre arrive à se hisser à la 4ème place des charts américains. CCS, groupe instrumental anglais fondé par Alexis Korner en 1970, en a fait une version qui a servi de générique au célèbre « Top Of The Pops » pendant plusieurs années. « Thank you » est une magnifique ballade où Plant alterne un chant à la voix douce et nettement plus incisif dans le refrain sur un fond d'orgue en notes tenues qui nous plonge dans une atmosphère mystique et magique. « Heartbreaker » est encore un morceau de bravoure d'inspiration blues qui débute avec de la grosse guitare sur un motif répétitif. Plant, comme d'habitude chante d'une voix puissante ; puis soudain tout s'arrête pour laisser jouer la guitare solo seule à grand renforts d'effets rythmiques improvisés et un son énorme ! Époustouflant ! Suit un second solo accompagné sur un tempo effréné, Véritable régal ! Bien d'autres pépites sont au programme de ce formidable second album où l'on trouve pêle-mêle des inspirations blues, psychédéliques, hard et même folk ; le tout mâtiné de changements de rythmes et de tempos, de solos de basse et de batterie, d'atmosphères différentes, d'enchaînements surprenants entre 2 morceaux sans pause etc. C'est dire l'éclectisme dont fait preuve le Dirigeable. Led Zeppelin n'étant pas un groupe qui se répète d'un album sur l'autre, il serait hasardeux de se risquer à dire s'il est meilleur que le 1er ou le 3ème (qui va encore nous montrer un autre aspect du talent du groupe). Ne passez surtout pas à côté de ce monument qui puise son inspiration au plus profond du Blues noir
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
EXCELLENT... MAIS, 15 mai 2009
Led Zep est un des plus grands groupes de l'histoire et il n'a fait presque que de la haute qualité. Lorsque l'on sait qu'il a évolué quasiment en parfaite courbe ascendante, on peut s'attendre, après une énorme claque avec un MONUMENTAL 1er album, fondateur, qui a défini un style, tomber sur encore mieux au 2e essai.
Pour moi, cet essai n'est transformé que partiellement.
Le groupe a effectué un net virage avec le précédent opus, élargissant son style, développant vers le folk et le blues, tout en conservant sa hargne bien sûr. Mais le ton général est un peu plus tempéré que sur le "I" je trouve.
On attaque avec un destructeur "Whole Lotta Love", culte, qui met les pendules à l'heure d'entrée. Rien à dire, ce titre emporte tout sur son passage. Fort et doté d'un riff imparable, il sera un hymne est l'ets encore à ce jour. "What Is And What Should Never Be" révèle une structure plus complexe, novatrice et progressive, très intéressante. "The Lemon Song" replonge dans le blues le plus roots qui soit. "Thank You" est un titre jovial et enlevé, folk dans l'âme, qui respire la joie de vivre. "Heartbreaker", devenu culte, est très rock, lui aussi construit sur un riff très fort. "Living Loving Maid (She'S Just A Woman)" vient des Yardbirds de Page, tandis que l'excellent "Ramble On" est une déferlante rythmique rehaussé de guitare accoustique vitaminée. Le non-moins cultissime "Moby Dick" met en exergue la maestria de Bonham aux fûts, avec un solo de batterie rare et débridé. Quant au "Bring It On Home" final, il conclue le disque en beauté tout en crescendo.
Globalement, ce disque enfonce le clou de son prédécesseur, développe de nouveaux horizons, mais ne brille pas tout à fait aussi fort. Il faut attendre le "III" pour confiner à nouveau à l'excellence suprême.
Il est tout de même incontournable dans la discographie de Led Zep.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
L'envol du dirigeable, 2 septembre 2006
Dans le milieu des années 70, Led Zeppelin est le plus grand groupe de rock du monde, titre que ne peuvent plus revendiquer les Stones qui depuis quelques temps tournent artistiquement en rond.
Le succès du groupe est démesuré, ses frasques autant légendaires que les exactions de leur manager Peter Grant, et les musiciens sont promus au rang d'icônes absolues.
Et aussi étrange que cela puisse paraître en 2006, la carrière de Led Zep s'est construite autour de leur musique, clé de voûte de leur succès.
Et tout sest déclenché et accéléré avec « Led Zeppelin II ».
On trouve sur ce second disque nombre de morceaux inspirés (sinon plus) d'anciens titres blues, bien dans le prolongement du premier album, et surtout la patte de Jimmy Page. Car Page est l'âme du Zeppelin, le metteur en sons (c'est lui qui produit), son influence sur les compositions primordiale en plus de son statut de guitar-hero. Ces morceaux n'ont pas pris une ride et décoiffent aujourdhui autant qu'à lépoque de leur parution. Et ces titres faits de brisures de rythme, d'accélérations soudaines restent un modèle du genre. Le jeune Kurt Cobain qui reprenait dans sa chambre « Heartbreaker » (voir le coffret « Lights out ») saura s'en inspirer pour les compositions de Nirvana et de leur fabuleux « Nevermind » en particulier.
Les progrès du groupe par rapport au précédent album sont phénoménaux, Plant pose définitivement la façon de chanter qui sera le standard auquel devra se mesurer tout chanteur de hard-rock (même si Led Zeppelin est bien plus que du hard-rock), la subtilité de John Paul Jones commence à se faire entrevoir, Bonham martèle ses fûts comme peu y réussiront dans toute l'histoire du rock. Mais presque autant que le suivant, ce Cd est celui de Page. Il suffit d'écouter ces riffs après le pont de « Whole lotta love », les accords reptiliens de l'intro de « Heartbreaker » avant son solo démentiel dans le même titre, le riff bêta mais diaboliquement efficace de « Moby Dick » ...
Difficile de dire si ce Cd est le meilleur de Led Zeppelin, mais il est en tout cas rigoureusement indispensable.
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