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4.0 étoiles sur 5
Deux oeuvres majeures de deux compositeurs américains majeurs, très bien interprétées, 31 août 2009
Howard Harold Hanson est né en 1896 à Wahoo, Nebraska (USA). Né de parents d'origine suédoise, il étudia en 1914 à l'Institut of Musical Art de New York, où il eut comme professeur Percy Goetschius (1853-1943) puis, jusqu'en 1916, à l'Université Northwestern de Chicago. Désormais diplômé, il obtint un premier poste d'enseignant au « College of the Pacific » en Californie et, en 1921, ayant gagné le « Rome Prize » décerné par l'American Academy, il séjourna trois années dans la capitale italienne, et fut en résidence à l'American Academy de 1922 à 1924. Là, il composa plusieurs oeuvres, notamment sa première symphonie, créée à Rome sous sa direction en 1923. En 1924, de retour aux États-Unis, il fut remarqué par George Eastman, inventeur de l'appareil photographique et des pellicules Kodak, et fondateur de l'Eastman School of Music, qui lui proposa la direction de cette école. Howard Hanson occupera ce poste jusqu'en 1964 ; sous son impulsion, cette école de musique privée, mais associée à l'Université de Rochester, deviendra l'une des plus importantes des Etats-Unis et, parmi ses élèves les plus célèbres, on peut citer Herbert Owen Reed (né en 1910), Homer Keller (1915-1996), John La Montaine (né en 1920), Kenneth Gaburo (1926-1993), Robert Washburn (né en 1928), Donald Oscar Johnston (né en 1929), John Davison (1930-1999), Martin Mailman (1932-2000), Samuel Jones (né en 1935), Gloria Wilson Swisher (née en 1935), David Borden (né en 1938), ou John White. Il créa en 1925 un programme de concerts destiné à promouvoir la musique américaine, et fonda l'Eastman-Rochester Symphony Orchestra, où il défendit non seulement sa musique, mais aussi, entre autres, celles de Johann Friedrich Peter (1746-1813), de John Knowles Paine (1839-1906), de George Whitefield Chadwick (1854-1931), de Victor Herbert (1859-1924), d'Edward MacDowell (1860-1908), de Charles Ives (1874-1954), de Walter Piston (1874-1976), de John Alden Carpenter (1876-1951), d'Ernest Bloch (1880-1959), de Charles Griffes (1884-1920), de Ferde Grofé/Rudolph von Grofé (1892-1972), de Bernard Rogers (1893-1968), de William Grant Still (1895-1978), de Roger Sessions (1896-1985), de Virgil Thomson (1896-1989), de George Gershwin (1898-1937), de Colin McPhee (1900-1964), de Burrill Phillips (1907-1988), de Douglas Moore (1910-1949), de Samuel Barber (1910-1981), de William Schuman (1910-1992), de Morton Gould (1913-1996), de Kent Kennan (1913-2003), de William McCauley (né en 1917), de William Bergsma (1921-1994), ou de Peter Mennin (1923-1983). Il est mort en 1981 à Rochester, État de New York (USA). Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter les « Poèmes érotiques » pour piano, un Quatuor à cordes, un « Concerto da camera » pour deux violons, alto, violoncelle et piano, un Quintette avec piano, la « Fantasy-Variations on a Theme of Youth » avec piano, « Summer Seascape II » pour alto et orchestre à cordes, la « Serenade » pour flûte, orchestre à cordes et harpe, un Concerto pour orgue, un Concerto pour orgue, orchestre à cordes et harpe, « Elegy in Memory of my Friend Serge Koussevitzky », plusieurs poèmes symphoniques, dont « Mosaics », la « Fantasy-Variations on a Theme of Youth » avec piano, et « Lux aeterna » avec alto obligé, la Suite « Bold Island » pour orchestre, « The Lament for Beowulf » et « Song of Democracy » pour choeurs et orchestre, sept Symphonies, l'Opéra « Merry Mount », la musique de ballet « Nymphs and Satyr », l'Oratorio « New Land, New Covenant » pour soli, choeurs et orchestre, la Cantate « Song of Human Rights » pour choeurs et orchestre, ou bien encore de la musique pour fanfare.
Samuel Osborne Barber est né en 1910 à West Chester, Pennsylvanie (USA). Il étudia au Curtis Institute of Music à Philadelphie, où il fit la connaissance de Gian Carlo Menotti (1911-2007), avant de devenir élève de l'American Academy de Rome en 1935. L'année suivante, Samuel Barber écrivit son Quatuor à cordes Op. 11 en si mineur, dont il arrangera plus tard le second mouvement - à la suggestion d'Arturo Toscanini - pour orchestre à cordes sous le nom d'Adagio for Strings, puis pour choeur sous le nom d'Agnus Dei. Ce mouvement, devenu très populaire, est utilisé pour les funérailles d'État et les services commémoratifs publics des États-Unis depuis la mort de Franklin D. Roosevelt. Pendant la seconde guerre mondiale, il servit dans l'Army Air Corps, où on lui commandita sa seconde Symphonie, « Symphony Dedicated to the Air Forces », créée début 1944 par Serge Koussevitsky à la tête du Boston Symphony Orchestra. Barber révisa la partition en 1947, puis la détruisit en 1964 ; elle a récemment été reconstituée. La musique de la maturité de Barber est notamment caractérisée par l'utilisation de la polytonalité (Symphonie N° 2), de l'atonalité (« Medea », « Prayers of Kierkegaard »), du dodécaphonisme (« Nocturne », Sonate pour piano) et du jazz (« Excursions », « A Hand of Bridge »). Il fut très affecté par l'échec de la première, le 16 Septembre 1966, de son troisième Opéra, « Antoine de Cléopatre », mis en scène par Franco Zeffirelli, échec en partie dû aux nombreux fiascos techniques ayant émaillé la représentation. L'Opéra avait été composé pour l'ouverture du nouvel Metropolitan Opera House du Lincoln Center de New York ; atteint d'une dépression, Barber vécut plusieurs année totalement reclus. Il est mort d'un cancer à New York en 1981. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter une Sonate pour piano, une Sonate pour violon et piano (qui avait reçue le Prix Joseph H. Bearns de la Columbia University, partition perdue ou détruite ensuite par le compositeur), le célèbre Quatuor à cordes et ses dérivés, « Summer Music » pour Quintette à vent, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, le « Capricorn Concerto » pour flûte, hautbois, trompette et orchestre à cordes, deux Symphonies, trois « Essay for Orchestra », « Music for a Scene from Shelley », l'Ouverture « The School for Scandal », le Ballet « Medea », « Prayers of Kierkegaard » pour soprano, choeur et orchestre, trois Opéras, « Vanessa », « A Hand of Bridge » et « Antoine de Cléopatre » déjà mentionné, ou bien encore des oeuvres vocales, « Knoxville: Summer of 1915 » sur un texte de James Agee, et « Dover Beach » sur un texte de Matthew Arnold.
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