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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
1 seul disque correct mais beaucoup de foutaises, 15 janvier 2005
Ecrire un article sur ce double album est difficile. Autant le premier disque contient de véritables chansons, d'un niveau supérieur à celles de "Mind Games" et de "Walls and Bridges" et les chansons de Yoko sont correctes (pour une fois !), autant le deuxième disque est atroce. On ne voudrait retenir que ce premier disque et oublier les expérimentations pseudo artistiques, interminables (pourtant il n'y a QUE 4 titres !) et dissonantes du deuxième enregistré live. Malgré la présence de Frank Zappa, c'est du n'importe quoi ! Entendre les jérémiades de Yoko 5 minutes ça va (elle le fait déjà assez sur "Water", dernier morceau du premier disque), mais pas sur tout un album quand même. En plus il y a déjà le "live peace à Toronto", donc avec ce deuxième disque ça fait doublon. Je ne dois rien y comprendre à l'avant gardisme, certainement, mais je me pose quand même des questions sur les gens qui peuvent écouter cela le soir en rentrant du boulot et y prendre du plaisir.
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3.0 étoiles sur 5
Un flop, mais non dénué d'intérêt, 24 novembre 2008
Bien sûr, il y a eu, vers 1969, les canulars Unfinished Music 1 et 2, et le plus quinutile Wedding Album, trois «oeuvres» expérimentales concoctées avec Yoko dont, par égard pour lun des esprits artistiques les plus créatifs et les plus influents du 20e siècle, il vaut mieux oublier les parutions.
Suivirent linégal album live Plastic Ono Band Live Peace In Toronto, mais surtout, les deux chefs dœuvre incontestés de John Lennon, Plastic Ono Band et Imagine, parus lun après lautre en 1970 et 1971. Du coup, il semblait bien que la carrière de John était partie sur des chapeaux de roue et que la confiance que le public avait investie dans le Beatle brillant était pleinement justifiée. Laura de Lennon se trouvait dautant plus évanescente que les débuts solo de son ancien collègue, Paul McCartney, navaient rien de transcendant. Et puis, quelles mauvaises langues pouvaient bien encore affirmer que Yoko Ono nuisait à la créativité de son célèbre mari ?
Cétait avant Some Time In New York City, paru en 1972, dont la pochette recherchée et ambitieuse promettait pourtant beaucoup. Pour plusieurs, il sagit de lalbum le plus faible de Lennon, et des écoutes répétées ne peuvent que confirmer ce pronostique. Est-il pour autant bon pour la scrape ? Certainement pas, malgré deux handicaps majeurs, malheureusement liés à lidole de ses nuits.
Alors que le chanteur et lartiste davant-garde avaient enregistré chacun de son côté son « Plastic Ono Band », ils eurent limprobable idée dunir leurs efforts sur un même disque. Si les compositions de Yoko recèlent souvent un lyrisme inattendu, il se voit sporadiquement compromis par les effets vocaux gratuits et dévastateurs de la chanteuse improvisée. De telles tentatives restent à la musique ce que lécriture automatique savère à la poésie : parfois utiles, à condition dêtre gardées pour soi.
La deuxième réserve majeure devant cet album tient au fait quà peu près chaque chanson traite dun sujet politique ou social de lactualité dalors. Trente-six ans plus tard, lauditeur moyen a quelque peu perdu le fil avec certains dentre eux. Lécoute de John Sinclair, ne nous dit pas quil sagit dun leader des Black Panthers, ni quil fut condamné à une peine disproportionnée en regard des accusations de détention de marijuana qui pesaient sur lui. Qui se souvient encore dAngela Davis, cette activiste américaine emprisonnée pendant 16 mois, après avoir été accusée davoir participé à une prise dotage ? Elle devait par la suite être jugée et acquittée. Une chanson de Lennon témoignera toutefois de son passage sur terre.
On retrouve une autre pièce sur la révolte des prisonniers dAttica State, mais aussi quelques sujets plus accessibles, comme la problématique irlandaise, relatée dans The Luck Of The Irish ou Sunday Bloody Sunday.
Si la facture thématique générale laisse à désirer, la réalisation reste sans faille et la musique, souvent géniale. Est-ce assez pour sauver cet album du naufrage ? Sans doute, mais avouons que le rescapé ne sera jamais fort. Ainsi, la féministe et revancharde Woman Is The Nigger Of The World, avec un texte plus universel, aurait pu donner à Lennon un autre classique, alors quelle est pratiquement oubliée de nos jours.
Quant au deuxième disque de ce double album, présentant divers extraits de spectacles, notamment avec Frank Zappa et ses Mothers Of Invention, il aurait pu tout aussi bien ne pas sortir. La réédition de lalbum, en 2005, ne le comprend dailleurs pas.
Some Time In New York City fut descendu par les critiques et devint un flop commercial. Lennon ferait mieux la prochaine fois, avec Mind Games, par lequel il devait tenter de renouer avec la formule gagnante dImagine, sans pour autant y parvenir tout à fait.
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