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4.0 étoiles sur 5
Trois belles symphonies américaines, dans des enregistrements historiques remarquables, 28 septembre 2009
Walter Piston est né en 1894 à Rockland, Maine (USA). Son père, un marin italien, avait changé son nom de Pistone en Piston lorsqu'il avait émigré aux Etats-Unis. La famille s'installa à Boston en 1905, et Walter Piston fit des études d'ingénieur à la Mechanical Arts High School de Boston, mais son inclination pour l'art le conduisit à s'inscrire au Massachusetts Normal Arts School, où il étudia principalement la peinture, et à prendre des leçons de piano avec Harris Shaw, qui fut aussi le professeur d'orgue de Virgil Thomson (1896-1989). Avec l'aide de ce dernier, Piston fut admis à Harvard en 1920, où il eut en particulier comme professeurs Edward Burlingame Hill (1872-1960), William Clifford Heilman (1877-1946), Archibald Thomson Davison (1883-1961) et Edward Ballantine (1886-1971). Il séjourna à Paris de 1924 à 1926, entra à l'Ecole Nationale de Musique, et fut élève de Paul Dukas (1865-1929), de George Enesco (1881-1955) et de Nadia Boulanger (1887-1979). De retour aux Etats-Unis, il enseigna à Harvard de 1926 à 1960, où il eut en particulier comme élèves Elliott Carter (né en 1908), Robert Middleton, né Samuel Messer (1911-1977), Conlon Nancarrow (1912-1997), Arthur Berger (1912-2003), Irving Fine (1914-1962), Gail Kubik (1914-1984), Ellis Kohs (1916-2000), Gordon Binkerd (né en 1916), Leonard Bernstein (1918-1990), Robert Moevs (1920-2007), Harold Shapero (né en 1920), Allen Sapp (1922-1999), Daniel Pinkham (1923-2006), Billy Jim Layton (1924-2004), Noël Lee (né en 1924), Claudio Spies (né en 1925), Karl Kohn (né en 1926), Samuel Adler (né en 1928), John Davison (1930-1999), William Pehrick Perry (né en 1930), John Harbison (né en 1938), ou bien encore Frederic Rzewski (né en 1938). Il étudia également le dodécaphonisme avec Arnold Schoenberg (1974-1951), technique d'écriture qu'il utilisera une première fois dès 1930, de façon sporadique ensuite, mais qu'il emploiera de façon systématique à partir de sa huitième symphonie, qui date de 1965. Il est mort en 1976 à Belmont, Massachusetts (USA). Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter une Sonate pour piano, une « Chromatic Study on the Name of BACH » pour orgue, une Sonate pour violon et piano, une Sonate pour flûte et piano, une Suite pour hautbois et piano, deux Trios avec piano, cinq Quatuors à cordes, un Quatuor avec piano, un Quintette avec piano, un Quintette avec flûte, un Quintette à vent, un Concertino pour piano et un Concerto pour deux pianos, deux Concertos pour violon et une « Fantaisie » pour violon et orchestre, un Concerto pour alto, des « Variations » pour violoncelle et orchestre, un Concerto pour flûte, un Concerto pour clarinette, un Concerto pour Quatuor à cordes, instruments à vent et percussions, un Concerto pour orchestre, deux Suites pour orchestre, une Sinfonietta, huit Symphonies, la musique du Ballet « The Incredible Flutist », ou bien encore « Psalm and Prayer of David » pour choeur.
Roy Ellsworth Harris est né en 1898 à Chandler, Oklahoma (USA). Un gain au jeu permit à son père, agriculteur de son état, d'acheter une petite propriété en Californie, où le garçon grandit dans l'isolement rural de San Gabriel Valley. Roy Harris étudia le piano avec sa mère et, bien qu'ayant suivi des cours à l'Université de Berkeley en Californie, il était pratiquement autodidacte quand, au début des années 1920, il prit des leçons de composition auprès d'Arthur Farwell (1872-1952) et d'Arthur Bliss (1891-1975). Harris vendit ses terres, se mit à son compte comme camionneur-livreur pour une entreprise laitière et, peu à peu, prit contact dans l'Est avec d'autres jeunes compositeurs et, en partie sur les recommandations d'Aaron Copland (1900-1990), il séjourna de 1926 à 1929 à Paris, parmi les nombreux jeunes Américains recevant les leçons musicales de Nadia Boulanger. A la suite d'une grave blessure, il fut obligé de revenir pour un traitement aux Etats-Unis, où il se lia avec Howard Hanson (1896-1981) de l'Eastman School of Music de Rochester, et surtout avec le chef d'orchestre Serge Koussevitsky de l'Orchestre symphonique de Boston, qui lui garantirent l'exécution publique de ses oeuvres de grande envergure. A partir des années 1930, Harris enseigna au Mills College, au Westminster Choir College, à la Juilliard School of Music, dans les collèges et universités de diverses régions des États-Unis, terminant par un long séjour en Californie, d'abord à UCLA et enfin à la California State University de Los Angeles. Parmi ses élèves les plus connus, on peut citer John Donald Robb (1892-1989), John Verrall (1908-2001), William Schuman (1910-1992), Herbert Owen Reed (né en 1910), et Peter Schickele (né en 1935). Il est mort en 1979 à Santa Monica, Californie (USA). Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter une Suite et une Sonate pour piano, une Sonate pour violon et piano, « Soliloque & Danse » pour alto et piano, un Duo pour violoncelle et piano, trois Quatuors à cordes, un Quintette avec piano, un Concerto pour quatuor à cordes, piano et clarinette, une Fantaisie pour piano et orchestre, un Concerto pour piano amplifié, cuivres, contrebasses et percussions, un Concerto pour violon, un Concerto pour deux pianos, au moins dix-huit Symphonies, dont treize numérotées de 1 à 14, ainsi que plusieurs oeuvres chorales.
William Howard Schuman est né en 1910 dans le Bronx à New York (USA). William Schuman apprit le violon ainsi que le banjo dès l'enfance et, durant ses études secondaires, il forma un groupe musical « Billy Schuman and his Alamo Society Orchestra », qui jouait lors de mariages ou à l'occasion de Bar mitzvahs. En 1928, il entreprit des études de commerce à l'Université de New York, travaillant en même temps pour une agence de publicité. Le 4 avril 1930, Schuman assista à un concert au Carnegie Hall, où l'orchestre philharmonique de New York était dirigé par Arturo Toscanini. De cette expérience, Schuman dira plus tard : « Dès le lendemain, je décidai de devenir compositeur ». Il abandonna alors l'université et son travail pour se lancer dans les études musicales au conservatoire Malkin avec Charles Haubiel (1892-1978) et Max Persin puis, de 1933 à 1938, il fut l'élève de Roy Harris. De 1935 à 1945, il enseigna la composition au collège Sarah Lawrence et, en 1945, il fut nommé président de la Juilliard School, et fonda le Juilliard String Quartet. Il quitta l'institution en 1961 pour devenir le premier président du Lincoln Center de New York, une position qu'il occupa jusqu'en 1969. Il est mort en 1992 à New York, USA. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Voyage » et « Chester » pour piano, « Amaryllis » pour Trio à cordes, cinq Quatuors à cordes, « Dances » pour Quinette de cuivre et percussions, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, le « Concerto on Old English Rounds » pour alto, choeur féminin et orchestre, « A Song of Orpheus » pour violoncelle et orchestre, « To Thee Old Cause » pour hautbois et orchestre, « Three Colloquies » pour cor et orchestre, « Prayer in Time of War », « American Festival Overture » et « New England Triptych » pour orchestre, des « Variations on "America" » de Charles Ives, huit Symphonies, numérotées de 3 à 10, les deux premières ayant été reniées, deux Opéras, « The Mighty Casey » et « A Question of Taste », les musiques de ballet « Undertow » composée pour Antony Tudor, «Night Journey » et « Judith » composées pour Martha Graham, des oeuvres pour fanfare, dont le « George Washington Bridge », ainsi que des oeuvres chorales sur des textes de Walt Whitman, d'Archibald MacLeish, de Genevieve Taggard, de Langston Hughes, d'Edna St. Vincent Millay ou de Thomas Wolfe, ou bien encore les « Mail Order Madrigals » sur des textes tirés du catalogue Sears Roebuck de 1897.
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