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Pour « The Unanswered Question » de Charles Ives, ainsi que le Concerto pour orchestre d'Elliott Carter, très bien interprétés, 13 septembre 2009
Charles Edward Ives est né en 1874 à Danbury, Connecticut (USA). Son père, George Ives, était chef de la musique de l'artillerie de l'Union dans l'armée des États-Unis durant la guerre de Sécession. L'une des choses ayant pu avoir influencé sa future esthétique musicale fut d'avoir écouté dans la place de Danbury la fanfare de son père jouant simultanément avec d'autres fanfares venant des autres côtés de la place. Celui-ci lui donna quelques cours de théorie musicale avec une grande ouverture d'esprit, encourageant son fils à expérimenter des harmonisations bitonales voire polytonales ; Charles Ives s'entraîna ainsi à chanter des mélodies dans une tonalité, tandis que son père l'accompagnait dans une autre tonalité. Son père lui fit également découvrir la musique de Stephen Foster (1926-1964), le créateur de la chanson populaire américaine. Charles Ives partit pour New Haven en 1893, fut diplômé à l'Hopkins School puis, en septembre 1894, suivit à l'Université de Yale les cours d'Horatio Parker (1863-1919), et y termina ses études dans des domaines très divers, comprenant le grec, le latin, les mathématiques et la littérature. Il eut une remarquable carrière dans les assurances, fut président de l'Ivy League, association élitiste regroupant les meilleurs des anciens élèves des huit plus anciennes universités privées du nord-est des États-Unis, tout en étant à cette époque un compositeur prolifique, jusqu'à ce qu'il soit victime d'arrêts cardiaques en 1918. En 1930, il prit sa retraite, ce qui lui donna plus de temps pour se consacrer à la musique, mais il resta incapable d'écrire de nouvelles compositions, révisant toutefois dans les années 1940 sa « Concord Sonata » pour piano. La musique de Charles Ives fut ignorée pendant presque toute sa vie, et beaucoup de ses oeuvres durent attendre de nombreuses années avant d'être créées ; Henry Cowell (1897-1965) et Elliott Carter (né en 1908) furent parmi les premiers défenseurs de sa musique. Ives est mort en 1954 à New York. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter deux Sonates pour piano, quatre Sonates pour violon et piano, un Trio avec piano, deux Quatuors à cordes, « The Unanswered Question » pour formation de chambre, « Central Park in the Dark » et dix « Sets » pour orchestre de chambre, deux « Sets » pour orchestre, dont « Three Places in New England », cinq Symphonies, dont la « Holidays Symphony », plusieurs oeuvres chorales pour Choeur ou pour Choeur et orchestre, ainsi que cent quatorze Mélodies.
Elliott Carter est né en à New York (USA). Il étudie d'abord la littérature anglaise et la musique à l'université de Harvard, où il a comme professeurs Gustav Holst (1874-1934) et Walter Piston (1894-1976), travaille à l'École normale de musique de Paris, de 1932 à 1935, avec Nadia Boulanger (1887-1979), puis devient enseignant, notamment à la Columbia University et la Juilliard School of Music, où il a en particulier comme élèves Joel Chadabe (né en 1938), Alvin Curran (né en 1938), Ellen Taaffe Zwilich (née en 1939), David Schiff (né en 1945), William Schimmel (né en 1946), Tod Machover (né en 1953), Jeffrey Mumford (né en 1955) et Ronald Caltabiano (né en 1959). Dans les années 1930, sous l'influence de d'Igor Stravinski (1882-1971), de Paul Hindemith (1895-1963), de Roy Harris (1898-1979), d'Aaron Copland (1900-1990) et de Nadia Boulanger, Carter se rapproche du néoclassicisme, et n'est qu'à la fin des années 1940 qu'il parvient à trouver son propre langage, typiquement atonal, rythmiquement complexe par l'utilisation fréquente de modulations métriques et de la polyrythmie, mais néanmoins éloigné du sérialisme, dans un grand esprit d'indépendance. Parmi les oeuvres majeures qu'il a écrit à ce jour, on peut noter une Sonate pour piano, une Sonate pour violoncelle et piano, cinq Quatuors à cordes, une Sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin, un Quintette avec piano, deux Quintettes pour instrument à vent, « Tinntinabulation » pour sextette de percussions, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, un Concerto pour flûte, un Concerto pour clarinette, un Concerto pour hautbois, un Concerto pour cor, un Double Concerto pour clavecin, piano et deux orchestre de chambre, les « Variations » pour orchestre, trois Symphonies, un Opéra, « What Next? », et des oeuvres vocales, parmi lesquelles « A Mirror on Which to Dwell », « Syringa » ou bien encore « Three Poems of Robert Frost ».
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